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L’Université Côte d’Azur recule au classement Shanghai, son président explique pourquoi

L’Université Côte d’Azur est tombée au classement qui détermine les meilleurs établissements du monde. Son président, Jeannick Brisswalter, explique ce recul et relativise.

Olivier Sclavo Publié le 01/09/2021 à 11:00, mis à jour le 01/09/2021 à 18:03
Jeannick Brisswalter, président de l’Université Côte d’Azur. (Photo A. Maccari - DR)

L’édition 2021 du classement Shanghai est tombée cet été. L’Université Côte d’Azur (UCA) glisse de la tranche 301-400 à 401-500 par rapport à 2020. Un recul qui ne fait pas sourciller Jeannick Brisswalter, président de l’Université Côte d’Azur. Bien au contraire.

"Ce changement de bascule c’est surtout que l’on doit se situer aux alentours de la 400 place, relativise le président de l’université azuréenne. Mais on ne le sait pas car le classement ne donne pas plus de précision au-delà de la 100 place. Pour moi, on doit être à la frontière et l’on peut basculer d’une tranche à l’autre."

Pour le professeur de physiologie reconnu "le Shanghai ne nous favorise pas dans son mode de classement". Il affirme que l’Université Côte d’Azur "est la plus petite des universités de ce classement" avec seulement 30.000 étudiants. "On ne cherche pas à se comparer à d’autres universités avec lesquelles nous ne sommes pas comparables", assure-t-il. Jeannick Brisswalter poursuit son argumentaire: "Nous n’avons pas fait de fusion, donc nous n’avons pas modifié notre périmètre. Nous n’avons pas plus de chercheurs qu’avant et comme c’est basé sur le volume..."

Les thématiques d’excellence mises en avant

L’ancien doyen de la faculté des sciences du sport préfère voir dans ce classement, la progression de l’UCA dans ses thématiques d’excellence. L’établissement pointe au rang 151-200 en science de la terre, 301-400 en écologie, 76-100 en mathématiques, 201-300 en sciences biologiques, 201-300 en sciences biologiques et humaines, 301-400 en médecine clinique et 201-300 en ingénierie électrique et électronique entre autres.

 

Du côté du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche, dont la ministre Frédérique Vidal garde un œil attentif aux résultats de l’université dont elle fut la présidente, on attire l’attention sur le fait que l’établissement était classé dans la tranche 801-900 en 2019 et qu’il se trouve à la 16e place au niveau national aujourd’hui. "La progression est donc indéniable", appuie le ministère.

Et pour faire mieux? Le président Brisswalter avance des solutions: "Augmenter le nombre de chercheurs renommés ou encore, travailler avec les programmes Initiatives d’excellence (IDEX) pour attirer les meilleurs chercheurs".

Qu’est-ce que le classement Shanghai ?

Lancé au début des années 2000 par les chercheurs de l’université Jiao-tong de Shanghai en Chine. Chaque année, ils classent les universités du monde entier selon six critères, avec des coefficients différents : le nombre de prix Nobel et de médailles Fields parmi les anciens élèves et parmi les chercheurs, le nombre de chercheurs les plus cités dans leurs disciplines pendant les dix dernières années, le nombre d’articles publiés dans les revues Nature et Science pendant les cinq dernières années, le nombre d’articles indexés dans Science Citation Index, et Social Sciences Citation Index et la performance académique comparée à la taille de l’institution. Des critères qui reçoivent leur lot de critiques. Les universités américaines et britanniques occupent largement le haut du classement depuis de nombreuses années. La France arrive en 3e position.

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