Rubriques




Se connecter à

Voituriers, bagagistes, maîtres nageurs... Avec un peu d'avance, la SBM recrute ses futurs saisonniers à Monaco

Un peu en avance sur son calendrier, le groupe a entamé une session de recrutement. L’accueil des candidats se poursuit ce vendredi de 9h30 à 18h30 pour garnir les rangs cet été.

Cédric Verany Publié le 10/12/2021 à 14:55, mis à jour le 10/12/2021 à 19:05
Les recrutements se sont ouverts ce jeudi dans les salles du One Monte-Carlo. Photo Jean-François Ottonello

"Généralement, les professionnels de la restauration ne sont pas du matin, ils dorment après leur service du soir", souffle-t-on dans les équipes de la Société des Bains de Mer pour expliquer que ce jeudi matin, à l’ouverture de la première des deux journées de recrutement, il n’y avait pas foule.

Mais les candidats ont fini par arriver pour ces "Journées des Talents" orchestrées par les équipes des ressources humaines de la SBM afin de recruter leurs salariés saisonniers nécessaires pour faire vivre le resort les mois de haute fréquentation touristique.

Si le groupe compte 500 métiers dans ses rangs, les besoins sont surtout dans les domaines en contact avec le client: valet, voiturier, bagagiste, commis, serveur, cuisinier. Et aussi des maîtres nageurs, des employés de spa, du staff pour encadrer les enfants, des plagistes.

Tous les candidats intéressés peuvent se pointer encore aujourd’hui de 9h30 à 18h30 au One Monte-Carlo, place du Casino, pour déposer leurs CV et rencontrer les équipes dans les domaines qui les intéressent.

 
Les besoins pour la SBM sont surtout dans les domaines en contact avec le client: valet, voiturier, bagagiste, Photo Jean-François Ottonello.

750 saisonniers en 2019

Malgré la pandémie, les deux dernières saisons estivales n’ont pas été totalement catastrophiques, l’idée de ces journées est donc de sélectionner les bons employés pour la saison 2022. "D’ordinaire, les besoins sont d’environ 700 saisonniers d’avril à septembre, en 2019 nous en avions embauché 750", précise Sophie Vincent, nouvelle directrice des ressources humaines de la SBM, ancienne directrice de l’IMSEE et avant cela du Service de l’Emploi. Le recrutement, elle connaît!

Parmi les candidats, un bon tiers sont des fidèles qui reviennent chaque année faire la saison en Principauté. "Nous avons aussi de jeunes diplômés et parmi les fidèles, il y a un mouvement naturel au bout de quelques années, alors que certains prennent d’autres directions", confie Emmanuel Taillandier, directeur adjoint du Monte-Carlo Beach, inquiet toutefois de la désaffection grandissante pour ces métiers de service.

En France, les professionnels ont chiffré à 15% le manque de main-d’œuvre. "Mais le pouvoir d’attraction de Monaco demeure", souffle-t-il.

Le taux de participation à ces deux journées de recrutement devrait en témoigner.

Sophie Vincent, directrice des ressources humaines de la SBM Photo J.-F. O..

Sophie Vincent, directrice des ressources humaines de la SBM: "Sur certains postes, l’expérience est primordiale, sur d’autres le savoir être peut primer sur la technique"

Pourquoi avoir anticipé cette année ces journées de recrutement en amont par rapport au calendrier habituel?
Tout simplement parce que la plupart de nos saisonniers partent pour leurs saisons hivernales et nous souhaitions les rencontrer avant pour anticiper au mieux la saison 2022 même si aujourd’hui, il est toujours difficile de faire des prévisions. Le sanitaire prime encore sur l’activité économique et touristique, mais nous sommes optimistes pour une belle saison, une hausse de l’activité et du staff compétent qui répond à nos exigences.

Entamer une session de recrutement apparaît comme un signal positif?
En effet, nous avons un peu plus de recul sur la saisonnalité du virus. La saison dernière, le sanitaire allait mieux pendant la période estivale, les gens sont revenus dans nos établissements. Les saisons estivales 2020 et 2021 ne se sont pas trop mal déroulées, finalement, au vu du contexte. C’est pour cela que nous anticipons en restant optimiste sur la saison 2022, car on ressent que les clients ont envie de voyager et de revenir dès qu’il y a un apaisement sanitaire.

Beaucoup de saisonniers vous sont fidèles?
Jusqu’alors nous avions une majorité de saisonniers fidèles, qui revenaient chaque année, travaillant l’hiver dans des stations de ski comme Courchevel et l’été sur la Côte d’Azur. Aujourd’hui nous avons du mal à évoluer combien nous resterons fidèles par rapport à la situation sanitaire que l’on connaît. La Covid a fait des dégâts sur ces activités qui ont été lourdement impactées. On se rend compte que beaucoup de salariés veulent se tourner vers d’autres métiers, d’autres activités, d’autres styles de vie peut-être plus stables ou avec plus de perspectives que celles actuelles dans l’hôtellerie et la restauration.

C’est l’enjeu principal de ces sessions de recrutement? Endiguer la désaffection?
C’est un vrai enjeu oui, à la fois pour ses postes saisonniers, mais aussi sur les postes à l’année. Même avant la Covid, le constat dans les écoles hôtelières était qu’il y avait moins de candidats sur ces métiers qui sont résolument exigeants. Cet État de fait avant la pandémie et la pandémie font que le recrutement dans le futur pour nous sera un véritable enjeu.

Aux postulants de ces journées de recrutement qui vous intéressent, vous promettez un emploi assuré pour la saison à venir?
Non, nous ne donnons pas d’engagement ferme aujourd’hui aux candidats. On doit se laisser le temps de voir comment vont évoluer les prises de réservations sur la saison. Pour les saisonniers, les perspectives de contrat seront de deux à six mois. Mais nous recrutons aussi des extras, car nous avons un grand besoin de renforts ponctuels, toute l’année, pour des contrats de très courte durée. Sur ces postes, nous sommes ouverts à des profils de type étudiant, ce qui peut être intéressant pour eux.

Quelles sont les qualifications recherchées. Peut-on postuler en étant étranger aux métiers de l’hôtellerie et de la restauration?
Sur certains postes l’expérience est primordiale. Sur d’autres, on regarde aussi le savoir être qui peut même parfois primer sur l’aspect technique. Une personne qui présente bien, qui parle quelques langues, qui a un bon relationnel et une vraie posture pour le luxe peut très bien intégrer nos équipes et nous nous chargerons de sa formation technique. Il ne faut pas hésiter à postuler si nos établissements intéressent, même sans avoir forcément un cursus hôtelier.

En matière de ressources humaines, ces séances de recrutements sont originales car les candidats rencontrent directement les directeurs d’hôtels, les chefs de cuisines, les managers qui participent au recrutement…
Pour nous c’est important d’impliquer les managers directs des futurs saisonniers. Ce sont eux qui vont ensuite gérer, former, intégrer, encadrer ces personnes ponctuellement dans leurs équipes. Leur avis sur une candidature est primordial. Ils ont ce ressenti d’encadrement et de management et apportent une vraie valeur ajoutée à la DRH sur ce point. Et pour le candidat, cela permet d’emblée d’appréhender le type de manager avec lequel il devra collaborer et de voir si les personnalités peuvent correspondre.

Vous avez pris la tête, le 15 novembre dernier, de la direction des Ressources Humaines de la Société des Bains de Mer. C’est un large défi pour l’entreprise qui entame un nouveau virage et construit son avenir?
Il y a beaucoup d’enjeux et je sais que je peux compter sur des équipes très performantes à mes côtés pour m’aider à avancer. C’est un magnifique challenge dans une maison extraordinaire. La Société des Bains de mer est le premier employeur privé de la Principauté, le premier employeur de personnes de nationalité monégasque, un vrai poumon économique et social pour le pays. Certainement sa plus belle vitrine aussi. J’ai une grande fierté à intégrer cette belle maison en espérant y apporter mon expérience passée tant dans les relations sociales que ma vision à 360 degrés de l’économie monégasque que j’ai pu acquérir au sein de l’IMSEE.

Offre numérique MM+

...

commentaires

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.