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Pourquoi Geox, le champion de la chaussure qui respire, se lance dans la Formule E

Mis à jour le 09/05/2019 à 08:14 Publié le 09/05/2019 à 08:14
Mario Moretti Polegato entouré du pilote allemand Maximilian Günther et de l’Argentin José María Lòpez, respectivement 16e et 20e au classement général.

Mario Moretti Polegato entouré du pilote allemand Maximilian Günther et de l’Argentin José María Lòpez, respectivement 16e et 20e au classement général. Photo Geox Dragon

Pourquoi Geox, le champion de la chaussure qui respire, se lance dans la Formule E

L’inventeur de la "chaussure qui respire" a associé sa marque à l’écurie Dragon pour gagner le 3e ePrix ce samedi à Monaco, mais surtout promouvoir l’environnement et éprouver ses inventions.

Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation.naturelle.
Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation.naturelle. Photo Geox Dragon

On peut trouer ses semelles et mener, sans sueurs froides, une carrière pied au plancher. C’est du moins la success-story à l’italienne de Mario Moretti Polegato, inventeur de la fameuse "chaussure qui respire" et président-fondateur de la marque Geox.

Une invention dont la légende veut qu’elle ait germé à l’issue d’une randonnée dans le cagnard du Nevada, alors que Mario y vantait les mérites du prosecco familial.

Des pieds qui transpirent? Et pourquoi pas percer la semelle pour l’aérer, et ainsi améliorer le confort et la performance ? Près de trente ans plus tard, l’idée, simple, a fait son chemin au point de faire de Mario Moretti Polegatto l’une des plus grandes fortunes du monde, la 350e en 2006 selon Forbes. Il faut dire qu’entre-temps, le concept de la semelle s’est étendu aux vêtements, au lifestyle.

Les idées les plus simples ne sont-elles pas les meilleures ? De même pour les slogans les plus percutants. Geox fait ainsi référence à "Geo", la terre, quant au "X", il revêt le sens de l’innovation.

Un savoir-faire et une vision que Mario Polegato a souhaité mettre au service de la Formule électrique en s’associant, fin 2018, avec l’écurie américaine Dragon.

Drôle de trajectoire direz-vous? Pas tant que ça. "Geox est un succès de mode car nous sommes italiens, mais c’est avant tout un succès technique. C’est ce qui m’a inspiré dans cet investissement, car nous pensons que les voitures électriques représentent l’avenir. Nous sommes des techniciens et nous pouvons aider avec notre vision."

"La compétition amène l’innovation"

Celle d’un monde meilleur, presque utopique mais, Mario Polegato en est persuadé, fidèle aux aspirations d’une grande majorité de ses contemporains. "L’une des principales raisons de notre arrivée en Formule E, c’est le concept de durabilité. Quand nous pensons à nos villes, nous pensons à la pollution de l’air et à nos enfants qui montent dans des bus qui laissent une grande fumée derrière eux. Il y a aujourd’hui une dénonciation dans le monde entier, des gens qui protestent pour protéger l’environnement. Nous voulons arriver à un monde meilleur avec des villes sans bruits où l’air est pur, comme dans une forêt."

Une quête entrepreneuriale et philanthropique mise en vitrine grâce à la Formule E. "Le moteur électrique a encore besoin d’être développé du point de vue de l’autonomie et de la charge des batteries mais, dans l’automobile, la compétition amène l’innovation. Beaucoup de monde aime la Formule E pour le divertissement mais elle permet aussi de chercher et développer un outil parfait."

"La première page d’un livre où l’histoire est différente"

Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation.naturelle.
Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation.naturelle. Photo Geox Dragon

Si les résultats de Geox Dragon Racing ne sont pas à la hauteur de ses ambitions au terme de la première partie de saison (10e sur 11), l’essentiel est ailleurs pour Mario Moretti Polegato.

"Le comité éthique de Geox a eu deux présidents émérites. L’Espagnol Joaquin Navarro-Valls, qui était le secrétaire personnel du pape Jean Paul II et qui est mort en 2017. Et l’ancien Secrétaire général des Nations-Unies, Kofi Annan, qui nous a quittés en 2018. Mais nous portons toujours les mêmes valeurs d’éthique et de durabilité car le monde a déjà changé. Nous ouvrons la première page d’un livre où l’histoire est complètement différente de celle passée. Toutes les grandes compagnies internationales devraient investir dans le développement durable."

"Un public de jeunes qui représentent le futur"

Une quête désintéressée. "Nous ne venons pas de l’automobile mais de la mode et du textile, notre investissement n’est pas spéculatif mais réel. Geox voit le futur dans le présent et se veut acteur de la transition."

Un engagement que Mario Polegato se réjouit de porter publiquement lors du 3e ePrix de Monaco, ce samedi. "Un petit pays mais une carte postale connue dans le monde entier."

Principauté dont l’épouse de M. Polegato, Anna Licia Balzan, n’est autre que le consul honoraire à Venise. "Nous sommes très proches de la famille du prince Albert et nous sommes contents qu’il travaille pour Monte-Carlo avec le cœur."

Un cœur écolo en phase avec l’esprit de la Formule E. "Le public est différent de la Formule 1. Il y a beaucoup de femmes, notamment parce que la course ne dure que 45 minutes et qu’il n’y a pas de bruit. C’est aussi un public de jeunes qui aiment l’écologie, intelligents et qui représentent le futur. C’est une initiative moderne comme celle du prince Albert en termes d’environnement pour la Principauté."

Lors du dernier ePrix de Rome, Geox avait mis le paquet en tant que sponsor. "Le sport automobile est associé à Ferrari en Italie mais dans la Formule E, c’est Geox qui porte le drapeau", se félicite Mario Polageto. Une démarche privée qui met aussi en exergue des lacunes publiques.

"Contrairement aux autres pays européens, l’Italie est en retard sur les véhicules électriques. Il faut créer des aides pour inciter les particuliers à les acheter. Il y a aussi le problème des recharges à développer dans nos villes, mais c’est un programme du gouvernement italien, pas d’une compagnie. Par notre démarche, nous voulons aussi sensibiliser l’Italie et accélérer le process pour se tourner vers le futur."


Faire du sport un laboratoire de la société civile

Photo Geox Dragon

Au sein du Team Geox Dragon, les rôles sont clairs. L’écurie américaine managée par Jay Penske – le Team éponyme de son père, Roger, a remporté 16 fois les mythiques 500 Miles d’Indianapolis – s’occupe du développement de la voiture. Geox étudie les vêtements et chaussures techniques.

"Deux personnes de notre cycle de recherches collaborent avec des universités européenne et américaine sur l’étude de la chaleur qui émane du corps humain. Pour la Formule E, nous avons une Team d’ingénieurs qui suit toute la compétition et, à la fin de chaque course, rapporte dans notre laboratoire les tissus que les pilotes ont utilisés.Ils étudient et vérifient la qualité des matériaux et la quantité de transpiration. L’objectif final est d’apporter ces technologies aux consommateurs", résume Mario Polegato, qui a bâti un empire de 30 000 salariés, présent dans 1.134 enseignes et plus de 10.000 points de ventes multimarques répartis dans 110 pays.

Des p’tits trous, toujours des p’tits trous

En étudiant la transpiration des mains et des pieds de ses pilotes, Geox a ainsi développé l’Aerantis. "La chaussure n’a pas que des trous dans les semelles mais aussi une membrane qui augmente la circulation de l’air autour du pied et optimise sa respiration à 100 %. Nous créons pour les pilotes une situation idéale de tranquillité."

Un modèle d’ores et déjà en boutiques pour le commun des mortels. "Nous avons aussi introduit des trous dans les vestes comme sur les combinaisons des pilotes", ajoute Mario Moretti Polegato, exposant des produits qui, respirant mieux, perdurent mieux dans le temps. Une consommation raisonnée à l’échelle du grand public.


"L’Italie est en retard"

Mario Moretti Polegato entouré du pilote allemand Maximilian Günther et de l’Argentin José María Lòpez, respectivement 16e et 20e au classement général.

Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation naturelle.
Mario Moretti Polegato entouré du pilote allemand Maximilian Günther et de l’Argentin José María Lòpez, respectivement 16e et 20e au classement général. Éprouvées par les pilotes, les chaussures Geox sont en vente dans le commerce et allient design et thermorégulation naturelle. Photo Geox Dragon

Lors du dernier ePrix de Rome, Geox avait mis le paquet en tant que sponsor. « Le sport automobile est associé à Ferrari en Italie mais dans la Formule E, c’est Geox qui porte le drapeau », se félicite Mario Polageto. Une démarche privée qui met aussi en exergue des lacunes publiques.

"Contrairement aux autres pays européens, l’Italie est en retard sur les véhicules électriques. Il faut créer des aides pour inciter les particuliers à les acheter. Il y a aussi le problème des recharges à développer dans nos villes, mais c’est un programme du gouvernement italien, pas d’une compagnie. Par notre démarche, nous voulons aussi sensibiliser l’Italie et accélérer le process pour se tourner vers le futur."


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