Rubriques




Se connecter à

Ils ont choisi un métier qui embauche. Luka, 18 ans : "J'aime cuisiner"

Épisode 1 de notre série "Ces filières qui embauchent." Coup de projecteur sur les métiers de l'hôtellerie, où près de 200.000 offres d’emploi sont, à ce jour, à pourvoir. C'est le premier créateur d’emploi en France. Les jeunes passionnés ont bien raison de se bousculer dans les écoles spécialisées, leur avenir est loin d’être bouché. Témoignage de Luka, 18 ans, jeune passionné qui se destine à devenir cuisinier.

Gaëlle Belda Publié le 10/05/2022 à 20:30, mis à jour le 10/05/2022 à 20:20
interview
Luka Alary est en bac pro cuisine au lycée Paul-Augier de Nice. Photo Franck Fernandes

Luka Alary a 18 ans. Il est originaire de Grasse et est actuellement en bac professionnel cuisine au Lycée des métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration à vocation internationale Paul-Augier, à Nice.

Quel est votre parcours?

Je me prépare à passer un bac pro cuisine au lycée hôtelier Paul-Augier, à Nice. Je suis donc en terminale. Peut-être qu’ensuite je pousserai jusqu’à la formation “traiteur”, pour me perfectionner encore. 

J’ai toujours aimé cuisiner, depuis petit. Mon père a un hôtel-restaurant dans le Haut-Var alors je fais les saisons avec lui depuis un certain temps. Ça me booste énormément. Même dans le cadre de ma formation. Je reviens toujours avec un peu plus d'expérience, une leçon, quelque chose que j’ai appris sur le terrain et que je partage avec mes camarades du lycée. 

Pourquoi avoir choisi ce métier?

Parce que c’est ma passion! Je suis né dedans et j’aurais pu passer complètement à côté. Mais non. J’aime cuisiner. J’aime faire plaisir aux gens. J’aime l’énergie que cela procure et ça décuple encore la mienne. Celle qui est nécessaire à un travail de qualité. J’aime aussi la pression, les coups de feu, travailler à un rythme soutenu. Et enfin, j’aime la rigueur et l’exigence. Ce métier apporte tout cela.

Quelles sont les qualités requises pour y arriver?

Il faut être rigoureux, attentif. Il faut aimer le partage, avec les confrères et avec les clients. C’est important d’être soudés, d’avoir un bon esprit d’équipe. On n’est pas seuls en cuisine ou dans un restaurant, de façon générale. Il faut avoir de l’énergie, aussi. Le métier peut être fatiguant. On est très pris, à des horaires parfois difficiles. Evidemment, si on est passionné… c’est encore plus facile.

 
Photo Franck Fernandes..

Les difficultés rencontrées

Cette idée de temps, par exemple. Je le vois avec mon père - puisque moi je ne suis pas encore vraiment dans la vie active -, il y a peu d’espace pour faire autre chose. Ce métier est très prenant. Beaucoup imaginent qu’on n’a pas de vie… il ne faut pas exagérer non plus. Mon père a une famille et des amis. Il est très fier de mon choix. Même s’il me dit “bon courage”. Parce qu’il en faut. 

Moi, je me fais de supers amis à l’école hôtelière parce que l’ambiance y est très particulière et qu’on y crée des liens forts. Si on en croit nos profs, ces liens dureront. Et puis, encore une fois, on retire beaucoup de satisfactions de ces métiers-là. 

Les bonnes surprises

Cette force que nous donne l’école et le groupe. J’ai vraiment le sentiment qu’on me pousse à aller toujours plus loin, toujours plus haut. Ce qui est génial c’est que nous sommes tous passionnés par ce que l’on fait. A chaque retour de week-end, on est super contents de se retrouver pour discuter entre nous de cette passion. 

Avec la Covid, on n’a pas eu de chance, on n’a pas eu l’expérience de terrain dont ont bénéficié les autres avant nous. Moi, j’ai la chance de me faire la main avec mon père alors quand je reviens, je n’ai qu’une hâte: leur raconter. C’est une aventure plus belle que je ne l’imaginais. Et puis, on est jeunes mais on n’est pas inquiets: on ne se pose pas la question du sens de ce que l’on entreprend ou de l’avenir. On sait où l’on va et on sait qu’il y a de la demande. Tout le temps. Partout. En France, à l’étranger. C’est quand même énorme!

Dans 10 ans, vous vous voyez où?

J’aimerais avoir mon propre restaurant. Un seul, pour commencer… et puis plusieurs, pourquoi pas!

Vous souhaitez devenir cuisinier?

Du CAP au bac + 2, il existe de nombreuses formations pour accéder au métier de cuisinier. Si le BTS hôtellerie-restauration permet d'occuper un emploi de premier commis ou de chef de partie, le CAP reste le diplôme d'entrée de base, et l'apprentissage la voie privilégiée dans le secteur, selon l’Onisep.

Après la 3e: CAP cuisine

Niveau bac: Bac professionnel cuisine. Bac technologique sciences et technologies de l'hôtellerie et de la restauration (STHR). Bac professionnel arts de la cuisine.

Niveau bac + 2: BTS management en hôtellerie restauration option B : management d'unité de production culinaire

Les établissements des Alpes-Maritimes, de Monaco et du Var: Lycée des métiers du tourisme, de l’hôtellerie et de la restauration à vocation internationale Paul-Augier de Nice, lycée professionnel Auguste-Escoffier de Cagnes-sur-Mer, lycée Technique et Hôtelier de Monaco, lycée professionnel Paul-Valéry de Menton, Faculté des Métiers - École Hôtelière de Cannes, Lycée Anne-Sophie Pic des métiers de l'hôtellerie et du tourisme de Toulon

Dans le cadre d’une reconversion professionnelle: On peut entamer un parcours de formation, dans les Alpes-Maritimes et le Var, via le Greta de l’académie de Nice, avec une durée qui dépendra des acquis et de l'expérience de chaque personne.

Offre numérique MM+

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.