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Une année 2016 record pour le budget de l'État Positionner Monaco dans le domaine de l'innovation

Avec un excédent constaté de 35,8 millions d'euros, les résultats clôturés du budget 2016 en font une année au beau fixe. Et la tendance 2017 se présente sous les mêmes auspices...

CEDRIC VERANY C.V. et A.C. Publié le 19/04/2017 à 05:06, mis à jour le 19/04/2017 à 05:06
Le conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l'Économie, Jean Castellini, a présenté hier matin les chiffres principaux du budget de l'État clôturé et de celui en cours.
Le conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l'Économie, Jean Castellini, a présenté hier matin les chiffres principaux du budget de l'État clôturé et de celui en cours. Charly Gallo / DirCom

Il n'avait que de « bonnes nouvelles » hier matin, pour alimenter son rendez-vous avec la presse. Le conseiller de gouvernement-ministre des Finances et de l'Économie, Jean Castellini, a dévoilé les résultats de l'exercice budgétaire pour l'année 2016. Une année jugée « record », à nouveau en hausse.

« Après les années 2009, 2010 et 2011 qui étaient compliquées, nous achevons notre cinquième année consécutive d'excédent budgétaire », souligne Jean Castellini. Cette année, l'excédent est de 35,8 millions d'euros, soit supérieur de 6 millions à celui de 2015. Un score affiné à la clôture au 31 mars dernier, de l'année budgétaire écoulée.

2017 sur la même lancée ?

 

« Nos recettes ont progressé plus rapidement que nos dépenses qui, elles, restent contenues à des dépenses d'équipement et d'investissement. » En chiffres, l'État a collecté 1,251 milliard de recettes et dépensé 1,215 milliard d'euros en 2016. Pour les dépenses, 468 millions d'euros ont notamment été investis dans l'équipement et 241 millions d'euros dans les interventions publiques.

Dans ces comptes, les recettes fiscales (TVA, impôts sur les bénéfices, droits de mutation), en hausse de 3,6 % par rapport à 2015, cumulent 935 millions d'euros.

« Des chiffres satisfaisant s », dixit Jean Castellini, qui vont de pair avec une activité économique dont les chiffres témoignent du beau fixe. « Le Grimaldi Forum a bouclé une année 2016 record, avec un chiffre d'affaires le plus élevé jamais atteint générant 57 millions d'euros de retombées pour le pays. »

Pour les finances nationales, le premier trimestre 2017 semble pour l'instant porteur de la même tendance, à en croire le gouvernement. En décembre dernier, le Conseil national a voté un budget primitif présentant un excédent prévisionnel de 6,3 millions d'euros. Il est marqué notamment par des investissements conséquents (32 millions pour l'opération d'entrée ouest, 36 millions pour l'Engelin, 32 millions pour le futur collège) qui font grimper les dépenses prévisionnelles de 5,8 %. En parallèle avec des recettes à venir, estimées en hausse.

 

« Nous continuons sur les tendances affichées. Les recettes de TVA, fin mars 2017, sont en avance de 6 % par rapport à 2016 », complète le conseille-ministre, alors que la saison n'a pas démarré.

Le tourisme, d'ailleurs, devrait être un levier de la santé économique du pays dans les semaines qui viennent. « Nous sommes revenus aux tendances du printemps 2016, ce qui laisse présager que le choc de juillet dernier a été atténué », affirme Jean Castellini. Les futures semaines pourraient le confirmer.

À la question d'une journaliste hier matin, portant sur la réflexion engagée pour diversifier les recettes de l'État, Jean Castellini a rebondi pour dévoiler les contours du projet de lancement d'un incubateur de start-up en Principauté. Depuis plusieurs semaines, le gouvernement travaille à l'élaboration de ce vivier, censé proposer des conditions attractives à des jeunes sociétés pour se développer sur le territoire.

« L'économie monégasque est sans doute plus résiliente que d'autres. Nous avons vu que nous arrivons à lisser les effets de la crise, mais il faut réfléchir au Monaco de demain », témoigne le conseiller-ministre des Finances et de l'Economie.

C'est dans cette logique que s'inscrit cet incubateur de sociétés imaginé pour être lancé à l'automne. Fabrice Marquet a été désigné - parmi 120 candidats - pour animer cette structure. Que le gouvernement entend au départ développer avec Monaco Telecom et son actionnaire majoritaire, le « serial entrepreneur » Xavier Niel, tel que le décrit avec humour, Jean Castellini.

 

Le représentant du gouvernement princier entend utiliser cet incubateur, pas seulement pour des sociétés de télécoms, mais comme terreau à des entreprises innovantes dans le domaine de la finance, du développement durable ou de la santé. « Ces sociétés pourraient compléter le paysage monégasque et positionner le pays dans le domaine de l'innovation », estime-t-il.

Hasard de calendrier, ce sujet a été évoqué au même moment, hier matin, sur le stand Monaco Telecom installé au Monte-Carlo Rolex Masters, à l'occasion d'un « Petit-déjeuner de l'Eco » organisé par Monaco-Matin. Martin Péronnet, le directeur général de l'opérateur monégasque, assure que cet incubateur sera « un outil de choix pour accompagner les nouvelles entreprises qui portent de nouvelles idées », rappelant au passage que Xavier Niel, actionnaire majoritaire de

Monaco Telecom, est sur le point de lancer le plus gros incubateur de start-up en France (1 000 entreprises, 3 000 postes de travail).

Celui de Monaco ouvrira ses portes dans le courant de l'automne. « Il aura une capacité de 20 start-up, indique Fabrice Marquet. Nous en espérons entre six et dix d'ici à la fin de l'année. L'appel à candidatures n'a pas encore été lancé. »

Dans l'immédiat, la mise en ligne du site internet de l'incubateur de start-up monégasque est prévu fin avril.

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