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Face au tollé, l’université décide de retirer les caméras installées dans des salles de classe à Nice

La bronca a été entendue. Plusieurs enseignants s’étaient émus de l’intrusion de caméras de vidéosurveillance dans deux salles de classe d’un centre de formation, à Nice-Nord. Ce jeudi, l’université Côte d’Azur annonce qu’elle va les retirer.

C. C. Publié le 25/11/2021 à 15:45, mis à jour le 25/11/2021 à 15:49
Les caméras globulaires disposées dans deux salles de l’Inspe vont être retirées. Système / Nice Matin

"Les caméras déployées sur le site de l’INSPE [Institut national supérieur du professorat et de l’éducation, ndlr] ont été installées par les services techniques d’Université Côte d’Azur dans le cadre du plan d’équipement de sûreté développé par l’établissement ", rappelle ce dernier dans un communiqué. "Toutes les caméras sont donc uniquement tournées vers des points d’accès au site."

Deux caméras globulaires ont été placées dans des salles de classe, dans le dos des professeurs, face aux élèves. Ce choix a suscité plusieurs plaintes auprès de la CNIL. L’université le justifie par le fait que "des portes d’accès extérieurs y sont installées". Et d’assurer: "L’objectif n’a jamais été de pointer sur les salles de cours mais de pointer uniquement sur les portes d’accès. Faisant suite aux retours des membres de la communauté, nous avons donc tout simplement décidé de retirer ces 2 caméras."

"Ils ont compris notre inquiétude"

L’université aura vite réagi à la polémique, 24 heures après que Libération a révélé l’affaire. "Nous sommes désolés si cela a entrainé des questionnements." L’université rappelle toutefois sa "responsabilité quant à la sécurité des agents et des étudiants", précise que ces caméras n’avaient pas encore été mises en service, et qu’elle aurait réagi de la même façon "si la demande nous était arrivée par des remontées internes traditionnelles".

 

Cette remarque fait rire jaune les enseignants, qui dénonçaient une "violation de leurs droits". "Nous avons communiqué avec notre hiérarchie administrative", rectifie Karine Lambert. Sur le fond, "c’est une satisfaction". Idem pour pour Olivier Le Dantec, "soulagé qu’ils aient entendu notre demande, compris notre inquiétude". Sa collège prévient: "D’autres dispositifs de vidéosurveillance vont être maintenus sur le site; nous allons rester extrêmement vigilants."

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