"On recherche 1.000 saisonniers pour l'été prochain": la SBM lance ses journées de recrutement à Monaco

En organisant deux journées de recrutement les 18 et 19 octobre, la Société des Bains de Mer propose de faire, dès à présent, des promesses d’embauches pour la prochaine haute saison.

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Joëlle Deviras Publié le 14/10/2022 à 05:05, mis à jour le 14/10/2022 à 10:50
Les nombreux projets de la SBM contraint l'établissement à lancer ses traditionnelles journées de recrutement de saisonniers plus tôt que d'habitiude Photo Jean-François Ottonello

Trouver un job l’été prochain, ce n’est pas trop tôt pour y penser avec la Société des Bains de Mer (SBM).

Les 18 et 19 octobre prochains, de 14 à 19 heures au Centre de conférence One Monte-Carlo, la SBM installera des stands tenus par une vingtaine de managers pour recruter des saisonniers dans les métiers de l’hôtellerie et de la restauration. Personnels en cuisine et en salle, bagagistes, réceptionnistes, chasseurs,... Au total, mille postes sont à pouvoir.

Des promesses d’embauches pourront même être faites aussitôt sur le stand des Ressources humaines qui assurera en direct des entretiens. Pour les jeunes, il s’agit là d’une belle opportunité pour organiser leur temps et étoffer leur CV. Et pour l’entreprise, les deux après-midi sont un bon moyen pour recruter et tenter d’éviter au mieux la pénurie de personnel constatée l’été dernier.

Sophie Vincent, directrice des Ressources humaines, explique les importants besoins de la SBM à partir de fin juin 2023.

Comment avez-vous géré la pénurie en main-d’œuvre?
Nous n’échappons pas à la problématique du recrutement. L’été dernier, nous avons dû fermer certains restaurants deux jours par semaine comme Em Sherif à l’Hôtel de Paris. La SBM est ainsi faite que ce ne fut pas un manque à gagner énorme car la clientèle s’est répartie sur nos vingt-neuf autres points de restauration. Ce qui permet de dire que nous nous en sommes très bien sortis.

 

Combien vous a-t-il manqué de saisonniers?
Nous avons recruté 800 personnes. Il faut savoir que l’on en perd environ 10 % en cours de saison. Il nous a donc manqué une cinquantaine de saisonniers.

"L'attractivité s'exprime aussi en termes de rémunération"

Qui sont les saisonniers?
Nous avons un volume de fidèles qui représente environ la moitié de l’effectif. Pour la seconde moitié recrutée l’été dernier, ce n’était pas forcément des gens du métier. Nous avons élargi et pris des étudiants ou des personnes en reconversion. Et nous avons eu de très belles surprises.

Suffisamment belles pour transformer leur CDD en CDI?
Nous avons une activité saisonnière. Donc nous ne pouvons pas les garder sur la saison d’hiver. Mais nous avons repéré certaines personnes prêtes à revenir la prochaine saison. Et en hiver, nous les mettrons en priorité sur des postes de replacements, d’extras ou de renforts.

Pourquoi lancer si tôt des journées de recrutements?
Nous les organisons habituellement en décembre et mars. Notre gros enjeu, c’est l’ouverture de nouveaux points de vente dont Amazonico qui comptera un effectif global de 190 salariés dont 140 saisonniers à partir de juillet 2023. Concomitamment, la réouverture du Café de Paris va nécessiter des besoins supplémentaires en personnel. Nous envisageons également d’ouvrir un nouveau concept de restauration au Monte-Carlo Beach avec une soixantaine de personnes.

 
Sophie Vincent, directrice des ressources humaines à la SBM, cherche à embaucher des jeunes gens, et même des étudiants, dès lors qu’ils sont "motivés et dynamiques". Photo Jean-François Ottonello.

Cela fait beaucoup de monde à trouver?
Oui, nous allons devoir recruter bien plus que ce qui nous a manqué l’été dernier… La SBM cherche 1.000 saisonniers pour l’été 2023.

Outre ces deux après-midi qui ne pourront certainement pas suffire, comment faites-vous pour trouver du personnel?
Nous essayons d’être de plus en plus présents et visibles dans les salons de recrutement et de l’hôtellerie.

Les emplois de l’hôtellerie et de la restauration sont délaissés car réputés pénibles. Quelle réponse donnez-vous à ce phénomène de plus en plus prégnant?
Nous travaillons sur les conditions de travail. Nous disposons par exemple de 220 lits pour loger les saisonniers, proposés en fonction de l’éloignement de la résidence principale des salariés. Les appartements sont pour une à sept personnes. Nous allons essayer d’augmenter ce parc. L’attractivité s’exprime aussi en termes de rémunération. Nos grilles sont nettement plus avantageuses que les autres acteurs du marché, ne serait-ce que par le système d’indexation sur l’indice INSEE des prix à la consommation qui revalorise quatre fois par an les salaires. La rémunération suit donc l’inflation.

Vous êtes toutefois sur un temps de travail de 39 heures et non 35 comme en France.
Nous respectons la loi qui fixe le temps de travail à 39 heures par semaine.

"Une saison chez nous est une belle carte de visite"

Quels profils cherchez-vous?
Nous recherchons des jeunes gens motivés et dynamiques. Nous sommes prêts à ouvrir nos portes aux jeunes étudiants.

Outre le salaire, qu’est-ce qui encourage les jeunes à travailler à la SBM?
Une saison chez nous est une belle carte de visite. En travaillant dans une entreprise réputée pour son excellence, ils acquièrent une expérience qui peut être utile pour postuler dans un établissement de même catégorie. Nous avons embauché des jeunes d’écoles de commerce l’été dernier ; ils en ont pleinement profité!

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