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Pourquoi le MEB s'intéresse à la Russie et l'Azerbaïdjan

Mis à jour le 21/09/2016 à 05:05 Publié le 21/09/2016 à 05:05
Ludovic Subran, expert en économie, a démontré à quelque 80 entrepreneurs de la Principauté, hier, tout l'intérêt qu'il y a à tenter de faire du business en Russie et en Azerbaïdjan.

Ludovic Subran, expert en économie, a démontré à quelque 80 entrepreneurs de la Principauté, hier, tout l'intérêt qu'il y a à tenter de faire du business en Russie et en Azerbaïdjan. Photo DR

Pourquoi le MEB s'intéresse à la Russie et l'Azerbaïdjan

En octobre et novembre, le Monaco Economic Board embarque des entrepreneurs monégasques à Moscou et Bakou. Hier, une conférence a permis de comprendre les raisons de ce choix

Ça commence à devenir une habitude. Une sacrée bonne habitude. Pour la troisième fois en trois ans, le chef économiste du groupe Euler-Hermes, numéro un mondial de l'assurance-crédit, a répondu à l'invitation du Monaco Economic Board pour démontrer à un parterre de chefs d'entreprise de la Principauté tout l'intérêt de participer à une mission économique dans un pays complexe. « Un pays à risques », formule Ludovic Subran. Qu'il s'agisse d'un risque économique, politique ou autre.

"Ça vaut le coup"

Il y a deux ans, cet expert en économie internationale a expliqué pourquoi partir à la conquête de Moscou était intéressant pour un entrepreneur monégasque, en dépit de l'image peu glorieuse de la Russie. L'an dernier, Ludovic Subran en a fait de même avant la mission du MEB à São Paulo, qui s'est déroulée au moment où le Brésil traversait la plus grave crise politique et économique de son histoire. Et encore hier, devant 80 décideurs de la Principauté prêts à embarquer, dans les valises du MEB, pour Moscou et Bakou.

« Cette région du monde, entre la Russie, la Turquie et l'Iran, c'est un peu le triangle des Bermudes du business, illustre l'expert. Ces trois pays ont connu de nombreux à-coups depuis le début de l'année. Leur diplomatie économique en souffre, tout comme leurs ambitions et leurs alliances. Et coincés entre ces colosses aux pieds d'argile, les pays du Caucase, dont l'Azerbaïdjan, essaient de tirer leur épingle du jeu, souvent difficilement. »

« Il s'agit donc de déceler les quelques opportunités là où il y a une avalanche de risques », lance l'économiste. Avec des pistes à la clé : « En Russie et en Azerbaïdjan, il y a un besoin de services, d'accompagnement dans des secteurs porteurs comme les télécoms, les services financiers ou l'énergie. Il y a aussi de l'épargne à capter. »

« Ça vaut le coup, insiste le spécialiste. Tisser des liens avec un pays en difficulté portera ses fruits à moyen et long terme. Comme on dit, c'est dans le malheur qu'on reconnaît ses amis. » Michel Dotta, le président du MEB, est persuadé de l'intérêt de conduire des entrepreneurs monégasques dans des pays qui ne viendraient pas spontanément à l'esprit, des endroits du monde improbables. Ils seront ainsi 44 à tenter de faire du business à Moscou, du 4 au 7 octobre, et une quarantaine, pour l'instant, à Bakou du 6 au 9 novembre.


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