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"Stupéfaction et colère": le président de la CPME Sud s'inquiète des conséquences de la fermeture des bars et restaurants à Aix-Marseille

Mis à jour le 24/09/2020 à 10:53 Publié le 24/09/2020 à 10:43
Alain Gargani, président de la CPME Sud qui représente 70.000 entrepreneurs de la Région Sud, s'indigne de la "décision unilatérale" et "sans concertation" du Gouvernement. Un "exercice brutal du pouvoir" selon lui.

Alain Gargani, président de la CPME Sud qui représente 70.000 entrepreneurs de la Région Sud, s'indigne de la "décision unilatérale" et "sans concertation" du Gouvernement. Un "exercice brutal du pouvoir" selon lui. (Photo D.R.)

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"Stupéfaction et colère": le président de la CPME Sud s'inquiète des conséquences de la fermeture des bars et restaurants à Aix-Marseille

Alors que mardi dernier, Alain Gargani, président de la CPME Sud, rapportait les résultats de la dernière enquête réalisée du 1er au 15 septembre auprès de 500 entreprises de la Région dans laquelle 85% d’entre elles reconnaissaient justement avoir été impactées fortement ou modérément par l'épidémie, le coup de massue est tombé ce mercredi soir. Le Gouvernement a décidé de la fermeture pour quinze jours des bars et restaurants d’Aix-Marseille, provoquant ainsi une véritable onde de choc chez ces professionnels.

"Comme tout concitoyen, j’ai pris connaissance des propos tenus par le Ministre de la Santé, confiait le président de cette confédération des petites et moyennes entreprises qui représente 70.000 entrepreneurs de la Région Sud. C’est avec un mélange de stupéfaction et de colère que je prends acte de cette décision qui aura des conséquences désastreuses pour les patrons de restaurants et de bars déjà lourdement impactés."

Surprise et indignation

Alain Gargani ajoutait: "Je suis surpris et indigné par cette nouvelle pour plusieurs raisons. Premièrement sur la forme. Cette décision se fait de manière unilatérale depuis Paris, sans aucune forme de concertation avec les acteurs locaux. Cet exercice brutal du pouvoir laisse à réfléchir dans un contexte qui devrait être démocratique. Deuxièmement, cette mise en application extrêmement rapide ne laisse pas aux restaurateurs la marge de manœuvre nécessaire pour qu’ils puissent s’organiser et prendre leurs dispositions pour gérer au mieux leur personnel et leur stock. La fulgurance de cette mesure va les plonger dans une situation extrêmement périlleuse pour la survie de leur activité. Et, troisièmement, même si nous comprenons parfaitement que, sur le fond, cette mesure a pour objectif de limiter la propagation du virus, elle est néanmoins perçue comme une forme d’injustice pour bon nombre de ces professionnels qui ont mis un point d’honneur à faire tous les efforts nécessaires pour respecter scrupuleusement et à leurs frais les mesures sanitaires imposées."

Alain Gargani a assuré à ces entreprises le soutien de la CPME Sud. Celle-ci envisageait justement, bien avant cette annonce, de constituer une commission régionale qui s’adossera aux tribunaux de commerce pour accompagner les chefs d’entreprise en difficulté "avant qu’il n’arrivent dans le mur"

De son côté, le ministre de la Santé Olivier Véran a promis un soutien financier à toutes ces entreprises en citant les aides lancées pendant la première vague: fonds de solidarité, exonération des cotisations sociales, relance de l’activité partielle sans reste à charge pour l’employeur. 


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