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Qui sont les 800 demandeurs d’emploi de Monaco?

Mis à jour le 18/07/2020 à 15:58 Publié le 18/07/2020 à 15:58
Les demandeurs d’emploi de la catégorie prioritaire, à Monaco, restent inscrits entre un trimestre et un semestre.

Les demandeurs d’emploi de la catégorie prioritaire, à Monaco, restent inscrits entre un trimestre et un semestre. Photo L.M.

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Qui sont les 800 demandeurs d’emploi de Monaco?

Il y a en permanence autour de 900 demandeurs d’emplois à Monaco. Une situation qui peut surprendre dans un pays qui emploie 50.000 salariés résidant hors de ses frontières. Explications.

C’est toujours intéressant de laisser traîner ses oreilles dans les lieux publics du type "Café du Commerce". On y entend parfois des interrogations auxquelles on n’a pas forcément la réponse. Ça titille la curiosité.

Alors quand on a appris qu’il y aurait environ 900 "chômeurs" à Monaco, et que d’aucuns se demandaient "comment c’est possible dans un pays qui va chercher de la main-d’œuvre à l’étranger?", on s’est dit qu’il fallait aller poser la question.

Ce sont Magali Imperti, directeur adjoint du travail, et Emmanuelle Cellario-Forio, chef du service de l’emploi qui nous ont répondu.

Premier élément essentiel: "Ces personnes ne sont pas toutes au chômage. Ce sont des demandeurs d’emploi". Cela signifie que ces 900 personnes (qui sont en moyenne plutôt 800, d’après le Service de l’Emploi) ne touchent pas toute une indemnisation.

Tous métiers

Le service de l’Emploi gère les résidents de Monaco, Monégasques ou non, mais aussi les personnes prioritaires. Parmi ces personnes, il y a les résidents des quatre communes limitrophes (Cap-d’ail, Beausoleil, Roquebrune, La Turbie), à la condition exclusive qu’ils aient déjà travaillé à Monaco: "La personne qui vient s’installer à Beausoleil, si elle n’a pas perdu son emploi à Monaco, ne peut pas s’inscrire chez nous. La personne qui perd son emploi à Monaco mais qui ne vit pas dans l’une de ses communes, n’est pas prioritaire au sens de la loi."

Il y a aussi certains frontaliers italiens, un héritage du passé industriel et des fermetures d’usine des années quatre-vingt, et tous les salariés, résidents ou non, qui ont fait l’objet de plans de licenciements à Monaco.

Et ce n’est pas tout: "Parmi les résidents, il n’y a pas que des gens qui ont fait l’objet d’un licenciement, il y a aussi des jeunes qui cherchent leur premier emploi, ou un emploi saisonnier, ou encore les intermittents du spectacle."

Une typologie qui ne diffère pas dans sa variété de ce que l’on peut trouver ailleurs: "Nous avons toutes les spécificités des autres pays, dans des proportions plus petites", glisse Emmanuelle Cellario.

Avec la crise sanitaire, le nombre de demandeurs d’emploi à Monaco a considérablement augmenté, et pas forcément en raison de ce qui se passe dans les murs de la Principauté: "Tous les salariés des villes avoisinantes qui ont perdu leur emploi en France sont venus s’inscrire".

Un public aujourd’hui inscrit, mais pas prioritaire au regard de la loi. Concrètement, ces demandeurs n’ont donc aucun droit mais l’espoir de décrocher un job à Monaco. Entre-temps, ils gonflent artificiellement les listes de demandeurs d’emploi de la Principauté.

Environ un semestre

La liste des prioritaires, quant à elle, reste à peu près stable. Pour autant n’allez pas croire que 800 personnes se tournent les pouces depuis des années: "Il y a un turnover important. De la même façon que les 53.000 salariés du privé ne sont pas toujours les mêmes, et varient au gré des embauches et des départs, ce ne sont pas toujours les mêmes personnes qui restent inscrites sur la liste des demandeurs d’emplois prioritaires. Ils restent en moyenne entre un trimestre et un semestre."

Et la fin de la loi qui interdisait le licenciement sans motif durant la crise sanitaire n’y change rien: "On ne constate pas, depuis la fin de la loi qui interdit le licenciement au moyen de l’article 6, d’augmentation des licenciements sur les publics prioritaires."

Comme tous les autres domaines, l’emploi connaît ses modes, ses tendances. Au gré des variations de l’économie, le marché réclame plutôt certains profils que d’autres.

Les emplois en demande:

- les comptables

- les nouveaux métiers du digital

- tous les métiers du bâtiment

- les métiers du juridique

Les emplois qu’il vaut mieux éviter :

- Tous les métiers de la communications et du marketing.


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