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Monaco inaugure l'EduLab, un espace innovant où les enseignants sont formés à l’éducation numérique

Mis à jour le 21/10/2019 à 08:59 Publié le 21/10/2019 à 10:00
Parmi les projets de cette éducation numérique : l’initiation à la programmation.

Parmi les projets de cette éducation numérique : l’initiation à la programmation. Photo Michaël Alési/Dir Com

Monaco inaugure l'EduLab, un espace innovant où les enseignants sont formés à l’éducation numérique

Le prince a inauguré jeudi un espace, où les enseignants seront formés par des experts du numérique et construiront des contenus pédagogiques innovants grâce à des outils à la pointe.

À l’ère du XXIe siècle, l’école change, s’adapte. Les tablettes numériques complètent, voire remplacent les bouquins. On y apprend la programmation en complément des matières dites traditionnelles. Enseigner autrement, grâce au prisme du numérique, devient donc le cheval de bataille des gouvernements, y compris à Monaco où une feuille de route pour la transition numérique - Extended Monaco - touche à tous les secteurs du pays, dont celui de l’éducation.

Lors des Assises du numérique éducatif en avril dernier, deux cents professeurs ont planché sur le sujet. Outre le fait que cette journée a accouché de six projets éducatifs, le personnel enseignant a fait part d’un souhait.

Patrice Cellario, conseiller de gouvernement - ministre de l’Intérieur, le résume: "De pouvoir tester des technologies nouvelles pour personnaliser davantage leur enseignement, d’être accompagné pour s’adapter aux transformations numériques qui sont permanentes, de faciliter les échanges et les questionnements sur leurs pratiques pédagogiques, de bénéficier d’espaces dédiés à la co-construction de projets pluridisciplinaires."

"Notre vie est gouvernée par les algorithmes"

De cette revendication est né l’Édulab, inauguré ce jeudi par le prince Albert II.

Un lieu, installé dans les anciens locaux du lycée FANB, doté pour 50.000 euros d’outils à la pointe (lire ci-dessous) et fournis par Hewlett Packard et Éducation digitale. Ici, de la réalité virtuelle et un apprentissage par l’immersif. Là-bas, des imprimantes 3D et stations d’apprentissage tout-en-un avec plan de capture 3D.

Le lieu se résume en trois mots: comprendre, créer et utiliser.

"C’est un espace où les enseignants du public et du privé vont pouvoir être formés, acquérir de nouvelles compétences, construire du contenu pédagogique innovant et échanger avec des experts numériques. L’idée, c’est qu’ils testent des choses sans se donner de limites. En bref, qu’est-ce qu’on peut créer pour l’expérience éducative de demain à Monaco?", explique Nicolas Rodier, conseiller technique à la Direction de l’Éducation nationale.

Une chose est sûre, la programmation y a déjà toute sa place. La présence du robot humanoïde Nao qui n’obéit que grâce à des instructions distillées par ordinateur en est la preuve vivante.

"Notre vie est gouvernée par les algorithmes et elle le sera de plus en plus, poursuit-il. Si nos enfants ne comprennent pas ces algorithmes, le fait que derrière il y a un choix humain, on risque d’avoir des enfants passifs face au numérique. On ne doit pas parler de projets numériques dans l’éducation mais bien de faire des projets éducatifs dans une ère numérique."

Dans la salle voisine, une classe "test" verra défiler les enfants de la Principauté pour expérimenter ces nouvelles situations d’apprentissage.

"Selon un rapport de Dell, 85 % des emplois de 2030 n’existent pas. Si on n’est pas capable, demain, d’avoir des élèves agiles, on prépare mal l’avenir", conclut Nicolas Rodier.


À quoi servent les outils de cet espace ?

 

Le prince Albert II a pu tester la réalité virtuelle au sein de l’EduLab.
Le prince Albert II a pu tester la réalité virtuelle au sein de l’EduLab. Photo Michaël Alési/Dir Com

La réalité virtuelle
Faire de l’élève un acteur à part entière et non plus un spectateur passif. La réalité virtuelle ouvre littéralement les champs du possible.

"On peut simuler la réalité avec aucune conséquence et que de l’apprentissage. En vivant la scène avec émotions et empathie, l’expérience ne se met pas dans la zone d’information du cerveau mais dans celle du souvenir", résume William Eldin, P.-D.G. de XXII.

Se retrouver propulsé dans la bataille d’Austerlitz, causer dans la langue de Shakespeare au beau milieu d’une boulangerie reconstituée, s’entraîner aux gestes de premier secours...

Au-delà d’un coût onéreux à l’unité, la portée éducative est réelle et... ludique.

"Ils peuvent vivre ce qu’il s’est passé il y a 10.000 ans, être immergés au milieu des dinosaures. On apprend plus vite avec des phénomènes d’empathie, on retient plus longtemps car c’est beaucoup plus proche de la conscience."

Le robot Nao
C’est un robot humanoïde de 58 centimètres capable de parler plusieurs langues, de se mouvoir dans l’espace et d’interagir avec les humains en posant des questions. Son petit nom: Nao.

"Il n’obéit qu’aux instructions qu’on lui a données", souffle Frédéric Grelier, responsable marketing d’ERM, une société de solutions didactiques et technologiques. C’est ce qu’on appelle dans le jargon de la programmation. Une matière déjà enseignée une heure par semaine dans les établissements du primaire et secondaire.

"Pour le faire obéir, on utilise un langage de programmation par blocs, lesquels s’emboîtent sous forme de puzzle. On apprend ce nouveau langage du XXIe siècle et on se construit un raisonnement logique."

La numérisation et impression 3D
Autre petit bijou technologique: l’ordinateur de bureau Sprout, signé par HP, qui permet à l’utilisateur de numériser en trois dimensions. À côté, on retrouve des imprimantes pour imprimer un objet aussi vrai que nature.

"L’utilité de cet atelier est de créer du contenu interactif pour augmenter sa présentation, ses cours, ses exposés. Les apprenants sont vraiment maîtres de leur apprentissage et plus dans la passivité », détaille Camille d’Arondel de Hayes, formatrice et media design chez Éducation digitale. On peut enlever les impuretés de l’objet, travailler sur la finesse du rendu."


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