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Dans la peau d'un jeune et ambitieux entrepreneur

Mis à jour le 15/11/2018 à 05:15 Publié le 15/11/2018 à 05:15
Après avoir monté un business plan et reçu quelques conseils pour prendre la parole en public, les étudiants ont présenté leur projet à l'issue d'une journée instructive.

Après avoir monté un business plan et reçu quelques conseils pour prendre la parole en public, les étudiants ont présenté leur projet à l'issue d'une journée instructive. Thibaut Parat

Dans la peau d'un jeune et ambitieux entrepreneur

Hier au Lycée technique et hôtelier de Monaco, cinquante étudiants en BTS ont joué les jeunes entrepreneurs en pensant un projet de l'idée originelle à sa commercialisation. Instructif

Une expérience à des années lumières des bouquins et des cours magistraux. Pas de théorie, si ce n'est l'assimilation de fondamentaux. Ici, on est directement dans le vif du sujet, en l'occurrence de l'entrepreunariat. Hier, au sous-sol du Lycée technique et hôtelier de Monaco, 50 étudiants en BTS ont expérimenté le concept Graine d'entrepreneurs, pensé par la Jeune chambre économique de Monaco (JCE). « L'idée est simple : donner aux jeunes l'envie d'entreprendre. Au sens large du terme. Ce n'est pas juste créer une entreprise, cela peut être une association ou un événement », détaille David Sirour, créateur du concept et ancien président de la JCE locale.

La journée s'amorce avec un brainstorming. Littéralement, un partage spontané d'idées pour dégager un projet original. Et s'affranchir du réchauffé ou du déjà-vu.

« Le plus difficile, c'est de trouver LA bonne idée. Il faut quelque chose de tendance, d'actualité. Au début, on a tendance à partir un peu dans tous les sens », admet Tristan Gangemi, 19 ans.

Arriver à un produit commercialisable

Lui et son groupe ont imaginé une application, dotée d'une intelligence artificielle, permettant aux jeunes d'optimiser leur capacité d'épargne. D'autres ont pondu un projet de restaurant alliant spécialités monégasques et… insectes. Quand d'autres ont opté pour un bar à chocolat, une croisière connectée, ou une application créant un itinéraire urbain sur-mesure selon les goûts et couleurs du client.

Pour cette démarche, forcément inédite, ces jeunes entrepreneurs ne sont pas lâchés seuls dans la nature. Ils ont l'appui de mentors, de gens expérimentés du milieu. Qui les guident, les recadrent quand ils s'égarent, leur soufflent la méthodologie à suivre. « Pour arriver à un produit commercialisable qui soit viable pour le marché », précise Sandie Giacobi.

Alors, il leur faut pondre un business plan, évaluer le recrutement et les futures charges qui pèseront sur l'entreprise, cibler la clientèle, anticiper les possibles évolutions de la société. Bref, du concret. En simplifié, bien entendu. « Je me dis que les entrepreneurs ont bien du courage d'oser se lancer. Cela donne envie mais il y a beaucoup d'étapes à penser, d'obstacles à franchir », lâche une étudiante admirative.

Après l'esquisse du projet vient le temps de la présentation du « bébé ». Une tout autre paire de manches quand il s'agit de se livrer à un auditoire. Là encore, de précieux conseils leur ont été distillés. Sur la prestance, le port du micro, la respiration, la posture, la gestion des silences et du stress.

« Avoir le trac, la main qui bouge, ça arrive »

« Les meilleurs orateurs, ce sont parfois les plus grands timides. Car ils n'ont pas d'a priori. Avoir le trac, la main qui bouge, ça arrive mais en appliquant quelques techniques, on passe à un autre niveau », conseille Thierry Chausse, cofondateur de Grow Up Human Resources, un cabinet de conseils en ressources humaines et management.

Des petites astuces de gestuelle qui ont, semble-t-il, fait mouche, à en croire leurs professeurs. « Ils sont très créatifs, prennent des initiatives. On découvre une tout autre facette de leur personnalité dans un contexte hors scolaire », analysent Sophie Bertin et Carole Gravereau.

Avancer le fait que les élèves s'impliquent corps et âme dans ce projet ne semble pas galvaudé. Sur scène, l'assurance est là pour beaucoup, mis à part quelques balbutiements et hésitations. Il y a ceux qui jouent la carte de l'originalité, de l'humour ou du professionnalisme. Et pour espérer rafler la victoire finale, mieux valait respecter les critères prédéfinis : l'originalité du projet, la validation client et la faisabilité, la qualité de la présentation et l'efficacité du speech. Enfin, la cohésion d'équipe.

À ce jeu-là, c'est le projet « Smart View » qui a glané les éloges. « Ce sont des lunettes connectées à reconnaissance faciale qui permettent de reconnaître un client et de fournir les informations sur son identité et ses habitudes d'achat afin d'améliorer la relation client », présentent les jeunes pousses.

Peut-être un projet du futur ? Qui sait. En tout cas, à défaut de les commercialiser pour l'instant, ils pourront défendre leur invention, le 18 décembre au Grimaldi Forum, face aux gagnants des autres lycées.


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