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7 millions d'euros de travaux pour moderniser le centre Valeor du Muy

Au cœur d'une zone industrielle, en entrée de ville, se trouve le centre de tri et de valorisation des matières du Muy (Var), l'un des plus importants et des plus modernes de France, géré par le groupe « Pizzorno Environnement ».

Publié le 03/03/2016 à 05:15, mis à jour le 03/03/2016 à 05:15
La visite du centre de tri pour les élus de la Carf est conduite par Christopher.
La visite du centre de tri pour les élus de la Carf est conduite par Christopher.

Au cœur d'une zone industrielle, en entrée de ville, se trouve le centre de tri et de valorisation des matières du Muy (Var), l'un des plus importants et des plus modernes de France, géré par le groupe « Pizzorno Environnement ». Il accueille chaque année près de 50 000 tonnes de déchets recyclables issus des collectes sélectives, et dessert une population de 500 000 habitants, qui double durant la période estivale.

Dès demain, le centre, qui s'est modernisé en plusieurs phases (lire ci-dessous) va pouvoir accueillir les emballages de toutes les collectivités qui sont passées en extension des consignes de tri.

Combinaison de gestes humains et de machines

 

Depuis le déversement du contenu des bennes jusqu'à la compression des emballages pour rejoindre les filières de valorisation, le traitement est une combinaison efficace d'opérations précises, faisant appel tantôt aux gestes agiles et répétitifs d'hommes et de femmes, qui travaillent sept heures par jour, tantôt aux machines, dont certaines sont particulièrement performantes. « Aujourd'hui, grâce à la fraction fine, un emballage de 0,1 mm à 7 cm peut être trié. Nous nous efforçons d'améliorer les conditions de travail de nos employés (ergonomie des postes, renouvellement de l'air, mutation des rôles…) », explique l'un des guides, Christopher, qui fait visiter les lieux aux élus de la Carf.

La première constatation est unanime : pas d'odeur repoussante dans l'enceinte. Et pour cause : « Vous ne voyez que des emballages secs ! » Mais cela risque de changer avec l'extension à tous les plastiques, dont certains pourraient arriver humides, comme les barquettes ou pots de yaourt…

Première étape : la chaîne de tri est alimentée par une trémie doseuse et un rouleau écrêteur pour réguler le débit du flux d'emballages et l'étaler. Ceux-ci sont immédiatement propulsés sur une table de pré-tri où les trieurs (humains cette fois !) enlèvent les refus de tri et retirent les grands flaconnages, le verre et les ferrailles de grande taille.

Puis commence le travail de séparation des emballages proprement dit : le trommel est un grand cylindre qui permet de les séparer en fonction de leur taille ; l'overband capte les éléments en acier, les trieuses optiques ont la capacité de différencier les formes, la matière et la couleur des emballages grâce à un faisceau lumineux. Le crible balistique, lui, trie les déchets par grandes familles de produits recyclables. Enfin, la machine à courant de Foucault extrait les emballages en aluminium… Mais avant le compactage des emballages, rien ne vaut une ultime opération humaine pour obtenir une qualité de tri optimal. « Ici, la cadence est très rude avec 1 500 gestes par heure, et le tapis roulant peut donner le mal de mer, les employés ont une pause toutes les deux heures… »

Offre numérique MM+

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