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A Monaco, le plan social de l'hôtel Méridien annulé par la direction

Mis à jour le 27/05/2021 à 11:21 Publié le 27/05/2021 à 10:15
31 postes étaient visés par le plan social du Méridien. Finalement, celui-ci a été annulé par la direction.

31 postes étaient visés par le plan social du Méridien. Finalement, celui-ci a été annulé par la direction. Cyril Dodergny

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A Monaco, le plan social de l'hôtel Méridien annulé par la direction

Au lendemain d’une grève votée par 78 salariés, qui aurait menacé l’activité de l’hôtel pendant le Grand Prix, la direction a annoncé au personnel que les 31 postes visés n’étaient plus menacés.

Coup de théâtre au Méridien Beach Plaza. Le plan de sauvegarde de l’emploi, qui visait initialement 31 postes au sein de l’hôtel 4-étoiles, a été annulé par la direction.

Celle-ci, par la plume de Manuel de Vasconcelos, en a informé les salariés le 19 mai au soir, par mail. "Nous considérons que les conditions requises pour le PSE ne sont pas réunies et préférons donc annuler ce plan", conclut-il dans son message au personnel.

Une allusion explicite aux événements internes de la veille. En effet, le 18 mai en assemblée générale, 78 salariés de tous corps de métiers (1) votaient une grève surprise de 24 heures. Sans préciser le jour, entretenant ainsi le flou alors que le Grand Prix de Monaco de Formule 1 approchait à grand pas. Et suscitant, sans doute, l’inquiétude de la direction alors que 100 membres de l’écurie Ferrari devaient loger au sein de l’établissement hôtelier.

Point d’achoppement sur les départs contraints

Depuis l’annonce du plan social mi-avril, les réunions hebdomadaires entre la direction et les délégués syndicaux et du personnel n’avaient pas suffi à apaiser de vives tensions. Et un point d’achoppement demeurait autour des départs contraints.

"Durant tout l’hiver, le directeur nous avait alertés qu’il y aurait probablement un plan social mais que celui-ci se ferait sur la base de départs volontaires. Or, après l’annonce mi-avril, on s’est aperçu qu’il y aurait 15 départs contraints sur les 31 postes visés, argumente Mathias Blot, délégué du syndicat Hôtels, Cafés et restaurants de Monaco. On voulait de sa part des garanties écrites qu’il n’y aurait que des départs volontaires. On ne les a jamais eues. Cela fait des années qu’on nous ment. La confiance accordée à la direction est très faible. Tout cela a conduit à la grève."

"C’est très rare, voire inédit"

La direction, elle, avait reporté au 31 mai la date butoir des candidatures au départ volontaire pour se laisser le temps de l’analyse "et voir si elles permettraient de compenser et éviter des départs contraints".

Avec la suite que l’on connaît.

"Une annulation de plan social, c’est très rare voire inédit. Grâce au rapport de force, on a fait reculer la direction, se félicite Olivier Cardot, secrétaire général de l’Union des syndicats de Monaco. On est satisfaits d’avoir pu préserver des emplois dans cet établissement. Cela prouve que c’était un plan social d’opportunité, injustifié et inacceptable. Maintenant que celui-ci est tombé à l’eau, on va suivre l’évolution…"

La direction réagit

"On a été très surpris du vote de la grève après tant de réunions hebdomadaires où l’on a discuté des points à améliorer. Pourquoi en arriver là avant le Grand Prix ?

Selon eux, c’était inadmissible qu’il y ait des départs contraints. Cela nous a étonnés car nous avions expliqué que l’on ferait tout pour les éviter.

Il fallait attendre le 31 mai, qu’on ait toutes les candidatures en main, pour savoir si l’on pouvait reclasser certains et pour prendre une décision finale. On a annulé le plan car on a considéré que les conditions basiques n’étaient plus réunies.

C’est dommage car il y avait plusieurs employés qui comptaient dessus, qui s’étaient préparés mentalement à partir. Je ne suis pas d’accord quand ils disent que c’était un plan d’opportunité.

On verra, à l’avenir, s’il y aura un plan. Cela dépendra de l’économie, du business, de comment va repartir l’activité."

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