“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Découvrez l’offre abonnés numérique > J’en profite

Qui est Christophe Courtin, l’un des plus importants investisseurs de startups de France

Mis à jour le 18/01/2021 à 18:26 Publié le 18/01/2021 à 12:00
Il est l’un des plus importants investisseurs de startups de France, il a digitalisé l’assurance santé en ligne avec Santiane  et depuis 5 ans, il disrupte le marché de l’immobilier tertiaire. Qui est Christophe Courtin, cet homme foncièrement visionnaire?

Il est l’un des plus importants investisseurs de startups de France, il a digitalisé l’assurance santé en ligne avec Santiane  et depuis 5 ans, il disrupte le marché de l’immobilier tertiaire. Qui est Christophe Courtin, cet homme foncièrement visionnaire? DR

Toute l'info locale + Des reportages exclusifs

Qui est Christophe Courtin, l’un des plus importants investisseurs de startups de France

Il est l’un des plus importants investisseurs de startups de France, celui qui bâtit la ville dans la ville, notamment à Sophia Antipolis, il a digitalisé l’assurance santé en ligne avec Santiane et depuis cinq ans, il disrupte le marché de l’immobilier tertiaire. Qui est Christophe Courtin, cet homme foncièrement visionnaire?

Il est des personnages qui frappent fort. Là où il faut. À l’endroit où l’offre rencontre forcément la demande. À peine la quarantaine, Christophe Courtin, le fondateur de la foncière Courtin Real Estate, est l’un d’entre eux. Un ovni de l’entrepreneuriat. Un peu le troisième type. Que l’on a rencontré. Celui qui vient (presque) de nulle part et qui va (quasiment) où il veut.

Humilité, efficacité

Pourtant, il est discret. Reste humble. Il parle d’équipe, de rencontres fortuites mais décisives, d’un entourage professionnel choisi, sur lequel il peut compter. Il est le manager qui fait confiance mais contrôle comme un (bon) coach de sport collectif. Sa vie, d’ailleurs, c’est du sport ! En perpétuel transit entre Dubaï, la Suisse et la Côte d’Azur, Christophe Courtin gère à 100 à l’heure toutes ses sociétés. Son secret ? Il bosse. Beaucoup. Tout en se consacrant à sa famille. Donc, son véritable plus c’est l’efficacité. Il est "timé", comme il dit, et il assure. Le verbe n’est pas peu choisi pour celui qui a fait de l’assurance santé en ligne quelque chose de 100 % digital, à Nice en 2006, en fondant Santiane, la première assurtech hexagonale. En 2015, il la revend alors qu’elle affiche un chiffre d’affaires de 42 millions d'euros et 250 collaborateurs.
Lassé de l’assurance ? Peut-être. Avide de challenges ? Assurément. Alors celui qui ne s’y connaît pas plus en assurance qu’en immobilier va débouler sur le marché du tertiaire et le disrupter.
Il est Parisien, Christophe Courtin, "mais ici ou ailleurs, on ne sait pas de quoi demain sera fait et la crise sanitaire a mis en exergue les multiples possibilités de travailler autrement. De manière plus flexible, plus verte également, tout en offrant toujours plus de services. La maturité est là et le nouveau monde est en train d’éclore", s’explique-t-il.

Nouveau monde

Il mise sur le bureau green, design, avec parkings, restaurants et salle de sport à disposition, le tout saupoudré d’une foultitude d’autres services intra muros (une conciergerie, par exemple, pour réparer ses talons sans sortir du bureau. C’est cliché, mais tellement pratique). Tout ceci est pensé pour des espaces conséquents nichés dans un environnement ciblé. Et à Sophia Antipolis, il a vu le potentiel. "Sophia, c’est une belle endormie. Nombre de locaux y sont vétustes mais idéalement placés. Au cœur de la plus grande technopole d’Europe". Mais le serial entrepreneur ne bétonne pas pour bétonner. Son credo, "construire la ville sur la ville", c’est-à-dire, faire du neuf avec du vieux, ou encore, travailler sur des bâtiments existants mais défraîchis, obsolètes, souvent à l’abandon. Il a commencé en 2017 par racheter deux immeubles, les anciens sites de KPMG, Tetra-Petra-Le Galion, Sophia Village, et a tout réhabilité. Nova Sophia (2018), Naturae et Centrium prennent vie (livraison 2022) et sont déjà pré-vendus.
Quand il cherche à revendre un bébé clés en main, même un bébé de 12.600 m² comme Centrium, ils sont plusieurs à sonner à sa porte. Ses opérations en tertiaire sont réalisées par Courtin Real Estate créée en 2016, qui compte aujourd’hui une dizaine de salariés basés à Sophia et qui a vendu cette année pour 100 millions d'euros en VEFA [ventes en état futur d’achèvement, Ndlr]. Et les travaux, pour 90%, sont réalisés avec des entreprises locales. Il vient également de racheter le site de Dow Chemical (vieux de 40 ans), avec le groupe Valimmo (Mouans-Sartoux).

Au capital de 75 startups 

Christophe Courtin, c’est aussi un business angel reconnu, l’un des plus importants de France, avec pas moins de 75 startups financées via sa société Courtin Investment, qui mise chaque année environ 2 millions d'euros sur des jeunes pousses triées sur le volet (dont Yuka son chouchou). Il le dit "Ce qu’il faut, en France, c’est avoir le goût du challenge". Et le challenge, c’est son quotidien, même s’il a des critères bien définis pour flairer les (bonnes) affaires. Ses mentors : Xavier Niel, patron de Free (et actionnaire majoritaire du groupe Nice-Matin) qui lui a donné envie de suivre une filière informatique, et Jacques Veyrat, ancien président du groupe Dreyfus, fondateur d’Impala qui était entré au capital de Santiane.

Le digital comme ADN

Christophe Courtin c’est aussi Flex’0, société créée en 2020, 6 salariés (une vingtaine d’ici fin 2021), spécialisée dans le bureau flexible. "Les baux en mode 3/6/9 ne seront plus la norme. 90% des startuppers de 25 à 40 ans travaillent depuis des bureaux flexibles, et les corporate y viennent aussi. »
Alors il se lance. Pour approcher Regus, le géant dans ce domaine ? Même pas. Christophe Courtin trace sa route, en indépendant, car il est le seul investisseur de ses sociétés. "C’est plus facile à gérer", sourit-il. Son objectif avec Flex’O: "Développer un réseau interconnecté de 25 sites environ de coworking dans les cinq ans en France." C’est clair. Précis. Timé.
Prochaine innovation? Une application mobile pour faciliter la vie des utilisateurs de ses bureaux. Depuis son smartphone on pourra tout faire. Réserver le bureau, le resto, se faire livrer... Il sera le premier à proposer pareil service 100% digital dans ce secteur. "Le digital, c’est mon ADN. C’est gage d’efficacité, de rapidité d’éxécution et... de flexibilité, en effet. Le kit de survie dans ce monde."
Christophe Courtin, cet ovni qui a les pieds sur terre.

 

Une vente de tertiaire à 55 millions d'euros

C’est l’une des plus pesantes ventes actées depuis 2003 sur Sophia Antipolis. Le bâtiment ancien rebaptisé Centrium, vide depuis 4 ans, a été entièrement déconstruit et rebâti par Courtin Real Estate. Revendu récemment à Unofi (Caisse de retraite des notaires) pour 55 ME, Courtin Real Estate aura cédé sur 2020 à des SCPI nationales, pour plus de 100 ME de VEFA [ventes sur plan, Ndlr] : bâtiments Nova Sophia, Naturae et maintenant Centrium qui déploie 12.600 m² avec deux restaurants, une conciergerie digitale, une salle de sport, un roof top pour créer des événements sympas et au centre, il y aura un Flex’O, des bureaux flexibles gérés par la société qu’il a créé en 2020: 4.854 m² de bureaux "dans les arbres" avec des prestations premium... Au total, Courtin Real Estate reconstruit 31.000 m² sur Sophia. "Ça peut paraître beaucoup mais c’est seulement 3% de la surface totale actuelle du bâti sur la technopole et j’y ai encore de beaux projets". Notamment dans des locaux que devrait délaisser Amadeus? Objectif: 60.000 m² de surfaces réhabilitées d’ici 2025.

Aperçu du futur projet sur Sophia Antipolis.
Aperçu du futur projet sur Sophia Antipolis. D.R.

Offre numérique MM+

...


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.