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A Monaco, le secteur maritime teste l’hydrogène en compétition

Mis à jour le 04/07/2019 à 09:54 Publié le 04/07/2019 à 09:00
Avec la SBM Offshore, l’école des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence est l’autre équipe à faire marcher son embarcation avec de l’hydrogène.

Avec la SBM Offshore, l’école des Arts et Métiers d’Aix-en-Provence est l’autre équipe à faire marcher son embarcation avec de l’hydrogène. Photo Dylan Meiffret

A Monaco, le secteur maritime teste l’hydrogène en compétition

Jusqu’à samedi, le Monaco Solar & Energy Boat Challenge met en compétition des embarcations aux systèmes de propulsions innovants. C’est aussi le lieu où grandit le secteur maritime de demain

Ici, un tour de visseuse. Là-bas, un coup de torchon pour lustrer les panneaux solaires. Plus loin sur le quai Louis-II, une équipe a le nez dans l’enchevêtrement de câbles de son embarcation. Au pied du navire amiral du Yacht-club, les vérifications techniques vont bon train avant le début des essais en mer, aujourd’hui, du Monaco Solar & Energy Boat Challenge, sixième du nom. Trente-quatre équipes pour autant de prototypes qui, dans trois classes distinctes, s’affronteront jusqu’à samedi dans des courses d’endurance, de slalom ou de vitesse.

Notons que les équipes étaient composeés d’étudiants, d’universitaires, d’ingénieurs et autres industriels. Quatorze nationalités sont représentées.

90 % des échanges commerciaux par bateaux

Une compétition, certes, mais surtout un laboratoire d’énergies propres. Jadis, en 1904, c’est en Principauté qu’est née l’industrie des moteurs thermiques pour les canots. Un siècle plus tard, rebelote, mais avec des innovations qui pourraient remplacer, à terme, les systèmes de propulsion classique. Car oui, c’est un fait que nul n’ignore, le secteur maritime pollue. Comme l’avion, le train et la voiture, d’ailleurs. D’autant plus vrai quand on sait que 90 % des échanges commerciaux se font par bateaux et que les croisiéristes subissent, en ce moment, des critiques bien sentis en raison de leurs émissions hallucinantes d’oxyde de soufre. "Est-ce qu’on aide à construire le futur? Difficile de le dire. Mais les réflexions du futur, certainement, assure Bernard d’Alessandri, secrétaire général du Yacht-club de Monaco. On voit que d’année en année, cela évolue."

Le solaire est la catégorie historique de la manifestation.
Le solaire est la catégorie historique de la manifestation. Photo Dylan Meiffret

Il y a le solaire, évidemment, une catégorie historique de cette manifestation. Mais la section energy class, elle - avec une coque de catamaran similaire fournie aux huit concurrents par le Yacht-club - met en lumière d’autres styles de propulsion. Batterie au lithium, hélice en traction… Ou encore l’hydrogène!

Une piste sérieuse pour l’avenir du secteur maritime? "Pour le solaire, le problème est l’intermittence. Vous avez du soleil la journée mais pas la nuit. De plus, on ne sait pas stocker l’électricité sur un bateau, l’hydrogène oui, résume Jérémie Lagarrigue, conseiller scientifique et technique pour le Yacht-club. L’avantage de l’hydrogène, c’est qu’il permet d’être transformé en électricité sans aucune pollution, sans aucun bruit. Les déchets que l’on va avoir, c’est de la chaleur qu’on va pouvoir capitaliser pour des réseaux urbains et de l’oxygène pour pas mal d’applications. C’est clairement l’une des futures solutions." Et le spécialiste de dégainer un chiffre: "Les spécialistes disent que d’ici 2050, 20% de l’énergie globale fonctionnera avec de l’hydrogène".

"Ces jeunes-là apportent des solutions"

Dans les paddocks, on retrouve le local de l’étape - pourtant spécialisé dans les énergies fossiles (pétrole, gaz) - qui use de l’hydrogène : la SBM Offshore. Une société qui ne tourne pas pour autant le dos à la transition énergétique. En quelques mois, entre les heures de travail et le temps libre, une équipe a pondu un prototype qui avance à près de 20 km/h et tient sur une distance de 30 kilomètres.

"L’hydrogène alimente une pile à combustible. Avec le mouvement du bateau, on récupère de l’oxygène. Les deux entraînent une réaction qui va créer de l’électricité, laquelle sera envoyée jusqu’au moteur, détaille Federico Toscano, le capitaine de l’équipe SBM Offshore.

De là à voir ce système de propulsion s’appliquer aux grosses structures ? C’est encore trop tôt pour le dire. "Aujourd’hui, quand on voit ce qu’il se passe avec l’environnement, notamment les canicules, une transition est forcément nécessaire. Il faut changer les choses, plaide Jérémy Lagarrigue. On est là pour mettre en valeur les solutions qui existent sur le marché. Venez les découvrir ! Ces jeunes-là apportent des solutions. Ils en ont la responsabilité."


* Composés d'étudiants, d'universitaires, d'ingénieurs et autres industriels. Quatorze nationalités sont représentées.


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