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Cinq cents scolaires au théâtre des Muses

Dans le cadre d'un partenariat avec l'Éducation nationale, la troupe L'Éternel Été présente, jusqu'à demain, sa version des Fourberies de Scapin. Quand les enfants sont à l'école de Molière

Mathilde Durand Publié le 09/06/2018 à 05:26, mis à jour le 09/06/2018 à 05:26
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Une salle pleine à craquer qui hurle « Vive le théâtre ». Le ton est donné. Devant les classes des écoles François d'Assise-Nicolas Barré, St-Charles et de La Condamine, les cinq comédiens de la compagnie L'Éternel Été ont joué Les Fourberies de Scapin. « Molière, c'est un passage obligé pour tous comédiens. On a toujours envie de s'y frotter », confie Emmanuel Besnault, metteur en scène.

La pièce démarre sur des airs de guitare et de percussions.

Entre deux scènes, des chants napolitains viennent ponctuer le récit ; pour le plaisir des jeunes spectateurs. Car c'est pour eux et, avec eux, que le théâtre des Muses partage cette expérience initiée en partenariat avec l'Éducation nationale. À la fin du week-end, ils seront ainsi 500 à avoir profité du spectacle. Et, sur l'année, 5 000 à avoir pris place dans la salle obscure gérée par Anthea Sogno.

 

Réinventer Molière

Il leur aura fallu près de deux ans pour réussir à présenter cette adaptation des Fourberies de Scapin : « trois semaines de répétition et un an et demi de construction », précise un des comédiens, Manuel Le Velly. Un long travail qui a fini par payer : « C'est trop bien », s'exclament les enfants tous en cœur à la fin de la pièce.

Ce public fait la force de la pièce : « Jouer devant des enfants, c'est très intéressant car ils ne rient pas pour les mêmes choses que les adultes. Jouer devant le "tout public", c'est assez compliqué car ils sont souvent moins expressifs », explique Shemci Laut, un des comédiens. Mais le temps d'une représentation, les adultes redeviendront des enfants.

« Conflit générationnel »

Mais le metteur en scène (aussi Scapin sur les planches) a aussi souhaité traiter d'une autre facette du classique de Molière.

 

« On a voulu aborder ce conflit générationnel entre le père et le fils. C'est pour ça que ce sont les mêmes acteurs qui interprètent Octave/Argante et Léandre/Géronte. »

Les comédiens jouent deux rôles ; enfilent, devant les yeux du public, un long foulard pour jouer les géniteurs. Le récit est fluide et les spectateurs rient aux éclats. Pari gagnant pour les Fourberies de Scapin version 2 018.

Si la pièce a déjà conquis le cœur des plus jeunes, les adultes risquent d'apprécier tout autant. Samedi à 21 h et dimanche à 16 h 30, le Théâtre des Muses accueillera les cinq comédiens et leur pièce déjantée. Il n'est pas encore l'heure de souffler pour L'Éternel Été.

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