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La France et Monaco Frais d’inscription à la fac : les Monégasques épargnés Des petits sujets du quotidien aux grands défis de la planète amis pour la vie Ce qu’ils en retiennent

Mis à jour le 03/04/2019 à 10:08 Publié le 03/04/2019 à 10:08
Le gouvernement princier, réuni dans son intégralité, sous les ors de la République.
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La France et Monaco Frais d’inscription à la fac : les Monégasques épargnés Des petits sujets du quotidien aux grands défis de la planète amis pour la vie Ce qu’ils en retiennent

Le gouvernement princier au grand complet était au Quai d’Orsay, lundi, pour discuter avec la France des très nombreux sujets qui intéressent Monégasques, résidents et salariés de la Principauté

La décision a été actée lors de cette Commission mixte de coopération franco-monégasque. Les étudiants monégasques ne seront pas considérés comme étrangers quand ils devront régler le montant des frais d’inscription dans les universités françaises, à la rentrée prochaine.

Et c’est une chance, quand on voit le niveau de l’augmentation décidée par la France. Par exemple, une année de licence coûtera 2 770 euros à un étudiant étranger, contre 170 euros actuellement. En master ou en doctorat, ce sera 3 770 euros, contre 243 euros.

La France a accepté d’exonérer les étudiants monégasques de cette hausse vertigineuse. « Les étudiants monégasques seront considérés comme des résidents français, annonce Maurice Gourdault-Montagne. Un décret est en préparation sur les droits différenciés et les étudiants monégasques en seront dispensés. »

Ceux qui pensent qu’il s’agit là d’une rencontre de pure forme, très institutionnelle, sans impacts concrets sur la vie quotidienne des Monégasques, résidents et salariés de la Principauté, ont tout faux. La Commission mixte de coopération franco-monégasque, qui se tient une fois par an en alternance sur le Rocher et au Quai d’Orsay, est au contraire un rendez-vous où bien des choses se décident, se projettent, se réfléchissent.

L’an dernier, Paris est venu à Monaco. Lundi 1er avril, une conséquente délégation monégasque a pris la direction de la capitale française pour cette 11e session qui s’est tenue sous les ors de la République, dans le cadre somptueux du ministère de l’Europe et des Affaires étrangères. À quelques mètres de la chambre et de la salle de bains du Roi, le gouvernement du Prince, au grand complet, entouré d’ambassadeurs, de hauts fonctionnaires et de conseillers, a échangé pendant plus de deux heures avec une imposante délégation française présidée par Maurice Gourdault-Montagne, le secrétaire général du Quai d’Orsay, le numéro deux de l’Institution après le ministre Jean-Yves Le Drian.

« Il est nécessaire de se voir une fois par an parce que notre Traité de 2002 nous l’impose, explique-t-il. Mais surtout parce que la session représente une échéance au cours de laquelle on fait la synthèse de nos relations qui sont exercées à travers toutes sortes de commissions et de groupes de travail. On dresse un état d’avancement des décisions prises et on fixe aussi les orientations et les objectifs. »

« Ces rencontres sont extraordinairement amicales et intimes, enchaîne Serge Telle, le Ministre d’État. Nous sommes dans des relations particulièrement étroites, et ce depuis très longtemps. »

Ici, on parle des sujets de la vie quotidienne - circulation, logement, infractions routières, sport, remboursement des frais médicaux... On prend aussi des décisions, à l’image des frais d’inscription des étudiants monégasques dans les universités françaises (lire par ailleurs) et de la mise en place du système Parafe (Passage automatisé rapide aux frontières extérieures) pour les passeports biométriques monégasques. Ici, on travaille aussi sur « les grands défis de la planète », ajoute le Ministre d’État, notamment la négociation d’un accord d’association avec l’Europe et les grands sujets qui tiennent aux engagements du Prince sur la biodiversité, le changement climatique, la protection des océans. Tous ces petits et grands sujets qui intéressent autant la France que Monaco.

Les pendulaires l’ont remarqué : deux carrefours de la Moyenne Corniche, après la sortie du tunnel de l’A500 en direction de Monaco, sont en travaux, et ce sera bientôt le cas pour le giratoire de l’hôpital. Ils sont même terminés pour celui qui permet d’accéder à Cap-d’Ail (lire notre édition d’hier). La concomitance de ces chantiers ne doit rien au hasard.

« Ces travaux sont couplés à la réouverture de la bretelle de sortie dite de Beausoleil », indique Marie-Pierre Gramaglia, conseiller de gouvernement-ministre de l’Équipement, de l’Environnement et de l’Urbanisme. Effectivement, l’afflux de véhicules au niveau du giratoire de l’Hôpital rend nécessaire la fluidification de la Moyenne Corniche.

Ce sujet a été abordé à Paris, lundi, tout comme celui des navettes maritimes : « On a estimé qu’il ne pouvait pas y avoir deux ou trois dossiers concurrents, confie Serge Telle. Le projet de navette maritime va se faire, d’autant que le tramway va arriver jusqu’au port de Nice. Une navette maritime jusqu’à Monaco, voire jusqu’à Menton et éventuellement jusqu’en Italie, c’est un très bon système. Nous sommes intéressés, et nous y prendrons notre part. Mais nous sommes trop petits pour le mettre en place ou le gérer. Être sur le parcours de ces navettes maritimes nous intéresse vivement. Nous l’avons dit à la Chambre de commerce de Nice et au président Christian Estrosi. »

Ce hasard de calendrier fait bien les choses.

Le mercredi 27 mars, soit trois jours avant la tenue de la 11e Commission mixte de coopération franco-monégasque, un décret est paru au Journal officiel français ouvrant droit aux ressortissants monégasques de bénéficier du système Parafe, comprendre le Passage automatisé rapide aux frontières extérieures. Les passeports biométriques monégasques sont désormais éligibles au dispositif, toutes les difficultés réglementaires et techniques ayant été levées.

Cette bonne nouvelle « vient clôturer plusieurs mois de travail commun entre la principauté de Monaco et le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères », confie Serge Telle.

L’amitié franco-monégasque permettra aux étudiants de Principauté de ne pas être traités comme des étrangers.
Cyril Dodergny
Maurice Gourdault-Montagne, secrétaire général du Quai d’Orsay.
Serge Telle, Ministre d’État de Monaco.

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