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Pourquoi la Région Sud-Paca est la première délégation française au CES de Las Vegas

Mis à jour le 10/01/2019 à 11:09 Publié le 10/01/2019 à 18:30
toulonrencontre renaud muselier

toulonrencontre renaud muselier (Photo Cyril Dodergny)

Pourquoi la Région Sud-Paca est la première délégation française au CES de Las Vegas

Depuis deux ans, la Région Sud Paca met le paquet pour préparer et accompagner ses startups jusqu’au CES de Vegas dans le cadre de sa stratégie de développement économique des entreprises. Elle y figure comme la première délégation de France la mieux représentée. Une volonté clairement affichée par son président Renaud Muselier.

Comment notre région est-elle devenue la première délégation de France à ce salon?
Il faut l’inscrire dans la stratégie générale de la Région. Dans le cadre de la loi NOTRe, la Région a la compétence exclusive d’économie et doit mettre en place des dispositifs pour aider au développement des entreprises sur la totalité de leur parcours, de leur conception à leur transmission, en passant par leur développement financier et leur rayonnement international car c’est l’entreprise qui crée l’emploi. Pour cela, nous avons mis en place des outils (300 millions d'euros de fonds d’investissement pour l’entreprise régionale), nous avons fédéré les chambres, métropoles, filières, le patronat, les syndicats et tous les corps intermédiaires de façon à ce qu’ils se retrouvent dans cette démarche. Nous sommes aussi la seule région validée par le Quay d’Orsay qui a ce rayonnement à l’international (nous avons créé Team Sud Export), idem pour le volet tourisme.

Vous êtes partis d’un constat, dites-vous?
La première année où nous sommes allés à Vegas, nous nous sommes rendu compte que chacun envoyait ses startups sur son modèle, pas ou très peu piloté par la Région, avec des entreprises qui étaient contentes d’aller là-bas mais qui revenaient toujours déçues de la façon dont elles avaient été préparées et de l’organisation sur place: elles se plaignaient d’être mal placées, disséminées, ne voyant personne. Les retours n’étaient pas à la hauteur de leurs efforts. Nous avons donc restructuré tout cela. Nous avons rassemblé tous les départements et nous avons donné plus de lisibilité avec la marque Sud au cœur du dispositif.

«Nous sommes les plus forts»


Que proposez-vous désormais aux startups ?
Pour préparer les entreprises au salon et au marché américain, nous avons mis en place des animations et un accompagnement sur mesure: les startups ont une minute pour se présenter en anglais, elles ont une soirée networking en présence d’investisseurs, un petit-déjeuner avec pitchs et la présentation des plus belles innovations smart city devant les autorités de Las Vegas.

Sur nos 400 mètres carrés de stand, nous avons 50 startups régionales dont 9 lauréates aux Innovation Awards sur les 55 nationales. Elles étaient 40 startups régionales en 2018. Par rapport aux autres régions, nous sommes les plus forts.

L’objectif est de chasser en meute...
Et de booster le business de nos entreprises, notamment à l’export. C’est le seul moyen de leur montrer, notamment à celles aux créneaux d’activités très spécifiques, qu’elles ne sont pas seules, livrées au monde, car, à Vegas, c’est très impressionnant.

Le monde entier est là en train de chasser, les allées sont pleines de gens, du plus grand chef international à la plus petite startup, ils sont tous là pour faire leurs courses. Donc là-bas, il faut être dans un bon rayon pour bien présenter sa démarche. L’effet est immédiat puisqu’en trois ans, les entreprises qui y sont allées veulent y retourner. Cela veut dire qu’elles font du business et que, grâce à la façon dont nous les accompagnons, elles démultiplient leurs actions.

C’est un investissement qui s’élève à combien?
300.000 euros environ. L’enjeu n’est pas de tout leur payer, les startups payent leur déplacement. On prend en charge le reste. L’argent de la collectivité est là pour les faire chasser en meute et booster leur business.


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