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Collège Maurois : rendez-vous en terre... sismique

Mis à jour le 21/11/2018 à 05:13 Publié le 21/11/2018 à 05:13
Les collégiens ont participé à cinq ateliers relatifs au risque sismique.

Les collégiens ont participé à cinq ateliers relatifs au risque sismique. J.-F. Ottonello

Collège Maurois : rendez-vous en terre... sismique

Dans le cadre d'un partenariat entre la préfecture et l'Académie, une action de sensibilisation au risque sismique s'est tenue dans l'établissement scolaire, hier. Avec cinq ateliers à la clé

Comment prévenir les risques de tremblement de terre, sans attendre d'avoir à les subir ? En élargissant sa connaissance du phénomène, naturellement. Dans le cadre d'un partenariat entre l'Académie de Nice et la préfecture, trois établissements du département ont ainsi pu bénéficier d'une journée de sensibilisation au risque sismique. Parmi eux, le collège Maurois. Quatre classes de 4e ont été invitées, hier, à participer à des ateliers - à la fois pratiques et théoriques - abordant toute la chaîne de pédagogie, des règles de construction à respecter jusqu'aux bons gestes à adopter si un séisme venait à se déclarer. Tout le long de la journée, les élèves ont ainsi eu rendez-vous avec…

Les pompiers du SDIS

Pour apprendre la conduite à tenir en cas de séisme, s'adresser aux pompiers du SDIS, ceux du service citoyenneté. Même si la majorité des élèves a déjà une petite idée sur la question. « Avec eux, ça fuse, c'est très spontané. Ils ont souvent vu ces gestes à la TV et savent comment ça se passe », soulignent les deux hommes du feu. On retiendra malgré tout qu'il faut se protéger, et évacuer après la première secousse. « On leur apprend à se mettre sous la table, dos aux fenêtres, à ouvrir rapidement la porte. » Ce petit exposé rentre dans un cours plus détaillé de 2 h. Six élèves par classe l'ont suivi, afin de pouvoir « aider les autres, ou alerter en cas de malaise du professeur. On les appelle "assistants de sécurité"».

Le labo Géoazur

Responsable de la cellule éducation au laboratoire Géoazur (implanté à Sophia Antipolis), Jean-Luc Bérenguer sait invoquer les bonnes images pour expliquer ce qu'est un séisme. Invitant les élèves à sauter, puis retomber lourdement au sol pour que le sismomètre enregistre une secousse. Illustrant son propos avec une plaque… de lasagnes ! « Imaginez que c'est la croûte terrestre. Chaque fois qu'elle bouge, elle se tord. Mais comme elle est rigide, à un moment elle se casse. » Et de rappeler qu'une station d'enregistrement des événements sismiques se trouve très, très près. Au sein même du collège Maurois.

Pour appréhender ce que sont les ondes sismiques, place, cette fois-ci, à un ressort déployé sur un mètre. « Ayez en tête qu'il se trouve dans les lasagnes. Si vous appuyez à un endroit, si vous appuyez encore, à un moment il lâche. Et crée un mouvement, comme l'onde sismique qui se propage. » Un phénomène qui fonctionne si l'on exerce une contrainte à la verticale comme à l'horizontale. « Il existe deux types d'ondes. La S, comme serpent, est horizontale. La P, comme pression, est verticale. Mais en fait, l'onde P est surtout celle qui arrive en Premier, souvent accompagnée d'un grand bruit. Et l'onde S est la seconde, que les maisons n'aiment pas du tout. » D'où la nécessité de bien les construire.

Le bureau central sismologique français (BCSF)

Quelle est la vulnérabilité de tel ou tel bâtiment ? Pour répondre à cette question, la parole est à Christophe Sira, ingénieur d'études au BCSF (d'où viennent toutes les données en termes de sismologie). Photos à l'appui, le scientifique montre qu'un séisme peut être la cause de cinq types de déformations différents. La fissuration en croix étant la première d'entre elles. « Pour résumer, la vulnérabilité dépend de ce avec quoi on construit les bâtiments, de l'absence de chaînage, du type de plancher, de l'irrégularité au sol ou en élévation, de l'absence de contreventement ainsi que du mauvais entretien pouvant causer des infiltrations d'eau. »

Le CFA d'Antibes

Au centre de formation des apprentis d'Antibes, on y connaît un rayon en matière de maçonnerie. Or, ce sont bien ses fondements qui permettent à une maison de tenir debout quand on la secoue. Hervé Delrivo, professeur, évoque le « triangle parasismique » : « Il y a trois règles incontournables : l'implantation, la conception et l'exécution. Il faut tenir compte de la nature du sol et de son zonage, et soigner la mise en œuvre en ne loupant aucune étape. » Mais s'il y avait un mot à retenir, ce serait assurément le chaînage (en béton armé). « C'est lui qui permet de rigidifier. Quand il est bien fait au niveau du toit et des murs porteurs, le bâti pourra supporter plus d'effort sismique. »

Les pompiers de l'Urgence internationale (PUI)

Grâce à trois moteurs, le simulateur des pompiers de l'association PUI (basée à Limoges) permet à un plateau de reproduire les secousses de séismes survenus par le passé. Pour les élèves qui y prennent place, direction la France, l'Algérie et la Turquie. Pour une mise en situation des plus réalistes. Le pompier aux manettes introduit avec un petit descriptif du tremblement de terre simulé (localité, heure, magnitude, durée des secousses). Pour arriver au séisme survenu le 17 août 1999, en Turquie. Et dont la magnitude de 7,4 secoue assurément. « C'est super-bizarre, j'ai senti que ça vibrait dans tout le corps » souffle une élève. Désormais bien sensibilisée.


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