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Ils ont choisi un métier qui embauche. Louis, 20 ans, étudiant en informatique: "J’adore résoudre des problèmes"

Épisode 7 de notre série "Ces filières qui embauchent". L’accélération du progrès numérique les a rendu indispensables: les experts informatiques et nouvelles technologies. Pôle emploi recense 54.369 offres d’emploi en France. Témoignage de Louis Villedieu, jeune cérébral de 20 ans, passionné de casse-tête informatique.

Alexandre Ori Publié le 22/06/2022 à 19:30, mis à jour le 22/06/2022 à 15:07
Passionné d'énigme, Louis, 20 ans, apprend à déchiffrer l’implacable langage du code informatique. (Photo Dylan Meiffret)

Son bac S en poche, Louis s’est lancé dans un cursus de cinq ans au sein d’Epitech Nice, école privée spécialisée dans l’informatique.

Quel est votre parcours?

J’ai fait un bac scientifique avec l’option Informatique et Sciences du Numérique. J’avais déjà envie de me tourner vers les nouvelles technologies alors j’ai postulé à Epitech. Pour rentrer dans cette école payante, il faut passer un test d’Anglais parce qu’on sera amené à travailler à l’étranger. Ensuite, le test de logique en équipe. Ça nous amène à raisonner ensemble. C’est important pour la suite.

En première année, on a tout de suite beaucoup de pratique. On apprend le langage C bas niveau. C’est le langage informatique le plus proche de la machine, mais qui reste compréhensible par un humain.

Ensuite, j’ai fait un stage de 4 mois dans une entreprise d’expertise automobile en région parisienne. Je gérais la base de données, c’est-à-dire que je m’occupais du bon fonctionnement du stockage d’informations, connecté avec les appareils de l’entreprise.

 

Pourquoi avoir choisi ce métier?

Enfant, je m’amusais à résoudre toute sorte de casse-tête. Répondre à des problèmes, résoudre des énigmes, passer du temps à me concentrer pour trouver la meilleure solution: j’adore ! En fait, je ne suis pas manuel mais carrément cérébral.

Coder ça prend beaucoup de temps, mais ça en fait gagner beaucoup plus.

Avec le code, c’est pareil. Un client me pose un problème et j’ai dois répondre à son besoin. Ça peut-être le développement d’un logiciel pour gérer les comptes, la programmation d’un système informatique pour l’entreprise ou simplement la création d’un site web.

En fait, coder ça prend beaucoup de temps, mais ça en fait gagner beaucoup plus. Le code, c’est le mélange de symboles et de lettres qui nous permettent de créer des fonctions qui exécutent automatiquement des actions au sein d’un programme. Ça permet au système de fonctionner plus efficacement et ça soulage l’Homme.

Le code, c’est le mélange de symboles et de lettres qui nous permettent de créer des fonctions qui exécutent automatiquement des actions au sein d’un programme. (Photo Dylan Meiffret).

Quelles sont les qualités requises pour y arriver?

Il faut être autonome. La programmation, c’est une langue très hermétique. Au sein d’une entreprise, s’il n’y a pas d’équipe spécialisée, je suis tout seul face au problème informatique. Je dois donc me débrouiller sans l’aide de personne. Il y a des moments de solitude quand c’est difficile, mais ça me responsabilise.

 

Demain sera fait d’intelligence artificielle et de crypto-monnaie, il faut donc se tenir informé des innovations

La curiosité est capitale aussi. Dans dix ans, ce qui existe maintenant et ce qu’on nous apprend, auront bien changé. Les nouvelles technologies se multiplient, tout s’accélère. Demain sera fait d’intelligence artificielle et de crypto-monnaie, il faut donc être curieux, flexible et se tenir informé de toutes les nouveautés qui façonnent déjà le monde de demain.

Enfin, il faut être patient. On peut passer une après-midi pour faire un site internet, et consacrer des mois voire des années entières sur des gros projets comme les systèmes d’exploitation, les jeux vidéo ou l’électronique embarqué dans les fusées.

Les difficultés rencontrées?

Les premiers mois sont très compliqués. On appelle ça la piscine parce qu’on est noyé de travail et on doit apprendre à nager. Et aussi parce que l’air est humide à cause du stress et de la concentration…

J’ai donc dû adapter mon esprit à un langage, une logique très particulière. Un ordinateur, c’est binaire: 1 ou 0. Il faut donc apprendre à lire le code, un peu comme des hiéroglyphes.

Ça demande de rester des heures et des heures sur un problème, devant un écran, en étant proche de la solution sans pour autant réussir à tout résoudre. C’est complexe et éprouvant mentalement, il faut garder son calme et persévérer.

Après une formation BAC+5, le diplôme d'expert informaticien et des nouvelles technologies ouvre généralement sur des CDI de CSP+ (Photo Dylan Meiffret).

Les bonnes surprises

"Il y a ce préjugé du nerd, du geek associable devant son écran. Évidemment, c’est faux. Nous sommes solidaires: nous préférons mettre en pause notre propre projet pour s’entraider et résoudre les problèmes."

 

À la sortie d'école nous sommes à 97 % pris en CDI à des salaires très confortables

Le salaire est aussi une bonne surprise. On a beaucoup de chance parce qu’à la sortie de l’école, nous sommes à 97 % pris en CDI à des salaires très confortables dès le début de carrière.

Vous vous voyez où dans 10 ans?

Déjà, je termine mon école qui se fait  en cinq ans. Actuellement, je recherche une entreprise pour un contrat de travail à temps partiel pour six mois. Ensuite il me faudra trouver un nouveau stage. Pour la troisième année, je devrai partir à l’étranger.

En règle générale, après tout ça, c’est un CDI dans l’une des entreprises de stage. L’école est payante, 9000 euros l’année. La priorité, ce sera donc de rembourser le prêt étudiant. Après, j’aviserai. Pourquoi ne pas lancer ma propre entreprise?

Vous souhaitez devenir informaticien?

Il existe de nombreuses formations post bac, allant du Bac+1 au Bac+5, pour se former aux métiers de l’informatique à l’échelle nationale.

Dans les Alpes Maritimes, l'Université Côte d'Azur propose une formation au sein de l'IUT,  IUT Informatique Nice-Côte d’Azur , école 42, My digital school, Epitech Nice.

 

Dans le Var: Défi 83 , Université de Toulon 

Offre numérique MM+

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