COP 27: indignation en Egypte après l'arrestation d'un militant qui marchait pour sensibiliser à la crise climatique

À moins d'une semaine du lancement de la COP 27 dans la ville de Charm El-Cheikh, le pays d'accueil a choqué, après l'arrestation d'un activiste indien, qui marchait pacifiquement pour sensibiliser à la cause environnementale.

La rédaction Publié le 02/11/2022 à 18:32, mis à jour le 23/11/2022 à 11:18
Affiche de la prochaine COP 27 qui se déroulera à Charm El-Cheikh en Egypte, à partir du 06 novembre prochain. Photo DR

L'Egypte est le pays d'accueil de la COP 27 qui se tiendra dans la ville de Charm El-Cheikh à partir du 06 novembre prochain. Un événement consacré à la cause climatique et environnementale. 

Mais à moins d'une semaine du lancement de cette COP 2022, une intervention des forces de sécurité égyptiennes est venue assombrir le tableau... 

L'activiste indien, Ajit Rajagopal, connu pour ses actions pacifistes afin d'éveiller les consciences sur la crise climatique que traverse le monde, avait entamé une marche dans le cadre de la COP 27. Il est parti du Caire dimanche 30 octobre, pour rejoindre à pied la ville de Charm El-Cheikh ou se tiendra le sommet international. Son objectif? Sensibiliser la population locale aux enjeux de la crise climatique en brandissant sa pancarte avec inscrit "Justice pour le climat à la COP27"

Un périple de huit jours qui a été rapidement écourté. Après seulement une dizaine de kilomètres, le militant environnemental a été interpellé par les forces de sécurité égyptiennes, lundi 31 octobre. La raison donnée par les autorités est la suivante: ne pas avoir obtenu son autorisation préalable pour "protester". 

Une arrestation qui choque et qui détonne à quelques jours de la COP 27. Le groupe local dédié à la protection des droits humains a qualifié cette détention comme un acte "illégal". L'organisation a recensé pas moins de 67 arrestations au Caire et dans d'autres villes égyptiennes depuis quelques jours, rapporte le journal anglais The Guardian

Le journal affirme également qu'Ajit a pu appeler un de ses amis et avocats spécialisés dans les droits humains, Makarios Lahzy, avant d'être transféré au poste de police où il a été placé en détention pendant plus de 27 heures. 

Une organisation millimétrée qui ne souhaite aucune forme de protestation

Pour tout acte en dehors des clous et de l'organisation, c'est tolérance zéro de la part du gouvernement Egyptien. Un comportement très discuté et contesté dans la plupart des cas.

La Commission Egyptienne pour les droits et la liberté (ECRF) a quant à elle condamné fermement cette arrestation et a affirmé selon The Guardian, que le régime n'était pas disposé à tolérer la moindre protestation. 

Les autorités tentent de garder la main sur de potentiels mouvements de contestation qui pourrait venir perturber le "bon" déroulement de cette COP. 

L'agence Reuters avait recensé mardi des témoignages de personnes ayant assisté à une recrudescence des arrestations et des contrôles aux différents checkpoint de sécurité. Certains officiers allant même parfois jusqu'à checker certains téléphones et compte sur les différents réseaux sociaux. 

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