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Comment l’IUM s’est immiscé dans le tissu local monégasque ?

Alors que l’année scolaire s’achève, l’école a souhaité féliciter ses étudiants qui se sont investis auprès d’organismes et d’associations monégasques pour développer un lien nouveau.

CEDRIC VERANY Publié le 06/06/2022 à 11:03, mis à jour le 06/06/2022 à 11:53
Autour du directeur général de l’International University of Monaco, une partie des étudiants investis cette année dans des projets sociaux. Jean-François Ottonello

Ils sont là pour préparer leur avenir professionnel… mais aussi en parallèle pour développer leur rapport aux autres. L’engagement est marqué depuis plusieurs années par l’International University of Monaco. La business school a voulu et su développer son maillage dans le tissu économique monégasque pour faire des professionnels de la place des alliés. Mais pas seulement. L’établissement incite aussi les étudiants à investir du temps et de l’énergie dans des projets qui servent la communauté. « Ce n’est pas obligatoire, rappelle Jean-Philippe Muller le directeur général de l’IUM. Mais c’est important et nous encourageons ces partenariats ».

L’appel a été entendu et l’année scolaire qui s’achève en est la preuve. La situation sanitaire s’apaisant, les étudiants se sont investis pleinement dans la vie sociale du pays et dans ses associations.

« Beaucoup d’étudiants voulaient s’investir »

À la tête du Charity Club, Clara Kiehl, étudiante en masters a coordonné les besoins du terrain et les envies des étudiants. « En début d’année, j’ai rencontré plusieurs personnes qui font vivre des œuvres caritatives à Monaco et nous nous sommes entendus sur des projets communs », explique-t-elle. Exemple avec l’association Saint-Vincent-de-Paul qui organise des maraudes auprès de personnes démunies dans les communes limitrophes. Plusieurs étudiants ont prêté main-forte dans ces tournées au cours de l’année. « C’est simple, à chaque fois nous avons un lieu, un nombre de personnes requis et nous proposons qui veut y participer. Nous avions remarqué que beaucoup d’étudiants voulaient s’investir mais n’avaient pas forcément de connexions. C’est ce que nous avons essayé de faire : créer le lien entre les clubs et les étudiants, souligne Clara Kiehl. « Et les organismes que nous aidons sont heureux d’accueillir des jeunes car nous pouvons aussi avoir des idées novatrices de par nos études mais aussi notre parcours, car l’école accueille des jeunes du monde entier ».

En parlant d’international, plusieurs élèves se sont investis dans des missions portées par des associations monégasques hors des frontières : la reconstruction d’une école en Haiti ou le soutien à des frais scolaires pour de jeunes suivis par Mission Enfance.

Tommy Buonsignore, étudiant de troisième année a apporté lui aussi sa pierre à l’édifice. En qualité de président de l’équipe de football de l’IUM (engagée dans le challenge Rainier III), il a eu l’idée d’un tournoi de charité partagé entre les étudiants et les jeunes de Special Olympics. La rencontre s’est jouée en février dernier. « C’était une bonne chose pour les étudiants, plaide-t-il. Et nous avons voulu montrer notre solidarité envers les personnes avec un handicap ».

 

Intégré au parcours scolaire l’an prochain

Si les initiatives sportives ont fusé, le bilan de l’année compte aussi de nombreux projets engagés dans les domaines de la finance et du luxe, cœur de métier de la business school monégasque.

Dans un autre domaine, des étudiants ont pris part au Red Touch Challenge, un concours porté par la Croix-Rouge monégasque pour développer un projet en Principauté. « L’école nous a proposé de participer à ce concours, on a eu des sessions de coaching pour développer notre idée, puis une soutenance. Et deux personnes ont été sélectionnées pour mettre en place leur projet », raconte Elisa Buner, étudiante en première année, dont le projet singulier est sorti victorieux. Et désormais est concret. « Je suis heureuse de lancer Monaco Mind, dont l’objectif est de développer notre capacité mentale de résilience à travers des ateliers pratiques, menés par des spécialistes. Les possibilités sont infinies et je suis très reconnaissante que l’école et la Croix-Rouge nous aident à développer ses idées créatives. »

Si les équipes de l’IUM se montrent fières de ce bilan de l’année scolaire, il a insufflé une nouveauté dans le parcours scolaire des étudiants qui entameront leur première année à la rentrée de septembre. Toutes et tous devront mener un projet à impact sociétal, inscrit dans leur cursus et donnant lieu à une note qui comptera dans la moyenne finale. Avec 200 nouveaux étudiants attendus à la rentrée, c’est autant de paires de bras qui devraient supporter de nombreux projets associatifs en Principauté.

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