Saison touristique à Monaco : des hôtels qui font le plein et des clients qui dépensent

Le ministre d'Etat de Monaco, Pierre Dartout, est revenu en fin de semaine sur la belle saison de l'hôtellerie-restauration en Principauté, la compensation de l'absence de la clientèle russe et les réflexions en cours pour relancer la dynamique économique

Julie Baudin Publié le 18/09/2022 à 20:54, mis à jour le 18/09/2022 à 12:57
Les hôtels et palaces de Monaco ont été occupés à 74 % cet été. Photo Cyril Dodergny

"Il y avait beaucoup de monde à Monaco cet été. Les chiffres qui proviennent du secteur de l’hôtellerie sont extrêmement positifs, a fait savoir ce vendredi, chiffres à l’appui, le ministre d’État de Monaco, Pierre Dartout. Nous avons un taux d’occupation des hôtels très élevé puisqu’il est de 74 %. C’est un peu moins qu’en 2019 (80 %), mais la dépense par personne hébergée dans les hôtels s’est accrue de 23%."

On est notamment passé de 443 euros en moyenne dépensés dans un hôtel en plus du coût de la chambre en 2019, à 589 euros cet été. "À cela s’ajoute la fréquentation des restaurants, des boutiques de luxe comme les autres… Je crois que personne ne se plaint. Par exemple, sur le Rocher, il y a eu plus de dynamisme avec une clientèle européenne nombreuse."

"Monaco a été peut-être moins touché mais pas épargné"


De très bons chiffres qui ont forcément eu un effet booster sur l’économie monégasque. "Il y avait des inquiétudes, en début de saison, sur la baisse, voire la disparition de la clientèle de Russie. Cette baisse a eu lieu, mais elle a été très aisément compensée par une importante augmentation d’une clientèle venant d’autres pays, notamment des États-Unis et du Golfe."

 


Quant aux prévisions, elles s’annoncent pour cet automne mieux que l’an dernier. "Non seulement il y aura le Yacht Show, Luxe pack, mais il y a à nouveau, ce qui avait été interrompu, les Rendez-vous de septembre qui rassemblent des assureurs de la planète. Un événement extrêmement important sur le plan économique pour la Principauté."


Pierre Dartout a tout de même apporté quelques nuances : "À Monaco comme en France, nous avons assisté à une pénurie d’emplois qui a peut-être freiné ou ralenti la dynamique économique de ce secteur. Certains établissements ont été contraints d’avoir des heures d’ouverture plus régulées, certains restaurants devant même fermer le soir. Monaco a été peut-être moins touché mais pas épargné. C’est un sujet qui pour nous nécessite beaucoup de réflexion."

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