“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Qui sont les superwomen azuréennes du Palmarès Women Equity2020?

Mis à jour le 18/01/2021 à 14:16 Publié le 18/01/2021 à 18:30
Tous les ans, le Palmarès de Women Equity met en lumière les 50 meilleures PME de croissance françaises dirigées par une femme.

Tous les ans, le Palmarès de Women Equity met en lumière les 50 meilleures PME de croissance françaises dirigées par une femme. (Illustration Deligne)

Je découvre la nouvelle offre abonnés

Qui sont les superwomen azuréennes du Palmarès Women Equity2020?

Dévoilé aujourd’hui, le Palmarès Women Equity récompense les 50 meilleures PME de croissance françaises dirigées par une femme. Parmi elles, cinq entreprises azuréennes qui superforment.

Depuis douze ans Women Equity Partners, initiative dédiée au support des PME de croissance dirigées par des femmes, établit un Index comparant les performances financières de plusieurs dizaines de milliers de PME et ETI françaises.

De ce document, est issu le Palmarès des 50 plus belles performances réalisées par des entreprises de croissance indépendantes dirigées par des femmes. Celui qui est dévoilé aujourd’hui se base sur l’analyse de 25.415 entreprises ayant un chiffre d’affaires compris entre 4M€ et 150M€ sur la période 2016-19 et met une fois encore en lumière des dirigeantes de société à fort levier opérationnel qui "superforment" puisqu’ayant un taux de croissance de leur rentabilité à près de trois fois celui de leur chiffre d’affaires sur la période 2016/19.

"Les 50 lauréates du Palmarès Women Equity 2020 réalisent un CA moyen de 31,5 M€ (pour un total cumulé de 1,6 Md€). Elles ont enregistré une croissance de 30% sur 2019 et de 29% sur les trois derniers exercices, souligne Dunya Bouhacène, fondatrice et présidente de Women Equity Partners. Elles sont aussi présentes à l’international pour 59% d’entre elles, sont responsables de près de 6.300 emplois."

Outre ces glorieux faits d’armes, quels enseignements généraux peut-on tirer de l’Index? "Les 25.415 entreprises que nous avons analysées représentent un chiffre d’affaires global de 600 Mds€, en croissance de 4,9% sur 2019, énumère Dunya Bouhacène. D’une manière générale, 2019 a été une année de décélération de la croissance par rapport à une très belle période 2017/18. En revanche, on constate une amélioration des marges à 6,7%."

Superformance
et surentabilité

Autre conclusion, si les entreprises gérées par des femmes ont un profil très homogène à celui de leurs homologues masculins - taille moyenne, ventilation sectorielle: 17% de sociétés pilotées par des femmes dans l’industrie contre 20ù pour les hommes par exemple -, elles présentent des caractéristiques de superformance, notamment en termes de rentabilité: 8,4% en moyenne contre 6,4%.

Une surentabilité que l’on retrouve dans tous les cinq principaux secteurs - industrie, TMT (télécommunications, médias, technologies), distribution, santé - qui représentent 90% des entreprises classées au palmarès 2020. Quant à la répartition géographique, on note une sur-représentation des entreprises dirigées par des femmes en Île-de-France (40%) et en PACA (16%).

pour l'Intérêt général

Concernant le Palmarès 2020 de Women Equity, les performances réalisées par les femmes dirigeantes sont d’autant plus remarquables que "nous avons également étudié leur comportement en 2020 et deux lauréates sur trois sont encore en croissance en cette année de pandémie, améliorant leur marge de près d’un point."

Plus fort encore, ce n’est pas au détriment de l’emploi puisqu’elles ont fait croître leurs effectifs de 10%. Avec une sur-contribution de la part des dirigeantes qui ont créé leur entreprise: elles sont responsables de plus de 56% des emplois du Palmarès en 2019 et de 70% de ceux créés en 2020.

"Une prouesse!", insiste Dunya Bouhacène, que l’on peut attribuer au fait que les "cheffes" d’entreprise qui sont très diplômées - elles sont 84% à avoir un bac+5 ou plus -, sont habituées à évoluer dans des univers contraints. Les femmes sont en permanence en mode solution, ont l’habitude de se projeter et de se remettre en cause.

Finalement, la Covid-19 n’a été qu’un obstacle de plus à leur quotidien qui ne les a pas empêchées d’accélérer la digitalisation de leur activité, de positionner la transition énergétique dans leurs plans stratégiques à trois ans, de reposer la question de leur responsabilité d’entreprise et de jouer le jeu de l’intérêt général.

La crise sanitaire et économique n’a pas refroidi les femmes souvent qualifiées de "réfléchies" puisqu’elles sont 54% à avoir créé leur entreprise en 2020. Et la fondatrice de Women Equity Partners de préciser: "Nous avons aussi noté une augmentation du nombre de salariées qui ont gravi les échelons pour accéder aux fonctions de direction ou se retrouver associées au capital: de 10% il y a quelques années à 20% de nomination en 2020. C’est un signe très positif."

Le Groupe Mul cultive sa croissance

Diplômée de l’EDHEC, Cécile Mul rejoint en 2006 l’entreprise familiale alors en pleine période de restructuration. Son rôle? Redynamiser l’activité du groupe qui a la particularité d’être à la fois exploitant agricole depuis cinq générations et transformateur industriel de matières premières végétales depuis les années 70. Et cela marche puisque Mul est 13e du classement de Women Equity.

Aujourd’hui focalisée sur l’extraction et la distillation principalement sur les notes brunes (vanille, cacao, café, tonka, benjoin), l’entreprise produit des extraits aromatiques destinés à l’agroalimentaire, la cosmétique et la parfumerie. Cette intégration verticale lui permet d’accroître sa différenciation en valorisant son savoir-faire historique de sélection et d’extraction, en amont du métier des aromaticiens, ses principaux clients.

En 2020, Mul enregistre un chiffre d’affaires dépassant les 31M€ dont 22,5% réalisés à l’export.

Dans un métier où̀ la normalisation du sourcing est un enjeu majeur dû à la nature vivante de la matière première, le Groupe Mul sécurise ses approvisionnements via trois types de structuration de filières responsables, déclinés selon les matières et les pays : partenariats long terme avec des producteurs, constitution ou soutien de coopératives et développement de cultures en propre. Parce qu’en plus de la terre, Cécile Mul cultive la croissance du groupe. Très engagée dans une démarche de qualité globale pour garantir la traçabilité́ complète de la plante transformée, elle porte une attention élevée aux conditions de fabrication et n’hésite pas à investir sur les lignes de production pour étendre la mise en œuvre de techniques d’éco-extraction.

La pdg distille aussi son engagement environnemental, social et sociétal notamment au travers du Fonds de Dotation, Mul Foundation [créé suite à l’adhésion, en 2019, au Pacte Mondial des Nations-unies de la société Gazignaire, spécialisée dans la distillation d’eaux florales que Mul a rachetée en 1990]. Un pilote d’innovation sociale sensibilise les jeunes aux filières agricoles.

En chiffres

Cécile Mul, pdg du Groupe Mul à Pégomas

Accès aux fonctions: transmission familiale en 2006

Secteur: industrie

Marché: international

Activité: extraction, distillation de matières premières végétales

Effectif 2019:  52

CA 2019: 29,9M€

Taux de croissance annuel composé 2016-2019: 39%

Le Groupe Mul dirigé par Cécile Mul figure à la 13e place du palmarès de Women Equity.
Le Groupe Mul dirigé par Cécile Mul figure à la 13e place du palmarès de Women Equity. (D.R.)
Horus Pharma a bon pied, bon oeil

Fondé à Saint-Laurent-du-Var en 2003 par Martine et Claude Claret, Horus Pharma est un laboratoire indépendant spécialisé en ophtalmologie qui brevette et commercialise des produits sans conservateur destinés à la santé de l’œil et de la paupière. Il est à la 15e position du palmarès.

La société investit plus de 10 % de son CA en R&D, nourrit un large réseau de partenariats internationaux et enchaîne les premières en France, en particulier sur la cornée. L’acide hyaluronique en collyre, le flacon multidose sans conservateur comptent parmi ses fiertés. Depuis sa création, Horus Pharma a mis sur le marché plus de cinquante produits, médicaments et dispositifs médicaux en ophtalmologie, dermo-ophtalmologie, contactologie, micronutrition oculaire et chirurgie.
Dans un secteur concurrentiel dominé par des multinationales, le laboratoire connaît une croissance continue à deux chiffres depuis sa création tout en conservant son ancrage familial. Il a fait de la e-santé un pilier de développement et mis la digitalisation au cœur de ses priorités. Les notices en réalité augmentée lancées en 2019 permettent ainsi de visualiser en 2D ou 3D des objets virtuels, animations et données, particulièrement utiles en ces temps de crise sanitaire car délivrant plus d’informations à distance. Avec une croissance de 30 % en 2019 et 170 salariés cette année, la société structure sa position de leader sur le marché hexagonal.
Acteur de référence en Europe, elle distribue ses produits en France et à l’international à travers ses filiales en Espagne, Belgique-Luxembourg en 2015 et aux Pays-Bas deux ans plus tard. L’internationalisation et la diversification vers une dermatologie over the counter [sans prescription, Ndlr] représentent des relais de croissance stratégiques face au durcissement des politiques de remboursement en France.

En chiffres

Martine Claret, présidente d’Horus Pharma à Saint-Laurent-du-Var

Accès aux fonctions: création en 2003

Secteur: santé

Activité: laboratoire spécialisé en opthalmologie

Marché: international

Effectif 2019: 152

CA 2019: 64 M€

CA 2019/18: 30%

Docteur en pharmacologie, Martine Claret a fondé Horus Pharma avec son époux en 2003.
Docteur en pharmacologie, Martine Claret a fondé Horus Pharma avec son époux en 2003. (Photo D.R.)
Groupe Botanica: de stagiaire à directrice générale

Sandrine Martin est entrée en 2001 comme stagiaire chez Groupe Botanica, société spécialisée dans la valorisation d’espaces verts où cette titulaire d’un master of science de Polytech Sophia a gravi tous les échelons depuis la qualité jusqu’à la direction générale en 2015. Elle a notamment saisi l’opportunité d’une augmentation de capital pour prendre une participation.
Créé en 1987 à Villeneuve-Loubet par Jean-Daniel Hernandez, le Groupe Botanica qui est à la 19e place de Women Equity réintègre la nature au cœur des villes via ses trois branches d’activité: l’entretien et la création d’espaces verts pour les marchés publics, les promoteurs et clients de prestige; la maintenance et l’installation de réseaux d’irrigation et la création de terrains de sport.
Féru de naturalité comme de nouvelles technologies, il n’hésite pas à faire appel à l’IA comme le prouve ce système d’arrosage automatique à distance qu’il a mis au point.

Botanica qui compte douze agences en France et 300 collaborateurs signe une progression de son CA de 30% entre 2018-19 (23 M€) et regarde désormais du côté de l’Europe.
Convaincue que le système de management structure aussi l’entreprise, la direction a créé la Botanica Academy, une école de formation interne.

Le groupe poursuit son développement en investissant auprès de chefs d’agence désireux de devenir intrapreneurs et en faisant des acquisitions externes au rythme de deux sociétés par an.

En chiffres

Sandrine Martin, directrice générale du Groupe Botanica créé à Villeneuve-Loubet en 1987

Accès aux fonctions: nomination en 2015

Secteur: services

Marché: national

Activité: réalisation et conception d’espaces verts, aquatiques et terrains de sport

Effectif 2019: 269

CA 2019: 23,2 M€

CA2018-19: 30%

Sandrine Martin a gravi tous les échelons de Botanica, 19e du palmarès.
Sandrine Martin a gravi tous les échelons de Botanica, 19e du palmarès. (Photo D.R.)
ACRI ST: de l’espace à la Terre

Odile Hembise Fanton d’Andon est l’une des cofondatrices de la Sophipolitaine ACRI, spécialisée dans la recherche et le développement de modèles mathématiques et physiques dédiés à l’observation, l’analyse et la prévision des phénomènes géophysiques.

La plus value de la PME sophipolitaine qui figure à la 31e position du Palmarès? Son expertise de télédétection spatiale – l’observation de la Terre par satellite – qui a donné naissance en 1999 à ACRI-ST dont l’essor est intimement lié aux programmes de l’Agence spatiale européenne et de l’UE. L’entreprise a réalisé plus de 20% de croissance moyenne sur les trois dernières années et dépassé les 21 M€ de CA en 2020, dont 90% à l’export.

Elle recueille, analyse, qualifie, archive et distribue la masse de données produites par les satellites dédiés aux problématiques environnementales.
Avec une équipe de plus de cent ingénieurs et scientifiques localisés en France, Angleterre, Italie, Luxembourg, Maroc et au Canada, ACRI-ST développe des outils de traitement et d’interprétation entrant dans les processus de décision de maîtres d’ouvrage publics comme privés. Acteur clé des programmes d’observation satellitaires, elle s’est récemment développée en Espagne et en Inde.
Le nouvel âge spatial qui voit se multiplier le lancement de micro et nanosatellites par des acteurs privés est un important levier de croissance pour elle.

Contrairement à de nombreux autres acteurs du New Space, la PME qui a récemment été certifiée ISO 9001 se focalise sur la partie segment-sol, c’est-à-dire la réception et l’archivage des données, leur traitement et leur exploitation dans des services aux utilisateurs.

En chiffres

Odile Hembise Fanton d’Andon, présidente d’ACRI-ST et DG du Groupe ACRI

Accès aux fonctions: création en 1999 à Sophia Antipolis

Secteur: technologies, médias, télécommunications

Marché: international

Activité: R&D et ingénierie du spatial

Effectif 2019: 108

CA 2019: 18,2 M€

Taux de croissance annuel composé 2016-2019: 21%

Odile Hembise Fanton d’Andon est diplômée d’un master en mathématiques et mécanique appliquée de l’UNSA, titulaire d’un DEA de l’Ecole des Mines de Paris, et d’un doctorat de l’UPMC-Paris VI.
Odile Hembise Fanton d’Andon est diplômée d’un master en mathématiques et mécanique appliquée de l’UNSA, titulaire d’un DEA de l’Ecole des Mines de Paris, et d’un doctorat de l’UPMC-Paris VI. (Photo D.R.)
BlueReg conseille l’industrie pharmaceutique

Docteur en pharmacie, Corinne Schmitz a travaillé pendant plus de vingt ans dans l’industrie du médicament avant de créer en 2011 à Sophia Antipolis BlueReg, une société de conseil pour le secteur pharmaceutique, 50e du palmarès Women Equity. Elle fournit un accompagnement stratégique et opérationnel sur mesure aux laboratoires qui doivent intégrer une réglementation de plus en plus exigeante pour développer, enregistrer et commercialiser leurs produits de santé.S’adressant aussi bien aux startups de biotechnologie développant des thérapies innovantes qu’aux big pharma [l’ensemble des plus grands laboratoires pharmaceutiques au monde, Ndlr], BlueReg se veut le partenaire privilégié des laboratoires européens et américains désireux de conquérir de nouveaux marchés.
Ses revenus proviennent d’ailleurs pour moitié de ses services aux laboratoires internationaux visant à accélérer l’enregistrement et la commercialisation de leurs médicaments en Europe. En 2015, Corinne Schmitz a complété son offre avec Pharma Blue, entité facilitant la mise sur le marché français – par le biais d’autorisations temporaires d’utilisation – de médicaments innovants pour patients atteints de maladies rares ou graves.
Déjà présente à Londres,New York,Boston et Amsterdam, BlueReg a poursuivi sa croissance en 2020, avec la création d’une filiale opérationnelle à l’île Maurice pour la gestion de données cliniques et la préparation de rapports ou de dossiers réglementaires. Avec 45 % d’export et 10,8 M€€ de CA en 2019, BlueReg vise les 20 M€ de CA et 100 collaborateurs en 2022 (75 actuellement).

En chiffres

Corinne Schmitz, pdg de BlueReg

Accès aux fonctions: création en 2011 à Sophia Antipolis

Secteur: santé

Marché: international

Activité: société de conseil pour l’industrie pharmaceutique

Effectif 2019: 70

CA 2019: 10,8 M€

Taux de croissance annuel composé 2016-2019: 20%

Corinne Schmitz, docteur en pharmacologie, est la fondatrice de BlueReg, 50e du Palmarès 2020.
Corinne Schmitz, docteur en pharmacologie, est la fondatrice de BlueReg, 50e du Palmarès 2020. (Photo D.R.)

commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.