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Comment tenir ces 5 bonnes résolutions écolo pour 2022

En ces premiers jours de 2022, nous sommes nombreux à prendre ces fameuses "bonnes résolutions". Parmi elles, de nouvelles pratiques pour réduire notre impact sur la planète. Mais comment s’y prendre? Voici des pistes d’actions à mettre en œuvre et quelques conseils pour les faire durer tout au long de l’année… et des suivantes!

Virginie Rabisse Publié le 04/01/2022 à 20:00, mis à jour le 04/01/2022 à 19:07
(Photo d'illustration DR)

Pas si faciles les bonnes résolutions de nouvelle année! Qu'il s’agisse de se mettre au sport, de faire des économies ou d’arrêter de fumer, on ne sait pas toujours par où commencer, ni comment s’y prendre. Et puis, une fois qu’on s’y est mis, une autre difficulté apparaît: s’y tenir sur la durée. Il en va de même pour les bonnes résolutions tournées vers l’environnement et l’écologie.

En fait, on a souvent tendance à se fixer des objectifs hors de portée: inatteignables, ils deviennent des frustrations et on préfère alors jeter l’éponge totalement. Mieux vaut faire ce qu’on peut, comme on peut.

On se montre aussi réaliste dans ses résolutions et méthodique dans leur application: on s’y met pas à pas. Rien de tel en effet que de vouloir tout faire en même temps pour, au bout du compte, ne rien faire… du tout! 

 

Voici donc une liste dans laquelle piocher pour une année 2022 plus écolo pour vous aider à réduire votre empreinte sur l’environnement.

#1 Se déplacer plus propre

Selon l’Ademe (Agence de la transition écologique), le transport est "la première source d’émission de CO2". Alors on se dit qu’il faudrait renoncer à sa voiture pour favoriser la qualité de l’air dans sa ville et la désencombrer. Seulement, pour beaucoup d’entre nous, c’est peine perdue. Autant ne pas se fixer un tel objectif dès le départ. En revanche, on peut réfléchir aux trajets qu’on pourrait faire à pied ou à vélo. Par exemple, celui qui nous mène de chez nous au travail. 

Selon une étude de l’Insee publiée en janvier 2021, 42% des personnes dont le travail est situé à moins d’un kilomètre de leur domicile s’y rendent en voiture. Quatre ans plus tôt, en janvier 2017, ce chiffre atteignait 56%. Autrement dit, on a bien progressé. Mais on peut faire encore mieux.

On marche un kilomètre en à peine 10 ou 12 minutes: autant dire qu’aller au travail à pied sur ce genre de distance est largement réalisable. (Photo d’illustration Sophie Louvet).

Imaginez: si vous habitez à un kilomètre de votre lieu de travail, vous y serez en à peine 10 ou 12 minutes selon votre rythme. Au passage, vous aurez évité l’agacement des bouchons, les difficultés de stationnement, la crainte d’être en retard. Et vous aurez pratiqué une activité physique.

Si vous êtes un peu plus – trop pour marcher? – loin, le vélo ou les transports en commun peuvent être vos alliés. Ces derniers peuvent d’ailleurs être employés pour des trajets plus importants, surtout si on est seul à voyager. Par exemple, un trajet Nice - Toulon représente sensiblement le même coût en train (moins de 30 euros) qu’en voiture par l’autoroute (environ 15 euros de péages et autant de carburant). Côté grand voyage, on doit aussi pouvoir facilement éviter les longs trajets en avion pour un week-end.

#2 Se nourrir plus responsable

Le 1er janvier, on décide de ne plus faire ses courses que chez les petits commerçants, privilégiant le bio, le local, le zéro déchet. Sauf que voilà: le 5 janvier, en sortant du boulot à 19 heures, on se rends compte qu’on n’a rien pour le dîner. On fonce dans la moyenne surface encore ouverte la plus proche… et voilà les résolutions qui volent en éclats. 

 

Au quotidien, remplir son frigo en réduisant son impact sur l’environnement n’est pas chose aisée. Ça nécessite souvent du temps… qu’on n’a pas.

Mais même au supermarché, on peut consommer mieux. Les rayons comptent de plus en plus de produits bio ou de marques plus respectueuses.

Et puis, il existe désormais des supermarchés coopératifs qui permettent de faire ses courses de façon plus responsable à prix raisonnable. À l’image de La Coop-sur-Mer à Toulon ou du projet Nice Coop.

Les Pays-Bas réfléchissent à réduire de 30% d’ici à 10 ans leur cheptel bovin, en raison de l’espace qu’il utilise et de sa production de gaz à effet de serre. (Photo d’illustration DR).

Bien sûr, la question n’est pas seulement de savoir où on achète, mais aussi ce qu’on achète. Sur ce point, on peut facilement faire des choix qui permettent de diminuer son empreinte carbone. Par exemple, renoncer à consommer de la viande quotidiennement, l’un des aliments les plus nocifs pour la planète - le boeuf, suivi du mouton et de l’agneau. Entre émissions de gaz à effet de serre et consommation d’espace naturels, ce n’est pas pour rien que les Pays-Bas réfléchissent à réduire de 30% d’ici à 10 ans leur cheptel bovin.

De toute façon, les nutritionnistes recommandent de se contenter de consommer de la viande deux fois par semaine, là où, selon une étude Ipsos réalisée pour l'Interprofession de la viande (Interbev) en 2019, les Français en consomment 3,4 fois par semaine.

Mais, comme le révèle une étude de l’Uiversité d’Oxford, d’autres aliments sont aussi particulièrement source de gaz à effet de serre: le chocolat noir, les crevettes ou encore… le café! Ça ne nous fera surement pas de mal d’en boire un peu moins et la planète nous en remerciera.

#3 Ne plus céder à la fast-fashion 

Alors que les soldes approchent, la tentation se fait plus pressante. Pourtant, une des façons de réduire considérablement son empreinte environnementale est d’éviter d’y céder. En effet, les marques qui peuvent se permettre des rabais allant parfois jusqu’à 70% ou 80% sont rarement celles qui se montrent concernées par les enjeux écologiques. 

 

Or, l’industrie du textile est l’une des plus nocives pour la planète. La mode produit, selon l’Ademe (l’Agence pour la transition écologique), 1,2 milliard de tonnes de gaz à effet de serre, soit 2% des émissions totales. Sans parler de consommation d’eau ou des conditions de travail de celles et ceux qui fabriquent ces vêtements à bas coût. On pense notamment aux marques accusées de bénéficier du travail forcé des Ouïghours en Chine.

Pour autant, il faut bien se vêtir. Et nos porte-monnaies ne sont pas extensibles. Heureusement, pour tenir votre bonne résolution de consommer moins de vêtements pour le bien de la planète, il existe d’autres façons de s’habiller. La seconde main à notamment le vent en poupe avec les plateformes dédiées, mais aussi grâce à des friperies ou même des boutiques d’échange, comme le Club des Simone à Nice.

Des soldes trop importants sont rarement le signe de marques respectueuses de l’environnement et soucieuses de production raisonnée. (Photo d’illustration Philippe Arnassan).

Mais finalement, avant de se lancer une séance de shopping, même responsable, une des astuces pour consommer moins de textile est de faire le point sur sa garde-robe. Une bonne manière de se rendre compte qu’on n’a peut-être finalement pas "rien à se mettre" et de ne pas racheter des pièces qui feraient doublons: "Un 4e jean serait-il vraiment utile?"

Selon le média en ligne dédié à la mode responsable The Good goods, il est important, avant d'acheter un vêtement, de se demander si on arrivera à le porter au moins une trentaine de fois. Mais avant, n’hésitez pas à scanner l’étiquette du vêtement en question avec une application comme Clear Fashion, qui permet d’en savoir plus sur chaque pièce.

#4 Produire moins de déchets

On l’a déjà évoqué plus haut: on peut facilement réduire ses déchets notamment dans l'alimentation. La loi interdit d'ailleurs le suremballage des fruits et légumes depuis ce 1er janvier. 

Évidemment, on recycle le papier, le plastique, le verre… mais n’oublions pas que le meilleur des déchets est celui que l’on ne produit pas. Plus facile à dire qu’à faire? Pas sûr! Si privilégier le vrac demande une certaine organisation, on peut au moins choisir des produits aux emballages réduits ou encore les consignes. Ça marche pour l'alimentation, mais aussi pour les produits d’hygiène ou d’entretien, que l’on peut acheter en version solide ou, si on a plus de temps, fabriquer soi-même.

Le Do It Yourself (fais-le toi-même, en français) est d’ailleurs une bonne façon de jeter moins: Internet regorge d'idées et de tutos. Des tutos aussi pour pour fabriquer un objet qui a envahi notre quotidien depuis près de deux ans: les masques de protection. Plutôt que de les jeter (même s’ils sont lavables quelques fois) après l’utilisation de leur version papier, on peut facilement en fabriquer.

 
Fabriquer son propre masque de protection réutilisable n’est pas compliqué: les tutos sont nombreux sur Internet. (Photo d’illustration Éric Ottino).

D’autres détritus, plus volumineux, viennent grossir les monceaux de poubelle que nous fabriquons. À l’instar des appareils électroniques ou de l'électroménager. S’il faut les jeter, ce n’est sûrement pas avec les ordures ménagères, mais en déchetterie, avec les DEEE (pour déchets d'équipement électrique et électronique).

D’ailleurs, si vous remplacez votre machine, la société à laquelle vous achetez la nouvelle doit se charger de son traitement. C’est notamment ce à quoi sert l’écotaxe que vous payez. Mais surtout, avant de vous débarrasser de ces objets, vérifiez qu’ils ne soient pas réparables. Pas besoin pour ça d’être le bricoleur de l’année: aujourd’hui, des associations comme le Repair café à La Seyne-sur-Mer, proposent ce type de service.

#5 Consommer moins d’eau

Selon les chiffres de l’Observatoire national des services publics d'eau et d'assainissement, chacun d’entre nous consomme chaque jour 148 litres d’eau. La preuve qu’on peut réduire cet usage, c’est qu’en 2004, toujours selon l’Observatoire Sispca, nous étions à 165 litres. Mais on peut clairement mieux faire: en 1975, on dépassait à peine la centaine de litres par personne. 

Pourtant, une fois qu’on a arrêté de laisser couler l’eau pendant qu’on se brosse les dents ou qu’on a pris l’habitude de ne plus ouvrir les robinets à fond, on se demande vite ce qu’on peut faire pour réduire davantage sa consommation. D’où l’intérêt d’établir un diagnostic de sa consommation, via des outils de calcul. On peut ainsi déterminer les postes de consommation les plus importants. 

De manière générale, 93% de l’eau utilisée l’est pour l’hygiène et l’entretien. C’est donc là qu’on peut le plus compresser la dépense. Pour ça, on peut réaliser chez soi plusieurs petits aménagements: par exemple, installer une chasse d'eau avec mécanisme à double préréglée ou interrompu pour une économie pouvant aller jusqu'à 65% d'eau ou mettre en place des mousseurs sur les robinets afin d’en ralentir le débit.

Un robinet ouvert pendant une minute, c’est 12 litres d’eau qui s'écoulent. (Photo d’illustration Cyrille Dodergny).

Plus simple encore, on peut raccourcir, même un peu, le temps de sa douche en coupant l’eau pendant qu’on se savonne ou qu’on se lave les cheveux. Pensez-y: un robinet ouvert pendant une minute, c’est 12 litres d’eau qui s'écoulent. Autrement dit, en fermant le robinet rien qu'une minute, on réduit sa consommation d’eau de 8%!

On peut aussi veiller à ne lancer les lave-linge et lave-vaisselle seulement quand ils sont pleins. Côté cuisine, on remplit le bac de l’évier pour faire la vaisselle plutôt que de laisser l’eau couler.

Avant tout, il est primordial de s’assurer qu’au-delà de la consommation, on ne gaspille pas d’eau. Pour ça, il faut éviter les goutte-à-goutte et surtout repérer les éventuelles fuites. Ça, ça ne demande pas trop de travail.

Et vous qu'en pensez-vous?

Avez-vous pris des bonnes résolutions pour faire du bien à la planète cette année? Si oui, lesquelles? Et les années précédentes, vous étiez-vous fixé des objectifs écolos? Comment les aviez-vous mis en pratique? Et surtout, êtes-vous parvenu à vous y tenir tout au long de l'année?

Votre expérience nous intéresse: vous pouvez nous en faire part en nous écrivant à solutions@nicematin.fr

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