Qui est ce Niçois qui vous reconnecte au monde sauvage avec une paire de baskets ?

Guillaume Mesly d'Arloz aime les animaux. Beaucoup. Après des études de commerce réussies, ce Niçois a des envies d'entrepreneuriat sans perdre de vue la cause animale. Avec un ami, ils fondent Meeko, une marque de sneakers véganes, lookées et durables. Rencontre.

Agnès Farrugia Publié le 14/02/2022 à 10:11, mis à jour le 14/02/2022 à 10:11
Kikobo, c'est nouvelle collection de Meeko, se décline en cinq coloris. D.R.

Des baskets "pour se reconnecter au monde sauvage". C’est ni plus ni moins ce que s’engage à vous offrir la marque Meeko créée le 1er janvier 2021 par le Niçois Guillaume Mesly d’Arloz et son associé franc-comtois Maxime Savart.
Le pitch ? "Les chaussures et en particulier les sneakers, font office de (très) mauvais élèves en matière d’impact sur l’environnement et notamment sur la biodiversité -cuir, caoutchouc, coton, transport, énergie, etc. Alors si vous aimez les animaux et que vous ne voulez pas marcher pieds nus, pensez Meeko." La communication est pêchue avec ces mannequins à la tête d'animaux en voie de disparition, et elle fait courir bien des marques à la notoriété bien plantée. Et ce côté "wildelife-friendly" fait la nique aux grands noms de la sneaker.

Végane, recyclable, lookée

Ils ont déjà sorti la Coco Pongo, voici aujourd’hui la Kikobo. Cette sneaker est aussi fabriquée sans aucune matière animale, 100% végane donc, lacets et doublure en polyester recyclé, caoutchouc des semelles naturel et tige en appleskin (déchets de pommes et polyuréthane - 5 à 20 fois moins polluant qu’un similicuir pétrochimique. "On n’est pas encore parfait, explique le cofondateur niçois, on réfléchit à bannir définitivement le plastique, même recyclé, de nos sneakers."
Le circuit court est privilégié avec des partenaires en Italie et une usine d’assemblage au Portugal "alimentée à 75% par des panneaux solaires, parce que nous souhaitons travailler avec des entreprises qui ont la même éthique que nous." En parallèle, un gros travail a été mené côté design pour ne pas, justement, que cette éthique nuise à la solidité, la durabilité et... au design. Résultat, "nos sneakers ont de la gueule, sont véganes, mais ne peuvent être vendue à moins de 149 euros." Un parti que les dirigeants ont choisi de prendre. Si la société est basée à Paris, notre Niçois Guillaume Mesly d’Arloz n’oublie pas sa région et est régulièrement présent au pop-up du Beau quotidien (à Nice). Une deuxième campagne de crowdfunding est en cours sur Ulule, jusqu’au 16 février, et déjà 400% de précommandes sont enregistrées! Avec seulement 20.000 euros de fonds propres et la gnaque de participer "à leur échelle" à la protection des espèces menacées, les deux associés, seuls à tenir la barque pour l’heure, gestion du site internet comprise, ont déjà vendu plus de 2.000 paires de sneakers. Ils souhaitent à présent renforcer leur présence en boutiques (appel lancé). À noter qu’une partie de leur chiffre d’affaires est reversée à deux ONG (1). Avec humour, le cofondateur niçois nous explique le pourquoi du comment de Meeko "On avait envie de continuer à regarder le Livre de la Jungle en face, bien dans nos baskets."

(1) Sumatra rainforest institute/ Pams foundation.

Précommandez jusqu'au 16 février sur ulule.com

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