“Rhôooooooooo!”

Vous utilisez un AdBlock?! :)

Vous pouvez le désactiver juste pour ce site parce que la pub permet à la presse de vivre.

Et nous, on s'engage à réduire les formats publicitaires ressentis comme intrusifs.

Je veux bien mais j'ai la freebox

Connectez-vous

pour sauvegarder mes filtres et personnaliser mon flux

continuer sa lecture

lire le journal

Soutenez l’info locale et Monaco-Matin > Abonnez-vous

"Quand les crises sont aussi brutales, le rebond est souvent spectaculaire". L’aviation d’affaires en pleine zone de turbulences à Monaco

Mis à jour le 11/06/2020 à 09:57 Publié le 11/06/2020 à 09:55
En septembre 2018, Thierry Boutsen (à droite) participait à une mission économique emmenée par le Monaco Economic Board en Chine. Aujourd’hui, deux de ses ventes y sont suspendues à cause de la crise.

En septembre 2018, Thierry Boutsen (à droite) participait à une mission économique emmenée par le Monaco Economic Board en Chine. Aujourd’hui, deux de ses ventes y sont suspendues à cause de la crise. L.M.

Soutenez l'info locale et Monaco-Matin

"Quand les crises sont aussi brutales, le rebond est souvent spectaculaire". L’aviation d’affaires en pleine zone de turbulences à Monaco

On aurait pu croire que le marché des avions privés échapperait au marasme de la crise. Mais depuis ses bureaux de Monaco, Thierry Boutsen constate que ça secoue de tous les côtés.

Les jets privés ne sont pas à l’abri des trous d’air. Thierry Boutsen, ex-champion de Formule 1 reconverti dans le commerce d’avions privés, en sait quelque chose: depuis la mi-mars et le début de la crise sanitaire, ses collaborateurs et lui se sentent chahutés de tous les côtés.

"Ça bouge vraiment beaucoup. Avec le confinement, plus personne ne pouvait se déplacer. Et personne n’achète un avion sans l’avoir vu. Donc, depuis le 17 mars, nous étions totalement à l’arrêt. Et puis il y a les propriétaires qui voulaient vendre leur avion, et qui finalement décident de le garder pour des raisons sanitaires. Il y a aussi les clients qui étaient sur le point d’acheter, et qui attendent de voir si leurs affaires s’arrangent. De ce côté-là, nous avons ressenti les effets de la crise dès le mois de décembre, dès les prémices de la crise."

De plus en plus d’avions sur le marché

Depuis quelques années, Thierry Boutsen s’implante de plus en plus en Asie, et les conséquences sont lourdes de ce côté-là: "Nous avons deux ventes en attente en Chine, et nous avons perdu une vente en Inde."

Si le marché est à l’arrêt, c’est aussi parce qu’un avion, ça coûte cher.

Et encore plus quand c’est cloué au sol, puisqu’alors, ça ne remplit pas son rôle et ça ne rapporte plus rien. Pour corser un peu le voyage, ça bouge aussi du côté des prix.

"Les entreprises qui possèdent des avions d’affaire, et qui rencontrent des difficultés, mettent leur avion en vente. Il y a 20% d’avions en plus sur le marché aujourd’hui. Et comme les affaires sont bloquées, les prix baissent."

"Déjà des clients qui reviennent"

Malgré tout, le commandant a bouclé sa ceinture et attend de sortir de l’orage: "Je suis très optimiste. Nous avons été bien aidés par le gouvernement monégasque, comme toutes les entreprises de Monaco. Et nous avons déjà des clients qui reviennent vers nous avec des demandes précises, ce qui est très bon signe. Et puis, quand les crises sont aussi brutales, le rebond est souvent spectaculaire. Ce n’est pas pour maintenant, mais je suis confiant."


commentaires

Les insultes, les attaques personnelles, les agressions n'ont pas leur place dans notre espace de commentaires.
Tout contenu contraire à la loi (incitation à la haine raciale, diffamation...) peut donner suite à des poursuites pénales.