Pédagogie, fréquentation, présentiel... Ce qui change en cette rentrée scolaire à l’International University de Monaco

La business school monégasque accueille pour cette année scolaire quelque 750 étudiants dont 200 entrants en première année de bachelor, signe d’un établissement qui séduit.

Article réservé aux abonnés
CEDRIC VERANY Publié le 08/09/2022 à 09:00, mis à jour le 08/09/2022 à 14:19
Ce mercredi matin, les premières années de bachelor ont découvert les espaces de cours qui vont être les leurs pour les trois prochaines années. Photo Jean-François Ottonello

Sur le parvis de l’université, ça bavarde tranquillement au soleil à l’heure de la pause. L’interaction sociale est revenue, le masque a disparu. Et les cours reprennent dans les locaux de la Condamine, en présentiel. L’International University de Monaco (IUM) fait sa rentrée cette semaine, accueillant progressivement ses 750 étudiants inscrits pour cette année scolaire.

Signe que la business school séduit: elle enregistre en ce mois de septembre, 15% d’étudiants en plus, dont 390 nouveaux entrants. Tous séduits par l’établissement à l’ADN international "tout en gardant une échelle humaine", note Jean-Philippe Muller qui dirige l’IUM depuis dix ans. Et entend continuer sur cette voie.

Le nombre d’étudiants en hausse

"On a changé de dimension", estime le directeur général, qui voit bien ses effectifs atteindre les 800 étudiants cette année. "C’est simple, la promotion de bachelor post-bac est devenue tellement importante qu’on ne peut pas accueillir les étudiants en une fois. Les nouveaux entrants sont pratiquement le double que ce qu’on avait il y a quatre ou cinq ans. Ce programme qui est le plus lourd et qui a beaucoup de succès avoisine désormais les 500 étudiants".

L’université est installée à la Condamine, au pied de l’immeuble Stella depuis la rentrée 2019. Photo Jean-François Ottonello.

Les 200 nouveaux élèves de première année ont été scindés en deux groupes. En parallèle, les locaux ont été réaménagés pour augmenter la capacité des espaces informatiques. Et quinze nouveaux postes de collaborateurs ont été créés pour accompagner la croissance d’étudiants. "Notre challenge, dans cette montée en puissance quantitative, est d’avoir un accompagnement qualitatif, c’est notre marque de fabrique".

En ligne de mire, l’IUM qui dispose de locaux neufs depuis 2019 espère trouver un peu plus d’espaces de travail. À Monaco, mais aussi dans d’autres campus du groupe INSEEC (auquel l’université appartient), où des échanges avec des étudiants inscrits en Principauté sont prévus.

 

Des nouveautés pédagogiques

Toujours focus sur ses domaines d’éducation autour du luxe, de la finance, ou du sport business, l’IUM lance cette année une nouvelle filière dans son Bachelor intitulée "Digital business développement". Traduction: un parcours pensé pour une formation business teintée par des savoirs sur les technologies digitales, avec un semestre à effectuer dans une école d’ingénieurs et un stage dans une start-up.

Jean-Philippe Muller est à la tête de l'établissement depuis une décennie. Photo Jean-François Ottonello.

L’année scolaire démarre aussi avec une place plus large faite dans les emplois du temps des étudiants pour qu’ils se consacrent à des projets de tous genres, en lien avec le tissu économique monégasque, pour s’impliquer concrètement dans des actions loin des cours théoriques.

L’école lancera plus tard cette année deux nouveaux masters aussi: l’un sur la gestion de fortune et de patrimoine; l’autre autour du développement durable. Deux milieux qui trouvent écho dans l’activité monégasque. Jean-Philippe Muller y tient. "Si un jeune vient de l’autre bout du monde pour faire ses études à l’IUM, c’est parce que Monaco résonne avec ces thématiques qui l’assurent d’avoir une bonne expérience en venant. On a une légitimité à s’engager et à former des jeunes pour permettre à la Principauté d’avoir des talents dans ces domaines. C’est un cercle vertueux".

Le présentiel à 100%

La pandémie semblant contenue en ce mois de septembre, la rentrée à l’IUM cette année s’effectue pleinement en présentiel. Plus de distantiel ou de solution hybride au programme, à la différence des rentrées 2020 et 2021. L’occasion pour les étudiants de profiter pleinement des locaux du Stella, pensés pour l’échange.

"L’espace de socialisation, de rencontres, de travail avec les professeurs prend une autre dimension. C’est un lieu où on interagit et on échange, c’est pour ça que l’on vient et les locaux sont conçus pour ça, comme un élément moteur dans l’interaction des étudiants".

 

À l’avenir, les équipes de l’IUM espèrent aussi trouver des solutions pour loger les étudiants autour de la Principauté. Beaucoup optent pour une colocation dans de grands appartements disponibles en basse saison et qu’ils doivent rendre à l’été. Une résidence étudiante, implantée dans une commune limitrophe serait une belle avancée. Certains responsables réfléchissent à sa faisabilité.

Retour d’Américains et d’Indiens

C’est un signe fort que les échanges internationaux reprennent. Parmi les nouveaux inscrits cette année, les équipes de l’IUM ont constaté de nouveaux arrivants en provenance des Etats-Unis ou d’Inde. Deux marchés qui avaient disparu avec la pandémie.

Si l’établissement compte 25 nationalités parmi ses étudiants, les ressortissants français (25%) et italiens (22%) dominent. Mais la diversité reprend. "On a remarqué que les choix de rejoindre les écoles se font plus tard, on a beaucoup recruté pendant l’été. Peut-être à cause des incertitudes internationales. Le bon signal, c’est que certains pays hors Europe reviennent", estime le directeur général.

Les Chinois, en revanche, manquent toujours à l’appel. Comme les Russes, fortement présents par le passé mais dont le nombre d’étudiants à Monaco décline depuis 2015, à l’exception de quelques expatriés.

Ce concert des nations fait partie aussi des valeurs de l’école. "Quand nous avons 25 nationalités et qu’il faut travailler ensemble, c’est déjà un apprentissage, d’appréhender le multiculturalisme. Aujourd’hui, bien sûr le monde est tendu, mais un espace comme le nôtre est un espace privilégié pour s’écouter, se comprendre, se tolérer. Ici, il n’y a pas de conflit".

“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.