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Voici comment Monaco veut lutter contre le blanchiment d'argent

Mis à jour le 16/11/2020 à 07:52 Publié le 16/11/2020 à 07:52
Jeudi matin, au Novotel, de gauche à droite : Agnès Falco, directrice d’UBS Monaco, Sérène El Masri, à la tête de l’Union Bancaire Privée, Michel Hunault, directeur du SICCFIN, Alain Ucar, directeur de Pictet Monaco et Hervé Ordioni, directeur général d’Edmond de Rothschild Monaco.

Jeudi matin, au Novotel, de gauche à droite : Agnès Falco, directrice d’UBS Monaco, Sérène El Masri, à la tête de l’Union Bancaire Privée, Michel Hunault, directeur du SICCFIN, Alain Ucar, directeur de Pictet Monaco et Hervé Ordioni, directeur général d’Edmond de Rothschild Monaco. Photo J.D.

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Voici comment Monaco veut lutter contre le blanchiment d'argent

Le SICCFIN a rassemblé de nombreux acteurs économiques pour faire un point d’étape et présenter les actions entreprises pour lutter contre l’argent sale.

Monaco poursuit son travail pour lutter contre le blanchiment et le financement du terrorisme.

Jeudi matin, au Novotel, sur l’invitation de Michel Hunault, directeur du Service d’Information et de Contrôle sur les Circuits FINanciers (SICCFIN), et dans le cadre du deuxième point d’étape de l’évaluation des risques, de nombreux acteurs de la place bancaire notamment étaient présents pour témoigner des démarches qu’ils font au quotidien pour comprendre l’origine des fonds de leurs clients.

Cette matinée d’échanges, orchestrée par le SICCFIN et le cabinet Phœnix consulting, a ainsi donné la parole à Agnès Falco, directrice d’UBS Monaco, qui a expliqué comment œuvre aujourd’hui la banque qu’elle dirige quant à la "compliance" (conformité en anglais), c’est-à-dire l’ensemble des règles établies au sein des établissements financiers, pour éviter à tout prix de détenir des fonds d’argent sale.

2/3 des clients sont résidents

"Nous avons une responsabilité pénale. Toute ouverture de comptes est revue par le directeur de l’entité de compliance. Si nos collaborateurs, formés chaque année, ne suivent pas le process, la sanction peut aller jusqu’au licenciement. Plus de 10% des effectifs sont dédiés au contrôle."

Le degré d’exigence est très élevé, selon Agnès Falco, alors que "nous avons un fonds de commerce moins à risque car 65% de nos clients sont des résidents".

Alors pourquoi donc être si scrupuleux? "C’est notre fonds de commerce et il contribue à l’attractivité de Monaco. Un prospect qui ne veut pas répondre à nos questions, par définition, nous n’en voulons pas. Nous voyons arriver maintenant à Monaco des gens qui ont la volonté de faire ici du business. Notre attitude permet aux personnes qui s’installent d’avoir un sentiment de sécurité."

Banques: secteur le plus exposé

Sérène El Masri, à la tête de l’Union Bancaire Privée à Monaco, se réjouit que les actions en interne se tissent avec l’ensemble des acteurs institutionnels, la coopération internationale, l’entraide judiciaire et les autres banques, tous dans un esprit de collaboration.

"Il nous reste un travail important à faire car les méthodes de blanchiment sont de plus en plus complexes. Il est donc essentiel de disposer de sources publiques d’information fiables."

Sérène El Masri insiste sur l’humilité qu’il faut avoir et les améliorations qu’il faut faire, la banque étant le secteur de l’économie monégasque le plus exposé à la menace.

Hervé Ordioni, directeur général d’Edmond de Rothschild Monaco est en charge de la promotion de la place au sein du bureau de l’AMAF (association monégasque des activités financières).
Monaco "comme un club"

Il considère que "l’environnement est extrêmement bien régulé; ce qui est une nécessité absolue. Tracer l’origine des fortunes, ce n’est pas simple. Nos interlocuteurs ont maintenant bien compris ce qu’est Monaco. Nous avons réussi en cinq ans à changer l’image de la place. Mais ce n’est pas suffisant. Nous avons une rigueur. Encore faut-il le faire savoir. Sur trente établissements bancaires, tous – sauf un – appartiennent à des grands groupes bancaires. Comment peut-on imaginer qu’on prendrait des libertés ici? Monaco est un petit pays. On peut le considérer comme un club. Et dans un club, on a envie d’avoir des membres de qualité et qui répondent aux critères de nos exigences."


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