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Zoom sur les lauréats primés aux 8e Trophées de l'Eco à Monaco

Mis à jour le 13/11/2019 à 09:52 Publié le 13/11/2019 à 09:00
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Illustration Photo Franz Chavaroche

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Zoom sur les lauréats primés aux 8e Trophées de l'Eco à Monaco

Le palmarès a été dévoilé ce mardi soir au Grimaldi Forum devant plus de 400 personnes. Organisés par le Club de l’éco Monaco-Matin et le Monaco Economic Board, ces trophées récompensent les dirigeants et les entreprises qui ont performé en 2019. Tour d'horizon des lauréats primés.

Manager de l’année 2019: Frédéric Darnet

Frédéric Darnet et Jacques Boisson, Secrétaire d’État.
Frédéric Darnet et Jacques Boisson, Secrétaire d’État. Photo Franz Chavaroche

Il est plutôt discret. Pas du genre à se mettre en avant. Pour le coup, c’est raté. Hier soir, Frédéric Darnet a été sacré manager de l’année 2019 par le Club de l’éco de Monaco-Matin. Le jury n’a pas hésité longtemps avant de porter son choix sur ce dirigeant de 56 ans, originaire de Gascogne mais débarqué tout bébé à Monaco.

Frédéric Darnet est, depuis quatre ans, à la tête du Monte-Carlo Bay, l’un des fleurons de la Société des bains de mer (388 salariés, 53 M€ de chiffre d’affaires).

Il dirige l’établissement avec son style, basé sur la bonne ambiance et la discussion avec tous les collaborateurs, en les impliquant dans les projets, en recueillant leurs idées, "du plongeur au chef de rang". "J’ai voulu instaurer cet état d’esprit et casser la structure pyramidale", explique-t-il.

Une stratégie gagnante: cette filiale de la SBM se porte plutôt bien, avec, depuis son arrivée, une hausse du chiffre d’affaires (de 45 M€ à 53 M€) et du taux d’occupation (de 65% à 72%) - le taux moyen des hôtels à Monaco est de 64% -, et un climat social apaisé.

Le Trophée de manager de l’année est d’autant plus mérité que Frédéric Darnet poursuit avec enthousiasme la politique environnementale du Monte-Carlo Bay.

Cette année, il a mené plusieurs gros projets, parmi lesquels la pose de panneaux photovoltaïques sur le toit de l’hôtel et l’installation d’un superchargeur de véhicules électriques. Sans oublier le souci permanent de réduction de la consommatioon énergétique à tous les niveaux.

Cela méritait bien un Prix du manager de l’année.

LIRE : Ces entreprises qui font briller Monaco récompensées aux 8e Trophées de l'Eco

Développement durable: Compagnie des autobus de Monaco

Roland de Rechniewski (CAM), et Thomas  Battaglione (SMEG).
Roland de Rechniewski (CAM), et Thomas Battaglione (SMEG). Photo Franz Chavaroche

La préoccupation environnementale de la Compagnie des autobus de Monaco ne date pas d’hier. Dès 1998, la CAM a introduit une part de diester, un gasoil vert, dans le carburant de ses bus.

Aujourd’hui, la moitié du parc est hybride - avec batteries électriques - et l’autre alimentée en biocarburant. La politique écologique offensive de la CAM se développe aussi ailleurs.

Cette année, l’entreprise a renouvelé et renforcé son parc de vélos électriques Monabike, avec l’impressionnant succès commercial que l’on connaît, testé la navette autonome électrique cet été sur le Rocher et continue de transporter 120.000 passagers par an sur son bateau-bus électrique.

International: Mercure International of Monaco

Adnan Houdrouge (MIM) et Sylvie Biancheri (Grimaldi Forum).
Adnan Houdrouge (MIM) et Sylvie Biancheri (Grimaldi Forum). Photo Franz Chavaroche

MIM. Trois lettres pour un succès économique démentiel à l’international. Mercure International of Monaco, mastodonte créé en Principauté en 1986 dans un petit bureau du boulevard des Moulins, compte aujourd’hui 5.000 salariés dans le monde dont une centaine ici, affiche un chiffre d’affaires de 185 M€ à Monaco et plus de 900 M€ dans le monde.

Le métier de MIM? Le commerce international. Le commerce de détail et la distribution dans les domaines de l’alimentation, du sport et de l’habillement. MIM, qui a notamment créé l’enseigne City Sport, transformée depuis en Courir et Go Sport, est implanté sur trois continents, dans dix-sept pays, avec une prédilection pour l’Afrique où le groupe ouvre des centres commerciaux. Le siège est installé à Monaco depuis l’origine.

Rayonnement de Monaco dans le monde : Opéra de Monte-Carlo

Jean-Louis Grinda et le conseiller-ministre Jean Castellini.
Jean-Louis Grinda et le conseiller-ministre Jean Castellini. Photo Franz Chavaroche

L’Histoire retiendra que l’Opéra de Monte-Carlo a reçu, ce mardi soir, le premier Prix du rayonnement de Monaco dans le monde décerné par le Club de l’éco de Monaco-Matin. L’institution dirigée par Jean-Louis Grinda est récompensée pour l’étendue de son action culturelle à l’étranger.

Pour la mesurer, il faut savoir que l’OMC regroupe l’Opéra lui-même, les Musiciens du Prince et le metteur en scène Jean-Louis Grinda. Cette année, on comptabilise 84 représentations dans le monde: 47 de l’Opéra, 22 concerts des Musiciens du Prince et Cecilia Bartoli, et 8 mises en scène du directeur de l’OMC.

Son rayonnement dans le monde est évident. Il fait aussi entrer des devises dans les caisses de l’État. "Plusieurs millions d’euros par an", souffle Jean-Louis Grinda.

Innovation: Coraliotech

Rachid Benchaouir, avec Axel Hoppenot (SBM) et Tiffany Brillant (Caisse d’Épargne).
Rachid Benchaouir, avec Axel Hoppenot (SBM) et Tiffany Brillant (Caisse d’Épargne). Photo Franz Chavaroche

C’est le dernier-né des lauréats de la cuvée 2019. Coraliotech est une startup qui a vu le jour en septembre 2018, hébergée dans les locaux de MonacoTech. Décerner à cette jeune entreprise le Prix de l’innovation s’imposait.

Rachid Benchaouir, un ancien biochimiste du Centre scientifique de Monaco, produit et commercialise des séquences ADN de coraux qui présentent des vertus dans le domaine de la cosmétique et de la lutte contre le cancer.

Il est d’ailleurs en discussion actuellement avec un géant de la cosmétique, pour une application dans les produits solaires.

Un géant dont il préfère encore taire le nom. Mais un géant. Tout l’enjeu, désormais, est de produire trois à cinq molécules par an et de les valoriser en déposant des brevets.

Made in Monaco : Cruiseline

Pierre Pélissier (Cruiseline).
Pierre Pélissier (Cruiseline). Photo Franz Chavaroche

Cette société est devenue une sorte de navire amiral de la vente de croisières sur internet en Europe. Cruiseline, avec ses 238 salariés à Monaco - il y en a autant à l’étranger -, est une formidable aventure économique.

Fondée à Nice en 2002, cette pépite s’est installée trois ans plus tard en Principauté où elle a bâti sa croissance - à deux chiffres tous les ans - et son implacable réussite économique.

Notamment sous l’impulsion, depuis 2012, de Pierre Pélissier, ex-dirigeant de Nouvelles Frontières.

En 2019, son chiffre d’affaires frisera les 190 millions d’euros. Cruiseline travaille avec quasiment tous les armateurs du monde et occupe la place de plus gros vendeur de croisières en Europe du sud.

Rien que ça. Et le troisième sur l’ensemble du continent.

Et maintenant? Cruiseline vise les marchés russe, américain et portugais.

Prix spécial du jury: les Grands Prix de Monaco

Michel Boéri, président de l’ACM, et Serge Telle, Ministre d’État.
Michel Boéri, président de l’ACM, et Serge Telle, Ministre d’État. Photo Franz Chavaroche

Il était temps. L’Automobile Club de Monaco, l’organisateur des Grands Prix depuis quatre-vingt-dix ans, n’est pas ici récompensé pour la qualité des nombreuses épreuves sportives qu’il met inlassablement sur pied, avec un professionnalisme reconnu dans le monde entier. Non.

Ce mardi soir, l’ACM a reçu le Prix spécial du jury pour l’impact économique de toutes ces courses qui font vibrer le macadam du tourniquet monégasque et battre le cœur de la planète automobile.

La preuve par les chiffres : le seul Grand Prix de F1 rapporte 90 millions d’euros de chiffre d’affaires en Principauté, dixit l’Institut monégasque de la statistique et des études économiques (Imsee), et suscite l’intérêt, tenez-vous bien, d’un milliard de téléspectateurs. Qui dit mieux?


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