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Quels sont les placements qui valent le plus le coup? Voici les conseils d'un spécialiste de l'épargne

Les chiffres de l’inflation sont très hauts et les placements privilégiés par les Français ne sont plus forcément rentables. Cette hausse peut-elle avoir la peau du Livret A et des assurances vie?

Alexandre Reynaud Publié le 20/11/2021 à 17:30, mis à jour le 20/11/2021 à 16:19
Illustration. Photo AFP

Où épargner en ce moment? Pour Philippe Crevel, président du Cercle de l’épargne, - dont le rôle est l’étude et la réflexion sur la thématique -, il faut « diversifier » ses placements.

Tour d’horizon des différentes opportunités.

Les actions

Selon les spécialistes, c’est le placement privilégié pour avoir des rentrées d’argent: "On peut relier des actions à un Plan d’épargne en actions (PEA). C’est plutôt très intéressant car exonérable d’impôts et de plus-value sur 5 ans. Attractivement un des meilleurs pour les actions européennes. Aujourd’hui, il y a encore un potentiel de progression en regardant le CAC40. Même s’il y a le risque de perdre en capital".

La pierre-papier

Investir dans des entreprises plutôt que dans l’habitat est peut-être l’un des meilleurs plans: "Il y a un fort engouement autour de 4/5%. C’est un produit de long terme car il y a des frais élevés d’entrée qui peuvent gâcher les deux premières années. Attention, ce n’est pas parce que c’est de la pierre-papier que ça rapporte tout de suite. Il faut regarder dans quoi on investit, dans quelle ville... Des fonds de commerce peuvent faire faillite. On peut l’associer à un contrat d’assurance vie."

 

L'assurance vie

Dans une étude sortie par le Cercle de l’épargne au mois d’octobre, l’assurance vie pointait à la deuxième place derrière l’immobilier.

"Elle demeure le placement privilégié des Français, 42% y ont recours. Elle a subi un trou d’air pendant le premier confinement avec une volonté d’épargne de précaution. Ce qui plaît, c’est sa sécurité et ses avantages fiscaux quand on peut y associer de la rentabilité. Malgré tout, son rendement a baissé à 1,2%."

Les cryptomonnaies

C’est la tendance du moment. à tel point qu’Elon Musk, PDG de Tesla et SpaceX investit massivement Bitcoin, Dogecoin et Ether. Un bitcoin est actuellement estimé à 53.500 euros.

"Les cryptomonnaies jouent le rôle de concurrent de l’or en suivant la même logique. Les jeunes se disent plus prêts à investir alors qu’il y a plus de risques que dans les actions. On est incapable de dire où ça sera l’an prochain. Techniquement, ce n’est pas très compliqué d’en acheter. Il ne faut pas y mettre toutes ses économies et y aller le jour où il y a une réelle baisse."

L'immobilier

Devenir propriétaire et louer son appartement a toujours pignon sur rue: "ça demeure un objectif, toujours compliqué, notamment dans le sud. Les taux d’emprunts sont bas. Les Français parient sur le fait de revendre plus cher".

Le livret A

En pleine période d’inflation, c’est l’objet qui pose le plus question, tout en restant incontournable: "Si on regarde les résultats, le Livret A a engrangé 50 milliards d’euros en plus. C’est une des valeurs star et refuge de la crise. Le produit le plus largement utilisé pour sa sécurité, sa liquidité et sans fiscalité. On peut prendre et sortir des fonds comme on le désire. Mais ce n’est pas là où on va gagner de l’argent avec un rendement de 0,5% alors qu’il y a 2% d’inflation".

 

L'or

Valeur refuge, en un an de crise sanitaire, le prix du lingot d’un kilo est passé de 50.500 à près de 51.500. Si l’on regarde cinq ans auparavant, la valeur était de 37.000.

"C’est une valeur spéculative qui ne produit rien. Certains ont acheté de l’or en 1980 avec le choc pétrolier. Il leur a fallu 23 ans, pour retrouver ce cours. C’est intéressant quand il est à 1.200$ l’once d’or."

Les obligations

Peut-être pas le meilleur investissement à l’heure actuelle, mais de quoi se constituer un petit trésor.

À l’heure actuelle, même s’il est sûr, les obligations ne sont pas le meilleur placement: "Le concept est de prêter de l’argent à l’État et en contrepartie on m’en verse régulièrement. Le taux est très faible. Pour l’état, il est proche de 0 et pour les entreprises d’environ 3%. L’obligation d’État est une certaine forme de sécurité. Je ne conseille pas d’acheter de l’obligation directe, avec un taux d’intérêt faible".

Offre numérique MM+

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