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Comment BeMed veut protéger la Méditerranée

Pour lutter contre la dispersion de déchets micro-plastiques, le programme de l’association monégasque entend fédérer la société civile, les entreprises et les décideurs politiques pour des actions concrètes.

CEDRIC VERANY Publié le 24/03/2021 à 19:35, mis à jour le 24/03/2021 à 19:30
Les déchets plastiques sur le littoral et dans l’eau: un fléau qui ne date pas d’hier en Méditerranée (Photo archives Franck Fernandes) Photo archives Franck Fernandes

C’est la mer la plus polluée au monde… Un qualificatif qui n’est pas le plus flatteur mais bien la réalité de la Méditerranée, du fait de son caractère semi-fermé et de l’intensité des activités humaines qu’elle supporte. La mer Méditerranée contiendrait entre 5 et 10% de la masse mondiale de plastiques sur la surface de la planète.

Dès 2015, l’association Beyond Plastic Med (BeMed) s’est engagée pour changer la donne. "Depuis cinq ans, nous unissons des partenaires avec des préoccupations communes pour unir leurs forces et réduire la pollution plastique en Méditerranée" précise Bernard Fautrier, conseiller spécial du souverain sur les questions d’environnement. Impulsé par la Fondation Prince Albert II, le mouvement BeMed s’appuie aussi sur l’expertise de la Fondation Tara Océan, Surfrider Foundation Europe et la Fondation MAVA.

1,3 million d’euros investis

Hier, au cœur de la Monaco Ocean Week, BeMed a dévoilé les nouveaux projets que l’association a choisi de soutenir pour faire avancer les choses, alors que la crise sanitaire actuelle a fait faire un bond aux plastiques à usage unique.

Depuis cinq ans, BeMed a consacré 1,3 million d’euros pour prévenir ces pollutions plastiques et trouver des solutions. L’un des piliers est la création, en décembre dernier, d’un collège d’entreprise du bassin méditerranéen, soucieux de trouver des solutions et des idées novatrices pour réduire les 3.000 milliards de particules de micro-plastique présentes dans les eaux méditerranéennes. La philosophie se développe autour de trois idées: réduire la production et la consommation des plastiques; réutiliser les plastiques existants et recycler ceux qui le peuvent.

 

Douze nouveaux projets

Côté action, l’association soutient des projets de terrain portés par des représentants de la société civile. Pour le cinquième appel à des micro-initiatives, l’équipe de BeMed a reçu une cinquantaine de dossiers. "Nous en avons sélectionné douze pour 2021, et notre envie est de créer une dynamique entre ces acteurs, pour favoriser les échanges d’idées et d’expériences entre eux" espère Lucile Courtial, secrétaire exécutif de BeMed.

Depuis cinq ans, 69 projets dans 14 pays ont été soutenus. Les douze projets choisis en 2021 sont des initiatives aussi variées que nettoyer une plage couverte de déchets au Montenegro, trouver des solutions pour recycler des plastiques repêchés sur le littoral corse, réduire l’utilisation de sachets à usage unique dans les boulangeries de Bizerte en Tunisie.

À chaque fois de petites actions, sur un territoire précis mais qui peuvent créer une dynamique vertueuse.

Les pouvoirs publics bientôt dans la boucle

Les fonds de BeMed en 2021 vont soutenir ces projets de la société civile en Albanie, Tunisie, Espagne, Montenegro, Grece, France, Grèce, Malte et Croatie. Le collège d’entreprise de l’association continue à brainstormer sur des idées. Et les pouvoirs publics?

 

De ce côté-là, les choses avancent doucement. En conférence de presse hier, Bernard Fautrier a annoncé qu’à l’initiative d’Alexandra Valetta Ardisson, députée de la quatrième circonscription des Alpes-Maritimes, qui a mobilisé les collectivités territoriales de la Riviera, un accord pourrait être signé prochainement afin que ces collectivités apportent leur soutien à des programmes de BeMed.

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