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Sécurité sanitaire: une entreprise de Monaco commercialise une caméra qui détecte le port du masque et la température

Mis à jour le 13/05/2020 à 13:43 Publié le 13/05/2020 à 13:40
Il suffit de mettre son visage devant la caméra, laquelle vérifie la température corporelle grâce à une technologie infrarouge, ainsi que le port du masque.

Il suffit de mettre son visage devant la caméra, laquelle vérifie la température corporelle grâce à une technologie infrarouge, ainsi que le port du masque. Jean-François Ottonello

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Sécurité sanitaire: une entreprise de Monaco commercialise une caméra qui détecte le port du masque et la température

À Monaco, la société Vertex commercialise un produit permettant de contrôler le port du masque et la température corporelle. Utile pour les sociétés à cheval sur la sécurité sanitaire.

La crise sanitaire aura chamboulé bien des choses, notre rapport aux autres en tout premier lieu, et fragilisé nos sociétés et l’économie tous azimuts. On le sait, il y aura un avant et un après Covid-19. Outre le télétravail, fortement encouragé, entreprises et administrations ont dû adapter leur protocole sanitaire pour protéger collaborateurs et visiteurs du virus. Gants, masques ou visières, prise quotidienne de température...

Au cœur du quartier de Fontvieille, au deuxième étage de l’immeuble Copori, il faut montrer patte blanche pour pénétrer chez Vertex Monaco, entreprise spécialisée dans le hardware industriel. La porte d’entrée ne s’ouvre qu’après avoir placé son visage devant une caméra. « Il vérifie, sans contact et en temps réel, le port du masque via une reconnaissance visuelle et mesure la température corporelle via une technologie infrarouge », confie Marco Versace, cogérant de la société. Avec un corps à 36,5 degrés - avec une marge d’erreur de 0,3 degré - on rentre dans les critères préalablement paramétrés.

"L’outil est pertinent"

Ce système de contrôle d’accès, Vertex le commercialise depuis un bon mois. Une opportunité saisie dans le contexte que l’on connaît. « C’est un produit d’importation chinois. Ils ont de l’avance en termes d’épidémie. Nous, on n’aurait pas pu développer la technologie en un mois, annonce sans ambages Marco Versace. Il y a trois mois, d’ailleurs, on n’imaginait pas commercialiser un tel produit. Mais il colle à notre savoir-faire. Nous, on le garantit, on l’installe et on en assure la maintenance. On peut apporter des personnalisations au produit en y ajoutant, par exemple, des pieds de support, des panneaux LED pour annoncer si oui ou non on peut passer et combien de personnes se trouvent dans la pièce. Ou encore y intégrer un lecteur de QR Code pour les badges. Bien qu’on soit latin, qu’on soit chaleureux, c’est un changement de mœurs qui ne pourra qu’être bénéfique. L’outil est pertinent »

Dix entreprises ont déjà passé commandes, principalement des sociétés de production italiennes qui redémarrent leur activité et ont besoin de contrôler la température des salariés. « Nous avons aussi expédié deux dispositifs en Allemagne au club du Bayern Munich pour la reprise des entraînements des joueurs. » A contrario de la France, le championnat allemand reprend ce samedi, à huis clos toutefois.

À Monaco, Vertex a d’ores et déjà prospecté auprès de bon nombre d’acteurs économiques, institutions et établissements du pays recevant du public. « Cela pourrait être pertinent pour les matchs au stade Louis II, par exemple, avec la prise de température des supporters à l’entrée. Il n’y aurait pas besoin que quelqu’un se rapproche de vous pour la prendre et cela diminuerait les risques de contamination. On augmente, de fait, le niveau du contrôle sanitaire, poursuit Marco Versace. On peut aussi l’imaginer dans les écoles, dans les administrations. Cela dépend de la volonté des gouvernants, de la législation en vigueur et de l’orientation qui va être prise pour augmenter la sécurité d’un point de vue sanitaire. On peut faire du contrôle de température et de port du masque sans sauvegarder les données. »

Trois commandes par un groupe monégasque

Le groupe monégasque Promepla, développeur et fabriquant de dispositifs médicaux, a d’ores et déjà commandé trois pièces pour ses sites de production en France, Tunisie et Maroc. Avant tout, on s’en doutait, pour assurer la santé des salariés sur site. « On a trouvé ce dispositif plus pertinent et convivial, confie Claude Giovannoni, responsable qualité projet chez Promepla. Dans les pays du Maghreb, la prise de température est imposée et systématique. Des infirmières s’en occupent chaque matin. Le seuil est à 37,3 degrés. Quand on aura les machines, on saura qu’au-delà la personne est potentiellement malade et elle devra voir un médecin. On veut même aller plus loin. On a dû arrêter, pour raisons d’hygiène, notre système de badgeuse qui marchait avec les empreintes digitales. Désormais, les salariés émargent et on n’est donc plus à l’heure près. L’outil commercialisé par Vertex pourrait, à terme, faire office de badgeuse par reconnaissance faciale. Et non plus digitale. »

Un groupe monégasque a déjà passé trois commandes auprès de Marco Versace, de la société Vertex, qui  prospecte dans tout Monaco pour commercialiser ce produit conçu en Chine.

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