“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

La semaine de quatre jours revient en force dans les écoles autour de Monaco

Mis à jour le 01/08/2017 à 17:09 Publié le 01/08/2017 à 17:15
À Beausoleil, on préfère prendre le temps de la réflexion, pour le bien-être des enfants.
	(Archive photo Michaël Alesi)

La semaine de quatre jours revient en force dans les écoles autour de Monaco

La possibilité offerte par le gouvernement de modifier le rythme scolaire « à la demande », a été saisie presque partout dans l'académie de Nice. Le point sur la situation autour de Monaco

On l'avait déjà vue en 2008, puis en 2013 : la semaine de quatre jours est de retour, par "dérogation au cadre général de quatre jours et demi" selon le ministère de l'Éducation nationale. Ainsi, si les académies de Poitiers, Toulouse ou Nantes, moins de 15 % des établissements reviennent à l'ancien rythme, dans l'académie de Nice cette dérogation devient la généralité. Ce ne sont pas moins de 84 % des écoles qui saisissent cette opportunité, à l'instar des établissements de La Turbie.

"Le conseil de l'école réuni le 26 juin a été presqu'unanimement favorable au retour de la semaine de quatre jours. Il y a eu quelques abstentions, mais aucun vote contre", confie le maire Jean-Jacques Raffaele.

Organisation difficile, ou pas

S'il reconnaît volontiers qu'il était contre la loi Peillon qui a instauré le rythme officiel actuel, lui et ses équipes se sont pliés de bonne grâce aux contraintes d'organisation que cela nécessitait : "C'était un travail de dentellier. C'est le seul regret que j'ai : déconstruire cet excellent travail de mes équipes. Pour autant, les professeurs et les parents nous disaient que les enfants étaient très fatigués. Je suis donc satisfait du retour de ce rythme de quatre jours. Il va juste falloir mettre en place une nouvelle organisation des services municipaux."

Même satisfaction avancée par le maire de Cap-d'Ail, Xavier Beck, où le conseil d'école a choisi « à une écrasante majorité » le retour de la semaine de quatre jours : "Je considère que les enseignants sont les plus qualifiés pour savoir ce qui est bon pour l'éducation des enfants. Pour nous, il était donc très clair que leur avis au conseil d'école serait primordial. Cet avis a été sans ambiguïté favorable au retour aux 4 jours. J'ai exprimé le souhait que les matières fondamentales puissent continuer d'être enseignées plutôt le matin et que les après-midi soient d'avantage consacrées aux activités sportives et culturelles. Mais je ne suis pas décisionnaire sur ce sujet."

Seule dissonance par rapport à La Turbie, Xavier Beck considère que sa mairie "n'aura aucune difficulté pour s'adapter au nouveau rythme qui est en fait celui de 2013."

Un regard différent

Dans la Communauté d'agglomération de la Riviera française, seules Sainte-Agnès et Beausoleil conservent le rythme de quatre jours et demi. Car Gérard Spinelli, le maire, voit la problématique sous un autre angle :

"Nous avons engagé un parcours relais réussite avec l'académie, et nous avons pris la décision de rester sur notre rythme actuel dès le mois de mars, donc avant l'élection présidentielle. On a préféré ne pas s'engager dans l'urgence, car il y a beaucoup d'enjeux. Il faut donc prendre le temps de la réflexion. Nous voulons retravailler avec tous les acteurs de l'école. Dans notre ville, où beaucoup d'enfants ne sont pas francophones de naissance, le temps scolaire est très important. Il faut bien réfléchir avant de le modifier."

En clair, c'est à l'école que les enfants sont le plus en contact avec la langue française, ce qui serait de nature à favoriser leur intégration et leur réussite future. Spinelli conclut : "Notre ville est différente des autres, peut-être trouverons-nous une solution différente."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.

La suite du direct