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Avec le campus Georges-Méliès, Cannes veut enfin devenir une ville étudiante

Le campus universitaire Georges-Méliès, inauguré par David Lisnard et Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, s’apprête à faire de Cannes une "ville étudiante".

Solène Gressier Publié le 05/10/2021 à 08:45, mis à jour le 05/10/2021 à 08:43
Le campus universitaire Georges-Méliès a ouvert ses portes en septembre dernier. Photo Sébastien Botella

à cette Odyssée, il ne manquait que ce campus universitaire. Sans lui, Cannes ne pouvait pas devenir la ville étudiante tant imaginée par David Lisnard. Ce projet, c’était son "rêve". De gosse, d’abord: "Adolescent, j’ai grandi ici. à l’époque, Cannes n’était pas une ville étudiante." D’homme politique, aussi. "Quand j’ai eu la vocation d’être maire, je l’avais annoncé…"

Cette ambition, Frédérique Vidal, ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, ne peut qu’en témoigner. "Elle n’était pas ministre, mais nous partagions cette envie d’épopée", se souvient David Lisnard.

Alors, quel ne fut pas le "bonheur" de l’édile de pouvoir se lancer dans cette grande aventure "de la formation, de l’innovation, de l’émancipation, de la réalisation individuelle mais aussi collective à travers l’enseignement supérieur."

 
Alessandra Sublet a présenté son 1er numéro de l’émission « C’est Canteloup », diffusée sur TF1, dans les studios du campus Méliès. Photo Sébastien Botella.

"C’est assez unique"

à ses côtés, Frédérique Vidal se plonge dans ses souvenirs. Jamais la ministre n’a inauguré un campus comme celui-ci. "C’est assez unique, affirme-t-elle. C’est vous dire à quel point je suis heureuse et émue d’être présente."

Un sentiment qu’elle justifie par l’aboutissement de ce "combat", "qu’ils n’ont jamais lâché".

Tournée vers David Lisnard, elle ajoute: "Nous savions, vous et moi, ce que nous voulions pour la ville de Cannes." Une fertilisation croisée entre le monde universitaire et entrepreneurial, donc.

Symbolique forte pour les artisans de ce projet mûri de longue date : la ministre de l’Enseignement supérieur Frédérique Vidal a eu l’honneur de couper le ruban. Photo Sébastien Botella.

100% éducation, artistique et culturelle

Parce que oui, cette fourmilière de 8.145 m2, c’est bien plus qu’un millier d’étudiants, dispersés dans une trentaine de formations liées aux écritures scénaristiques et à la conception de contenus audiovisuels, qui s’inscrivent dans le cadre du programme "Cannes on Air".

Il y a aussi une cité d’entreprises. De quoi constituer un catalyseur de la création entrepreneuriale et de l’innovation, facteur de compétitivité et générateur d’emplois.

La troupe de danseurs de l’école internationale Rosella Hightower a présenté le spectacle « Wildfires » créé par le chorégraphe Hervé Koubi. Photo Sébastien Botella.

"C’est quelque chose que nous devons porter ensemble, haut et fort. Cannes est la première ville française 100% éducation, artistique et culturelle", félicite Frédérique Vidal, qui remercie l’Université Côte d’Azur de "donner aux étudiants la chance de réviser dans des espaces calmes, bercés par les répétitions d’opéra".

 

Parce que c’est ça, la culture. "On ne doit pas lui accorder que dix minutes par semaine. On doit être baignés dans la beauté. Et je crois que notre pays a besoin d’apaisement", conclut la ministre.

Photo Sébastien Botella.

Qui était Georges Méliès

On ne l’appelle plus le campus universitaire de la Bastide Rouge, mais de Cannes Georges-Méliès. Un pionnier du cinéma auquel David Lisnard tenait à rendre hommage: "On est sur un campus qui apprend des techniques, et à faire des ruptures créatives. Georges Méliès, c’est le symbole de l’audiovisuel. Il a inventé le trucage, l’effet spécial. Il a raconté une histoire fantaisiste et a apporté du rêve. Avoir le nom de Georges Méliès, génie absolu du cinéma, ne peut que nous tirer vers le haut. C’est un nom qui, je l’espère, fera réfléchir les étudiants et enseignants."

L’arrière-arrière petite-fille du prestidigitateur, Pauline Duclaud-Lacoste, présente à l’inauguration, ne peut qu’exprimer "sa fierté". Dans le monde, seuls trois établissements d’enseignement portent son nom: à Orly, à Sao Paulo et maintenant à Cannes.

"Tous les étudiants de cette université sont les enfants de Georges Méliès, sourit-elle. Ce projet ambitieux de Cannes, c’est une suite logique ! Nous sommes très honorés que la ville nous ait choisis pour représenter cet état d’esprit de créativité."

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