Veolia se veut "grand champion de la transition écologique" en rachetant Suez

En passe d’absorber totalement Suez au terme d’une offre publique d’achat (OPA) mouvementée, Veolia s’avance en "grand champion de la transition écologique" selon Antoine Frérot, p.-d.g. qui confirme son intention de devenir président et céder la direction générale à son associée de longue date, Estelle Brachlianoff.

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Thomas Michel Publié le 03/02/2022 à 18:45, mis à jour le 03/02/2022 à 13:17
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Antoine Frérot dévoile ses ambitions Photo Sébastien Botella

"C’était le bon moment. Ce rapprochement est une nouvelle aventure pour notre entreprise, pour le secteur des métiers de l’environnement et sans doute le pays. Et c’était aussi le bon moment de passer le témoin à une nouvelle équipe de direction pour pouvoir se projeter vers l’avenir et mener à bien la création d’un champion mondial de la transformation écologique. Cette équipe est prête, puisqu’elle m’accompagne depuis une dizaine d’années. Je continuerai à veiller à ce que Veolia soit fidèle à sa raison d’être.", confie l’intéressé à Monaco-Matin.

Antoine Frérot qui n’émet aucun doute quant à la capacité des équipes de Veolia et Suez à s’allier. "Cela va très bien se passer parce que ce projet est enthousiasmant pour les gens de Veolia et de Suez. Ce rapprochement était une évidence pour nous à partir du moment où Suez à été mis en vente. Nous sommes un repreneur sérieux et rassurant pour les équipes qui nous rejoignent."

Antoine Frérot balayant d’un trait d’humour le risque de voir émerger une hydre à deux têtes. « Ce ne sera pas une hydre mais un gros animal souple et réactif. » [rires]

"Le meilleur outil au monde pour faire la course en tête"

Face à une "urgence climatique forte" sur les questions de l’eau, du climat, des sols, de la biodiversité, etc. Antoine Frérot insiste sur la capacité de Veolia "à généraliser toutes les solutions qu’on maîtrise, comme le recyclage des plastiques et la réutilisation des eaux usées, mais aussi d’inventer des solutions nouvelles dont on aura besoin dans vingt ans."

 

Citant le recyclage des batteries des véhicules électriques, l’amélioration de la qualité de l’air dans les bâtiments, la nécessité de nourrir 10 milliards de personnes sur terre "avec moins d’eau, moins d’énergies, et moins de sols". "Avec ce Veolia élargi nous disposons, et la France aussi, du meilleur outil au monde pour faire la course en tête dans cette transformation écologique qui est de nature politique, bien sûr, mais aussi de nature technico-économique."

Et si Veolia va s’atteler à amplifier son offre pour capter de nouveaux marchés, Antoine Frérot n’oublie pas l’usager en bout de chaîne. "Nous mettons sur pied un outil industriel exceptionnel et je suis sûr que les clients français sont les premiers à souhaiter en profiter ainsi que les pays voisins comme Monaco en est un bel exemple."

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