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Ces collégiens jardinent dans la rue pour embellir leur quartier à Nice

À Nice, plus d’une centaine d’élèves de 6e et de 5e du collège Vernier ont joué aux apprenti(e)s jardinier(e)s pendant leur temps de classe. Leur mission: embellir la rue Trachel, un axe de leur quartier pas vraiment connu pour sa beauté, en y plantant plusieurs centaines de végétaux. Kids-Matin, notre média pour les 7-12 ans, les a suivis un après-midi qui sentait bon la campagne... en plein cœur de la ville.

Aurélie Selvi et Franck Fernandes Publié le 11/01/2022 à 09:15, mis à jour le 11/01/2022 à 11:44
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Des bruits de bêche frappant le sol, une bonne odeur de terre mouillée. Cet après-midi d’hiver, rue Trachel, dans le centre de Nice, il flotte dans l’air un inattendu parfum de campagne. Au cœur de la ville, sur le trottoir: des brouettes remplies de plantes, des arrosoirs, des pelles... Et tout autour, une nuée de jardinier(e)s en herbe qui s’activent sous le regard intrigué des passants. Ils s’appellent Vadim, Angelina, Younes ou encore Djalil et tous sont élèves de 6e au collège Vernier, à quelques pas de là.

Aujourd’hui, ils ont troqué leur cours de français et de sciences de la vie et de la terre (SVT) pour une heure de plantation au milieu du béton, coachés par l’association d’éducation à l’environnement Graines de fermiers. Objectif: embellir cette rue de Nice (qui n’avait jusque-là pas une super réputation) en plantant des végétaux qui donneront de jolies fleurs au printemps, mais pas seulement...

"C’est à nous d’agir"

À Nice, des élèves du collège Vernier ont jardiné dans la rue pour embellir leur quartier. Photo Franck Fernandes.

"L’idée, c’est aussi que la classe se fasse dehors, sans forcément s’en rendre compte. En comptant les plantes, en étant en autonomie dans son travail...", explique Anaïs, animatrice de l’association. "Le message que j’aimerais transmettre aux élèves, c’est aussi qu’on peut habiter en ville et être proche d’une grande biodiversité. Et puis, pour eux, c’est tellement plus amusant d’être sur le terrain que dans une salle de classe qu’il aurait été dommage de s’en priver", ajoute Mme Descamps, professeure de SVT.

À genoux sur le trottoir devant une jardinière carrée, Djalil, 11 ans, en survêt’-baskets, ne sait pas vraiment ce qu’il est en train de planter mais il y prend du plaisir: "Je crois que c’est une fleur. Je suis pas un spécialiste du sujet, s’amuse-t-il. Ce que je sais, c’est qu’on entend parler de pollution par ci, de pollution par là, et que jardiner dans la rue, ça peut provoquer un déclic dans l’esprit des gens. Aujourd’hui, c’est à nous de faire des choses pour protéger la Planète."

changer le quartier

Quant à Vadim, ce moment passé à mettre les mains dans la terre est une grande première. "Moi, j’habite dans un appartement. Ce qu’on fait là, j’aime bien. Je me sens en mode naturel, j’aide les plantes, c’est cool!", réagit le garçon. Tandis que l’un de ses camarades confie: "Quand je jardine, je ressens de la liberté. Ça me donne envie de recommencer et de passer souvent dans la rue voir nos jardinières." Comme la centaine de collégiens qui ont participé à cette opération, Montadar, 21 ans, en service civique au sein de l’association Graines de fermiers et enfant du quartier, est "fier de participer à l’embellir".

 
À Nice, des élèves de 6e et 5e du collège Vernier ont jardiné dans la rue pour embellir leur quartier. Photo Franck Fernandes .

UN POUR TOUS, tous jardiniers!

Ils sont élèves de primaire à l’école (toute proche) Thérèse Roméo, inscrits au centre de loisirs de l’association Graines de fermiers, adolescent(e)s en classe au collège Vernier... Au total, 274 enfants, petits ou plus grands, ont participé à cette opération de plantation XXL en pleine ville. Grâce à leur coup de main, plus de 480 plantes en pot et 800 bulbes (organe, partie sous-terrain(e) de certains végétaux) ont été mis en terre au pied des arbres de la rue Trachel.

Offre numérique MM+

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