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60 euros par véhicule: la taxe d'Estrosi sur les ferries Nice-Corse a-t-elle du plomb dans l’aile?

Le débat est arrivé vendredi en séance du conseil municipal de Nice, alors qu’une élue du Rassemblement national évoquait le sujet. Et la réponse sera tranchée... plus tard. Explications.

Stéphanie Gasiglia Publié le 21/01/2022 à 20:00, mis à jour le 21/01/2022 à 19:58
"Les réunions de travail avec Pierre Mattei ont permis de dégager un nouveau plan d’action qui sera mis en œuvre dès cet été et présenté prochainement. À ce jour le projet de taxe carbone est donc toujours maintenu en attendant de mesurer l’efficacité de ces nouvelles mesures", a déclaré Estrosi, à l’issue du conseil municipal. Photo Eric Ottino

Le 15 septembre, Christian Estrosi, annonçait vouloir taxer les voyageurs des ferries entre Nice et la Corse à hauteur de 60 euros. 60 euros pour chaque véhicule embarquant ou débarquant au port de Nice. Une sorte d’éco-taxe. Le maire de Nice voulait ainsi réduire la pollution de la zone portuaire et des alentours en réduisant l’impact carbone. "C’est une tonne d’émission de CO par embarquement et débarquement des voitures", avait-il, entre autres, assuré.

Une taxe susceptible d’avoir des conséquences sur le trafic maritime des navires assurant les rotations.

En l’occurrence: ceux de la Corsica Ferries. Et Christian Estrosi devait s’entretenir avec le directeur général de la compagnie, Pierre Mattei, début janvier. Ce que n’a pas manqué de lui rappeler Geneviève Pozzo Di Borgo, élue Rassemblement national, dans une question orale, hier en séance de conseil municipal.

"Des mesures correctives dès cet été"

"Depuis plusieurs mois il n’y a plus aucune liaison maritime commerciale entre Nice et la Corse (...) jusqu’à quand cela va-t-il durer?", a entamé la frontiste. Et d’interpeller le maire: " Cette rencontre avec Monsieur Mattei a-t-elle finalement eu lieu et quelle en a été l’issue? Qu’en est-il à ce jour de votre décision de taxer les véhicules embarquant ou débarquant vers la Corse?".

Pour la première question, la réponse a coulé de source. Oui, la rencontre a eu lieu. "Nos échanges ont été particulièrement constructifs. Pour réduire l’impact environnemental, paysager et visuel des ferries, et surtout les effets des 150.000 véhicules par an qui transitent dans le port de Nice: nous avons convenu de mettre en place deux premières mesures correctives, et ceci dès l’été 2022", a répondu Christian Estrosi à la conseillère municipale d’opposition RN.

 

"Horaires, flux, positionnement des navires"

Deux mesures livrées en séance.

La première? "Positionner les ferries, a priori sur le quai du Commerce uniquement, afin d’avoir une seule zone d’arrivée et de départ. Tout en supprimant la circulation et le stationnement des véhicules sur le bas port et le quai Infernet".

Ensuite, il s’agira d’adapter les horaires des escales des navires "afin de limiter les impacts “circulation et pollution" dans la ville, et limiter, ainsi, les gênes occasionnées pour les Niçois ».

Rien n’est encore décidé avec précision. "Les équipes de la Métropole et de Corsica Ferries sont en train de travailler concrètement à la mise en place de ces mesures, grâce à une étude de circulation précise", a précisé le premier magistrat niçois. Un nouveau planning de ferries sera ensuite élaboré pour cet été: "Nous en évaluerons les effets. Comme je l’ai toujours dit, il n’est donc pas question de suppression des liaisons maritimes commerciales entre Nice et la Corse, qui sont un pan majeur de l’économie du Port de Nice".

 

Pour le reste? Pas de réponse en conseil municipal. Alors, maintien ou pas du projet de l’écotaxe de 60 euros par traversée maritime?

Sollicitée à l’issue du conseil municipal, la Ville a rétorqué: "À ce jour le projet de taxe carbone est maintenu".

Ajoutant: "En attendant de mesurer l’efficacité des nouvelles mesures annoncées".

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