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Secteur du BTP: "Une lueur d’espoir en 2016"

Mis à jour le 07/01/2016 à 05:12 Publié le 07/01/2016 à 15:35
Le secteur du BTP veut croire en une année 2016 meilleure que l'an dernier. Il est temps, car l'emploi est durement touché.

Le secteur du BTP veut croire en une année 2016 meilleure que l'an dernier. Il est temps, car l'emploi est durement touché. E. S.

Secteur du BTP: "Une lueur d’espoir en 2016"

Conditions de crédit avantageuses, renforcement du prêt à taux zéro, programmes de construction qui se précisent : le secteur croise les doigts pour cette année, sans euphorie

Atones ». C'est ainsi que Philippe Gautier, patron de la Fédération BTP des Alpes-Maritimes, qualifie les trois ou quatre dernières années dans le secteur des Bâtiments et travaux publics. Toutefois, 2016 pourrait marquer une reprise. Sans euphorie. Philippe Gautier fait même une croix sur les années fastes : « Désormais, le secteur devrait souffler le chaud et le froid. 2016 peut être un peu meilleure, 2017 aussi, mais après on peut replonger. Ce sera un va-et-vient permanent. »

Les motifs d'espoir pour cette année sont tout de même nombreux. La construction dans le résidentiel privé semble en effet reprendre du poil de la bête.

Une prévision de + 5,5 % en 2 016

Des programmes, validés, devraient sortir de terre cette année. « Des appels d'offres aboutissent », confirme Philippe Gautier.

Des données qui rejoignent les chiffres nationaux. Selon les prévisions de la Fédération française du bâtiment, 2 016 sera une année de croissance pour les professionnels du secteur et l'activité concernant le logement neuf pourrait progresser de 5,5 %.

C'est dans la vallée du Paillon, près de Nice, que le marché est le plus actif et le plus prometteur. Notamment du côté de l'Ariane, quartier Est de Nice, ou encore Saint-André-de-la-Roche. Dans ce secteur ce sont près de 500 logements qui sont en construction. Pour quelle raison ? « C'est une niche qui reste à exploiter, analyse Philippe Gautier. Le foncier n'est pas cher et la demande des actifs sur ce bassin-là est très forte. Le prix de vente au m2 se situe à moins de 3 000 e. »

Le coup de pouce du prêt à taux zéro

D'autres leviers viennent renforcer le vent d'espoir (petite brise) qui souffle sur le secteur. La loi Pinel, venue remplacer le Duflot, semble commencer à porter ses fruits. Impression confirmée chez les professionnels. « Beaucoup de gens réinvestissent dans l'achat d'appartements à but locatif, avec une double conjoncture de taux bas et une bourse qui ne redémarre pas. »

Dans les logements neufs, c'est une autre mesure qui devrait donner un sérieux coup de pouce aux primo accédants : le prêt à taux zéro a en effet été élargi. Elle devrait connaître de nombreux adeptes dans une région où les ménages ont toutes les peines du monde à accéder à la propriété et s'endettent parfois au-delà du raisonnable pour y parvenir.

Depuis le 1er janvier, le dispositif est étendu à la quasi-totalité du pays avec une hausse du prêt pouvant représenter jusqu'à 40 % du montant de l'achat d'un logement neuf, contre 18 à 26 % auparavant. Le plafond des revenus est également relevé : il passe, par exemple, de 72 000 à 74 000 e en zone A pour un couple avec deux enfants.

La rénovation espère

Autre point positif : le gouvernement a prolongé pour cette année encore le crédit d'impôt de transition énergétique. « J'espère que le gouvernement le prolongera jusqu'en 2017, cela fait travailler l'artisanat dans les marchés de restauration. C'est en plus un sujet qui touche à l'écologie. Si l'on veut que les Français consomment moins, il faut qu'ils puissent rénover leurs logements », note le patron de la fédération BTP départementale.

Enfin, dernier aspect positif, mais il sera difficile de s'en réjouir, les inondations d'octobre ont redonné un peu de travail aux entreprises du département. Elles ont en revanche plombé de nombreux professionnels touchés par la montée des eaux.

Il y a un secteur où la reprise ne semble pas d'actualité. C'est celui de la commande publique. Celle que peuvent ordonner des mairies, des communautés d'agglo ou des conseils départementaux est en effet en panne.

La raison ? La baisse des dotations de l'Etat, qui étrangle les budgets des collectivités. Il faudrait des maires bâtisseurs. Mais c'est comme jouer au Monopoly sans billets de banque : impossible.

Autre facteur négatif, les marchés étant peu nombreux, la concurrence est féroce. Elle fait même tomber les prix. Les entreprises dégagent donc des marges faiblardes.

Enfin, le gros point noir, conséquence directe de tous ces aspects, c'est l'emploi. Le BTP a perdu 700 à 800 emplois dans le département en 2015, 3 000 en trois ou quatre ans. Les salariés du secteur ne sont plus aujourd'hui que 22 500.


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