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Comment le secteur du yachting se mobilise pour sauver les océans

Mis à jour le 29/03/2019 à 08:49 Publié le 29/03/2019 à 10:07
Le prince Albert II a participé à la remise des premiers Explorer Awards du Yacht-club.

Le prince Albert II a participé à la remise des premiers Explorer Awards du Yacht-club. Cyril Dodergny

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Comment le secteur du yachting se mobilise pour sauver les océans

La neuvième édition du symposium environnental « La Belle Classe Superyachts » a rassemblé, ce jeudi, les métiers du yachting bien décidés à concrétiser les projets en faveur de l’écologie marine.

Un symposium environnemental "La Belle Classe Superyachts" s’est déroulé ce jeudi, toute la journée, au Yacht-club de Monaco. Le 9e du genre. Un de plus? Oui, peut-être. Mais surtout, la marque d’un engagement de plus en plus impliqué de tous les acteurs du yachting, à commencer par Bernard d’Alessandri, secrétaire général, qui est clair sur le sujet: "On a pris du temps pour réfléchir, pour échanger. Maintenant, place aux actes!"

Trois bateaux électriques pour l’école de voile

Alors, il s’est agi de récompenser les projets audacieux, innovants, pertinents. Ce jeudi soir, le prince Albert II lui-même, président du Yacht-club, a participé à la remise des premiers Explorer Awards de "La Belle Classe Explorer" du Yacht-club de Monaco. L’objectif était de célébrer l'esprit conquérant du prince Albert Ier, qui passa toute sa vie à courir les mers à la recherche de la vérité scientifique.

"La volonté du Yacht-club est de récompenser les armateurs qui font un effort particulier pour développer les yachts dits “explorers” et qui les mettent au service de la science pour récolter des données lors de leur croisière, note Bernard d’Alessandri. Le premier pas est le bateau hybride. Et peut-être demain avec de l’hydrogène. Quant aux bateaux électriques, qui coûtent un peu plus cher à l’achat mais génèrent jusqu’à 60% d’économie ensuite, ils obligent à consommer différemment. L’école de voile va en avoir trois et le Yacht-club, un."

Alors, puisque l’heure est à l’action, le Yacht-club relève les défis. En juillet prochain, durant trois jours, il s’agira de ne pas consommer d’énergies fossiles. "Si on réussit, c’est un bel exploit. Nous allons faire des rencontres entre l’industrie du yachting et les écoles d’ingénieurs. On est dans le concret."

"la nature reprend le dessus"

Mais les décideurs ne réagissent-ils pas trop tard ? Bernard d’Alessandri reste confiant dans la prise de conscience globale et les initiatives tous azimuts. Et il donne un exemple: "La pêche industrielle du thon, c’est 80 tonnes à la fois ! En stoppant, la population du thon remonte. La nature reprend le dessus. Monaco a joué un rôle là-dessus."

"Il y a des petits jeunes extraordinaires. Ces deux-là ont acheté le dernier navire météorologique au monde qu’ils ont converti en yacht d’expédition polaire. Sur place, ils montrent, informent sur le réchauffement climatique. Il y a une vraie prise de conscience."

Ce jeudi, Bernard d’Alessandri se réjouissait de voir la jeune génération concrétiser des projets comme celui de Sophie Galvagnon et Yann Lebellec, cofondateurs de Latitude blanche qui ont reçu l’Explorer award "Coup de cœur".

Tous deux sont passionnés par les zones polaires et ont créé leur propre compagnie maritime qui véhicule leur "idéal de l’expédition en milieux vierges".

Ils organisent des expéditions de 7 à 10 jours pour des groupes limités à douze personnes sur le Polarfront de 55 mètres de long, confortablement aménagé pour observer la nature.

Déjà trente-six voyages ont été faits en 2018. "Nous déclinons l’année en trois saisons d’exploitation: au printemps dans les fjords norvégiens, l’été au Spitzberg - c’est notre cœur de métier -, et l’hiver sur la côte norvégienne pour découvrir les aurores boréales, les orques et les baleines", explique Sophie Galvagnon.

Sophie Galvagnon et Yann Lebellec, tous deux confondateurs de Latitude blanche.

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