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"Nous en sommes à cinquante protocoles depuis mars 2020", ce directeur d'école niçois exprime sa colère

Ce jeudi, les enseignants observeront une grève nationale contre le nouveau protocole sanitaire dans les établissements scolaires. Thierry Pajot, directeur de l’école élémentaire Saint-Pierre-d’Arène à Nice, explique les raisons de la colère.

G. L. Publié le 12/01/2022 à 08:20, mis à jour le 12/01/2022 à 08:33
Thierry Pajot, directeur de l’école élémentaire Saint-Pierre-d’Arène à Nice. Photo Eric Ottino

Créé en juillet, le Syndicat des directrices et directeurs d’école se montre en première ligne dans le mouvement qui s’annonce. Il rassemble 1.400 membres au plan national.

Son secrétaire général, le Niçois Thierry Pajot, directeur de l’école élémentaire Saint-Pierre-d’Arène, sera au nombre des grévistes jeudi.

"Si les remontées que nous avons se confirment, le mouvement sera inégalé. Des agents territoriaux nous rejoignent, des cantines seront fermées jeudi, il y aura aussi des inspecteurs en grève."

 

Le directeur d’école insiste sur un point. Si ses collègues et lui ne monteront pas sur l’estrade, c’est pour protéger le personnel et les enfants.

"Nous en sommes à cinquante protocoles depuis mars 2020 à mettre en application dans nos écoles. On n’arrive pas à en appliquer un qu’il est déjà remplacé par le suivant! Il y a une incompréhension des enseignants et des parents. 

"Le gouvernement parle aux médias, mais pas au personnel"

Thierry Pajot pointe le manque de moyens de protection, d’autotests. Il fait surtout la chronique de directeurs débordés, surchargés, coincés entre les demandes et les inquiétudes légitimes des parents et l’absence de réponse de leur hiérarchie.

"Le gouvernement parle aux médias, mais pas au personnel de l’Éducation nationale. Nous sommes la cinquième roue de la charrette. Nous découvrons le protocole au journal de 20 heures sans recevoir les directives."

Il dénonce le non-remplacement des enseignants, qu’ils soient malades de la Covid ou d’une autre pathologie. "Des classes sont fermées et ne sont pas comptabilisées. J’ai une collègue qui est malade aujourd’hui, elle n’a pas la Covid, elle n’est pas remplacée! J’en ai une autre qui a la Covid, elle n’est pas remplacée pendant une semaine."

Le secrétaire général du syndicat estime que l’Éducation nationale ne met pas tous les moyens "pour préserver le sanctuaire école". Il réclame des masques, des autotests, des remplaçants. "Pour l’instant, nous gérons le chaos. J’ai 63 élèves absents sur 220 dans mon école, 10 sur 28 dans ma seule classe!"

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