Pourquoi une équipe d'étudiants de Mines ParisTech participe au Monaco Energy Boat Challenge

Mines Energy Challenge, l'équipe composée d'élèves de Mines ParisTech et encadrée par des enseignants chercheurs, prendra demain le départ du huitième Monaco Energy Boat Challenge. Un bel exemple de collaboration entre les mondes académique et industriel.

K.Wenger Publié le 05/07/2021 à 16:31, mis à jour le 05/07/2021 à 16:58
Les tests et les séances d'entraînement ont eu lieu sur le plan d'eau de la Société des régates d'Antibes. (Photo D.R.)

Demain, après deux années de travail intensif, c’est le grand jour pour Mines Energy Challenge. L’équipe composée de dix élèves du cycle ingénieur civil, doctorants et encadrée par des enseignants chercheurs de l’école des Mines ParisTech - les centres de recherche CEMEF, CRC et PERSEE, basés à Sophia Antipolis - se présentera sur la ligne de départ du 8e Monaco Energy Boat Challenge.

Face à elle et jusqu'au 10 juillet, 34 autres équipes qui concourront dans des épreuves de slalom, vitesse pure et endurance concoctées par l’organisateur, le Yacht Club de Monaco.

Le Monaco Energy Boat Challenge n’est pas une course comme les autres. Son objectif? Impulser une nouvelle vision du yachting durable grâce à des énergies renouvelables. Elle se veut une plateforme où le partage d’informations open source est au centre de l’attention, créant ainsi un pont entre les ingénieurs de demain et des entreprises d'aujourd'hui.

Pour partir sur un pied d’égalité, le Yacht Club de Monaco fournit les coques de catamaran aux équipes. Charge ensuite aux jeunes ingénieurs associés à des industriels de concevoir le cockpit et un système de propulsion le plus performant et le plus endurant, en utilisant les énergies renouvelables de leur choix, le tout à partir d’une quantité d’énergie donnée.

Entreprise partenaires

"Cela fait deux ans que l’équipe planche sur le sujet avec l’entreprise lyonnaise Symbio qui conçoit des piles à hydrogène pour l’industrie automobile, explique Franck Guarnieri qui coordonne les relations inter-centres de recherche de l'école des Mines. Ensemble, ils ont développé un système de commandes et de refroidissement."

 

Pour les chapeauter, deux enseignants: Christian Beauger, responsable du système pile à hydrogène, qui a géré la relation avec la société Symbio et Sébastien Travadel à l'initiative du projet, a supervisé l'intégration des systèmes (moteur, pile, contrôle des commandes...) et la stratégie de course.

Côté propulsion, c’est avec les Niçois de Volumic 3D que les étudiants des Mines ParisTech ont travaillé pour donner naissance à une nouvelle hélice "qui a permis de gagner en performance. Les fabricants d’imprimantes 3D Volumic 3D et leur partenaire La Ferme 3D leur ont prodigué des conseils sur la façon d’imprimer en 3D autour d’une armature en acier."

Des conseils qui ont porté leurs fruits puisque lors des tests réalisés sur le plan d’eau de la Société des régates d'Antibes, l’hélice donnait des résultats prometteurs permettant de doubler la vitesse croisière.

Sponsorisé pour cinq ans par la Fondation Mines de ParisTech à hauteur de 50.000 euros, "le projet s'inscrit dans une pratique pédagogique du learning by doing", reprend Franck Guarnieri qui en profite pour faire un appel du pied à d'autres mécènes. Et si l’important est de participer, l’équipe a déjà gagné en montrant "le travail collaboratif qui a été mené par les élèves et les entreprises partenaires".

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