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À l’Est, l’état de catastrophe naturelle finalement reconnu !

Après le recours gracieux déposé par les maires de Menton et Roquebrune et avec l’aide de la députée, les deux communes, ainsi que Cap-d’Ail et Eze peuvent désormais bénéficier de cette procédure. Une grande victoire !

Rachel DORDOR Publié le 07/05/2019 à 10:31, mis à jour le 07/05/2019 à 10:31
À Menton, la Promenade du Soleil a subi les assauts répétés des vagues, qui ont atteint jusqu’à 7 mètres !
À Menton, la Promenade du Soleil a subi les assauts répétés des vagues, qui ont atteint jusqu’à 7 mètres ! Jean-François Ottonello

C’est un vif soulagement pour les sinistrés et les élus des communes de Menton, Roquebrune-Cap-Martin, Cap-d’Ail et Èze ! « Par arrêté interministériel en date du 15 avril 2019, paru au Journal officiel de la République française du 4 mai 2019, les [quatre] communes ont été reconnues bénéficiaires de l’état de catastrophe naturelle, au titre du phénomène inondations par choc mécanique des vagues, survenu sur leur territoire communal du 29 octobre au 30 octobre 2018. »

« L’efficacité de l’action conjointe des élus »

Après cette annonce officielle relayée hier par la préfecture des Alpes-Maritimes, un communiqué, conjointement rédigé par Alexandra Valetta-Ardisson, députée LREM de la 4e circonscription, Jean-Claude Guibal, maire de Menton et président de la Carf et Patrick Cesari, maire de Roquebrune-Cap-Martin, tombait un peu plus tard : « À la suite du passage de la tempête Adrian qui a dévasté notre littoral dans la nuit du 29 au 30 octobre 2018, la préfecture des Alpes-Maritimes nous informe d’une grande victoire pour nos communes. Menton et Roquebrune-Cap-Martin (ainsi que Cap-d’Ail et Èze, NDLR) qui, dans un premier temps, n’avaient pas été reconnues en état de catastrophe naturelle, le sont désormais. Cette nouvelle décision est également la démonstration de l’efficacité de l’action conjointe des élus. Sans le recours déposé par les maires de Menton et de Roquebrune-Cap-Martin, contre la première décision prise par la commission interministérielle, et sans l’intervention déterminante de la députée Alexandra Valetta-Ardisson auprès du ministre de l’Intérieur, l’état de catastrophe naturelle n’aurait pas été reconnu. »

 

En effet, après le premier refus essuyé le 31 janvier dernier par les élus, qui venaient d’apprendre que leurs communes ne pourraient pas bénéficier du dispositif, le moral était au plus bas au regard des nombreux dégâts subis à l’est du département, tant sur les plages publiques que privées, mais aussi chez certains particuliers, au musée Cocteau… Les maires, Jean-Claude Guibal et Patrick Cesari, s’étaient même dit « abasourdis » par cette décision, ressentant une profonde injustice par rapport aux communes de l’ouest, qui avaient aussitôt bénéficié des avantages de cette procédure de l’État. Même sentiment, aussi, pour Xavier Beck, le maire de Cap-d’Ail, qui avait déclaré qu’il n’avait « d’autre choix que de prendre acte de cet arrêté », avouant toutefois « ne pas saisir les critères d’appréciation de l’État ». Et soulignant que sa commune était « la seule de la Métropole » à ne pas bénéficier de cette reconnaissance, alors qu’il n’avait pas « le sentiment que l’épisode était moins violent dans l’Est que dans l’Ouest… »

Contrairement à Xavier Beck qui pensait qu’un recours serait « peine perdue », la députée Alexandra Valetta-Ardisson n’a pas voulu se résoudre à une telle décision : « Il était hors de question pour moi de voir les communes de ma circonscription laissées pour compte », confiait-elle, hier.

« J’ai pris mon bâton de députée… »

« J’ai alors pris mon bâton de députée et je me suis rendue au ministère de l’Intérieur où j’ai rencontré Christophe Castaner, ainsi que ses différents chefs de cabinet. Puis une première réunion de travail a été organisée avec le préfet Jacques Witkowski, directeur général de la sécurité civile et de la gestion de crise, en charge de la cellule catastrophe naturelle. »

 

« Mon objectif était de lui faire comprendre que la première décision résultait d’une mauvaise compréhension du dossier et de données pas forcément prises aux bons endroits pour juger de l’intensité du phénomène… »

Les arguments de la députée sont pris en considération, et avec le recours gracieux lancé par les deux maires de la Carf, une nouvelle enquête est ouverte, des études complémentaires sont réalisées et finalement une nouvelle commission se réunit trois mois après le recours. Mais rien ne fut simple : la réunion conclut que les résultats ne sont pas assez probants ! Sous l’insistance d’Alexandra Valetta-Ardisson, de nouvelles études plus poussées sont menées et le dossier finit par passer ! « Au-delà des clivages politiques, cette démarche a été trans-partisane… On a bataillé, mais on a réussi ! » s’exclame la députée de la majorité, faisant remarquer qu’il s’agit là d’une décision tout à fait exceptionnelle de la part de l’État, qui n’a pas l’habitude de revenir sur ce genre de décision. « L’injustice a été gommée, c’est une victoire pour toutes les personnes, aussi bien du domaine public que privé, qui ont subi un préjudice et vont pouvoir être indemnisées. » Mais attention au délai : les sinistrés disposent de 10 jours pour faire leur déclaration.

Finalement, « ça répare une injustice », a reconnu, hier soir, Xavier Beck, le maire de Cap-d’Ail, satisfait de voir que la « députée de la majorité a réparé cette différenciation illégitime ».

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