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On en sait plus sur le plan social envisagé à l'Hôtel Fairmont Monte-Carlo

Mis à jour le 18/01/2021 à 21:35 Publié le 18/01/2021 à 21:33
Les représentants du personnel se sont tous réunis, hier après-midi, au siège de l’USM.

Les représentants du personnel se sont tous réunis, hier après-midi, au siège de l’USM. Photo C. V

Monaco-Matin, source d'infos de qualité

On en sait plus sur le plan social envisagé à l'Hôtel Fairmont Monte-Carlo

Le personnel a été informé vendredi dernier de la volonté de la direction de procéder à un plan de départ volontaire qui toucherait notamment des salariés du secteur de la restauration

Après le plan social amorcé au sein de la Société des Bains de mer, l’hôtellerie monégasque fait à nouveau les frais de la crise sanitaire et économique de la Covid-19. Cette fois, c’est l’hôtel Fairmont Monte-Carlo qui entend se séparer d’une partie de son personnel.

Les détails ont été portés à la connaissance des délégués syndicaux, vendredi dernier, par la direction de l’hôtel 4-étoiles. Le plan prévoit le départ de 72 salariés sur les 411 CDI que compte l’établissement. Pour l’heure, il s’agit d’un plan de volontaires à la retraite, ouvert sans limite d’âge, sur des postes ciblés, principalement dans la restauration, cadres et non-cadres. Et sur les bases du minimum légal.

Négocier le supra légal

« La SBM a organisé son plan social, on s’attendait à avoir le nôtre », souffle Jean-Pierre Messi, secrétaire général du syndicat des cuisiniers. « Aujourd’hui, la direction nous demande des propositions pour ce plan de départ volontaire, nous dit qu’il faut accompagner les collègues, mais nous n’avons pas le montant de l’enveloppe. Notre volonté est d’ouvrir les négociations, pour avoir du supra légal ».

Parmi les 411 salariés, 106 personnes ont plus de 55 ans, 67 plus de 59 ans et 29 ont plus de 60 ans. Le delta est encore large pour la plupart, s’ils quittent leur poste, avant de toucher leur retraite.

Le plan social impacterait aussi fortement le secteur du marketing et de l’événementiel, notamment le service de traiteur événementiel « Private Dining » développé par l’établissement depuis de nombreuses années pour fournir cocktails et dîner pour de nombreux événements, du Yacht-show aux soirées de gala en passant par le mariage du souverain en 2011. « Pourtant, c’est un secteur qui rapporte et nous aurions besoin de garder ce personnel qualifié », regrette Rino Alzetta, concierge de l’hôtel et délégué du personnel.
Chez les différents représentants syndicaux de l’hôtel réunis hier après-midi au siège de l’USM, l’incompréhension règne. « Ces derniers mois n’ont pas été catastrophiques, même si le taux d’occupation des chambres a chuté de 38 % en 2020, la restauration a bien travaillé », plaide Sébastien Brincat, délégué du personnel du collège cadre.

Une situation immorale ?

« Bien sûr, la SBM a lancé aussi un plan social, mais la différence c’est que la SBM était déficitaire, alors que nous, nous sommes excédentaires », ajoute Stéphane Bellon, assistant chef concierge et délégué suppléant du collège cadre. Selon les chiffres apportés par les représentants syndicaux, l’hôtel a engendré un bénéfice de 8,4 millions d’euros de résultats d’exploitation au cours de l’année 2020.

« Même sans clients, l’hôtel perçoit les loyers des appartements, du Sun Casino, des boutiques, des vitrines », précisent-ils. Et Jean-Pierre Messi de juger « immorale » l’attitude de la société propriétaire (la compagnie London & Regional) de procéder à ce plan social, « alors même que le gouvernement monégasque a versé 4 millions d’euros cette année à l’établissement via le CTTR pour préserver les emplois ».

En filigrane, les salariés de l’hôtel (qui compte 617 chambres et 4 restaurants) entrevoient un appauvrissement de leurs conditions de travail pour faire tourner la maison à plein régime. « Si on perd 72 salariés, on sera obligés d’embaucher des précaires », souffle Jean-Pierre Messi.

Dans ce climat sanitaire instable et la crise, le plan social du Fairmont inquiète. « C’est une surprise que le Fairmont mette en place ce plan de licenciement. L’hôtel est resté ouvert, il appartient à la compagnie London & Regional des frères Livingstone qui ont fait plus de 10 milliards d’euros de recettes cette année Nous sommes face à des gens qui ont de l’argent et qui profitent de cet effet de mode du plan social causé par la crise sanitaire. La SBM a ouvert le bal, le Fairmont emboîte le pas, qui sera le suivant ? », questionne Olivier Cardot, le secrétaire général de l’USM.

Salariés et direction doivent se retrouver mercredi après-midi pour une première discussion de propositions. Les représentants du personnel sont également attendus vendredi au Conseil national. Et Didier Gamerdinger s’est également engagé à les recevoir prochainement.

Sollicitée, la direction générale du Fairmont Monte-Carlo n’a pas souhaité, pour l’heure, répondre à nos questions.

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