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Une 4L, du désert marocain au musée de l’automobile

Mis à jour le 07/07/2019 à 10:11 Publié le 07/07/2019 à 10:11
Les deux jeunes sont partis d’Entrevaux, d’où est originaire Tom Chauvin, pour rallier Biarritz puis l’Espagne et, enfin, le désert marocain. Avec une boussole et un road-book, les deux pilotes ont dû s’orienter dans un décor inconnu mais inoubliable. Parfois, en empruntant des chemins périlleux. 	(DR)

Une 4L, du désert marocain au musée de l’automobile

L’hiver dernier, Brice Vallat, fils d’un jardinier du prince Albert II, et Tom Chauvin ont participé au raid étudiant 4L Trophy. Le premier a pu raconter leur expérience inoubliable au souverain

Sous les lumières tamisées du musée de l’automobile à Fontvieille, une petite nouvelle a fait son apparition. Nichée entre une Citroën de 1929 et un robuste engin polaire, la Renault 4L d’un bleu foncé, la carrosserie truffée de sponsors, fait de l’œil aux visiteurs. Dont le prince Albert II, ce jeudi-là, venu se faire conter l’histoire de cette mythique voiture. Car l’emplacement n’est guère anodin, la 4L Trophy et ses deux congénères ayant toutes un passé d’expédition. Toute pimpante, cette belle d’antan ne l’était pas quand Brice Vallat et Tom Chauvin, 18 ans, l’ont acquis pour 500 euros. Objectif ? La « retaper » pour prendre part à l’aventure épique du 4L Trophy, ce raid étudiant de 6 000 bornes entre Biarritz et Marrakech (lire ci-contre). À peine le permis en poche, les deux compères, en bac pro « mécanique automobile » au lycée niçois Don Bosco, en connaissent toutefois un rayon en mécanique. « On a tout refait : le châssis, le moteur, la carrosserie. On ne voulait pas avoir de problème dans le désert », sourit Brice Vallat. Son père, Ludovic, jardinier au palais princier, renchérit avec une once de fierté : « C’est leur projet d’école, ils se sont énormément investis pour ce 4L Trophy ! »

« Seuls au monde »

Forcément, cette restauration en profondeur s’est avérée coûteuse pour ces deux jeunes. Amortie, ceci dit, par la recherche minutieuse de sponsors susceptibles, en échange de visibilité, de mettre la main à la poche. « Sans doute la partie la plus coriace du projet », reconnaît Brice. Toujours est-il que le soin apporté à la préparation de leur 4L a payé au moment de ce raid aux allures de road-trip, entre le 21 février et le 3 mars dernier. Zéro pépin pour rallier Nice à Biarritz, le village départ et lieu des vérifications techniques. Pas même lors de la liaison libre vers Algésiras en Espagne. Débute alors le périple ponctué en cinq étapes. Des cailloux aux bacs à sable, en passant par les pistes et les dunes. « C’est une course d’orientation (1). On a une boussole, un road-book et des caps à suivre. Il faut faire le moins de kilomètres possible, prendre la meilleure trajectoire et contourner les dangers », détaille Brice. Si l’incident technique a été évité - outre cette durite poreuse - le sable piégeux du désert de Merzouga a donné lieu à un épisode cocasse. « On s’est ensablé, si bien qu’on ne voyait presque plus les roues, se marre le jeune Brice. On était seuls au monde. Au loin, on voyait un mirage et les 4L. On s’est dit qu’on était foutus ! Et là, un Marocain est sorti de nulle part pour nous aider. En deux heures, on est sortis de là. En échange, on lui a acheté quelques souvenirs. » Une rencontre salutaire. Tout comme celle avec les enfants du désert, l’essence même de ce raid automobile et... humanitaire.

Dans le coffre de leur 4L une kyrielle de matériels scolaires : cahiers, livres, sacs à dos, distribués via une association. « En voyant le Maroc le plus reculé puis Marrakech pour l’arrivée du raid, on s’est rendu compte de la pauvreté et de la richesse. On est contents d’avoir pu leur donner quelque chose, même si c’était le strict minimum », confie avec fierté le jeune pilote.

La 4L présente au moins six mois au musée

Une expédition humaine qui n’aura, sans doute, pas laissé insensible le prince Albert II qui, à défaut d’avoir participé au 4L Trophy, avait roulé au Paris-Dakar en 1985 et 1986.

Pour Tom et Brice, cela se résume en trois expressions : leçon de vie, projet d’école et aventure personnelle. Un triptyque vécu grâce à l’héroïne principale, laquelle est visible au moins six mois au cœur de la collection de voitures du prince. Là où, clin d’œil de l’histoire, Brice avait effectué son stage d’observation en classe de troisième.

La 4L bleue sera exposée au moins six mois au cœur de la collection de voitures du prince à Fontvieille. Là où le jeune Brice avait effectué son stage d’observation en 3e.
La 4L bleue sera exposée au moins six mois au cœur de la collection de voitures du prince à Fontvieille. Là où le jeune Brice avait effectué son stage d’observation en 3e. Thibaut Parat

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