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Pourquoi Christine Simon, entrepreneuse à Toulon, a mis en place la semaine de quatre jours pour rester indemne

Mis à jour le 20/09/2019 à 16:25 Publié le 20/09/2019 à 18:30
Poil à dégratter, Libérez l’orange... Les produits à base d’huiles essentielles d’Indemne portent tous des noms décalés et humoristiques.

Poil à dégratter, Libérez l’orange... Les produits à base d’huiles essentielles d’Indemne portent tous des noms décalés et humoristiques. Photo A.M.

Pourquoi Christine Simon, entrepreneuse à Toulon, a mis en place la semaine de quatre jours pour rester indemne

Christine Simon, dirigeante du laboratoire dermocosmétique Indemne à Toulon, a mis en place la semaine de quatre jours pour donner une bouffée d’oxygène à son entreprise. Elle raconte son parcours et son choix.

Burn-out, problèmes de santé, séparations… La vie d’un entrepreneur n’est pas un long fleuve tranquille. Si l’on montre plus souvent la face rêvée de la création d’entreprise, la réalité est moins rose. Pourtant, nombre d’entrepreneurs aujourd’hui cherchent des solutions pour se préserver, eux et leurs salariés. Notamment par la mise en place de la semaine de quatre jours. C’est ce que Christine Simon, dirigeante de la société Indemne installée à Toulon, a mis en place.

Cette brillante chef d’entreprise a un parcours professionnel atypique. Bercée par une maman comptable, elle crée en 2003, avant ses 30 ans, sa première entreprise à Paris, une société de formation en banque et assurances, Umpactom. Elle dirige une équipe de 25 salariés et une centaine de consultants. L’entreprise est en pleine croissance lorsqu’en 2008, épuisée, Christine Simon fait ce qu’on appelle un burn-out. "J’étais arrivée à la fin d’un cycle. Être une femme chef d’entreprise, ce n’est pas simple. On peut connaître des déséquilibres, des problèmes de santé, un divorce mais on doit laisser ses problèmes à la porte de l’entreprise. Et comment allier la santé de l’entreprise et de l’entrepreneur? C’est difficile. Je n’ai pas pu bouger pendant un mois et demi", se souvient Christine Simon.

Des huiles salutaires

Finalement, la dirigeante prend un tournant décisif. Passionnée par les huiles essentielles, elle se forme en aromathérapie, revend sa société qu’elle accompagne durant trois ans et lance sa marque Indemne. "À l’époque, on ne parlait pas du tout des huiles essentielles." Aucune marque ne propose alors des huiles essentielles prêtes à l’emploi pour les problèmes de peau et à base d’huile végétale. Le consommateur doit préparer lui-même ses mixtures, à l’aveuglette. "Alors je me suis dit: S’il n’y en a pas, on va le faire."

C’est ainsi qu’elle lance à Toulon sa marque Indemne en 2012. "Mon objectif est de créer une marque pour dédramatiser les problèmes de peau, pour qu’on se regarde avec humour." D’où les noms décalés donnés à ses produits: Déboutonnez-moi, Libérez l’orange, Plaque-moi, Antisèche, Poil à dégratter… Et, depuis janvier 2019: "Nous sommes passés laboratoire de dermocosmétique." Indemne devient une société de "formulation" avec un vrai travail de R&D et des produits conseillés par plus d’une cinquantaine de dermatologues en France. "Nous sommes référencés dans le Vidal, avec des codes ACL de pharmacies pour nous retrouver", précise fièrement Christine Simon.

Aujourd’hui, la société compte cinq salariés, réalise 500.000 euros de chiffre d’affaires et les produits sont vendus sur Internet et dans 410 points de vente en France (pharmacies, magasins bio, instituts de beauté...), en Europe et un peu en Asie.

Equilibre entre vie pro et vie perso

Mais, comme le précise Christine Simon: "Mon objectif n’est pas de développer à outrance." Finie la course folle au chiffre d’affaires. Après deux divorces et de graves soucis de santé, Christine Simon veut se préserver. "Aujourd’hui, mon objectif de vie, c’est l’équilibre. J’ai décidé de m’occuper de moi. Marre d’aller chercher toujours le business, le chiffre d’affaires. Pour quoi faire? Avec les événements de la vie, tu te poses des questions et tu te demandes comment concilier ta vie professionnelle et personnelle. J’aime mon entreprise, c’est mon bébé, mon outil de travail, j’aime ma marque, mon équipe mais sans travailler 15 heures par jour. C’est comme une roue infernale. Je n’ai pas eu de dimanches et de week-ends pendant des années. On ne peut pas s’arrêter du jour au lendemain, l’entreprise a besoin d’un gouvernail, de quelqu’un pour donner le rythme sur la marque. On a cette difficulté constante. On cherche toujours à courir et c’est là qu’il faut rester indemne."

Christine Simon cherche alors une solution. "En juin dernier, j’en ai parlé à mes collaborateurs, j’ai proposé de faire un essai, d’organiser la semaine des quatre jours." Les salariés travaillent du lundi au jeudi, réalisent leurs 35 heures sur quatre jours au lieu de cinq. "Les collaborateurs sont autonomes. En se laissant cette bouffée d’oxygène, ça nous permet de nous ressourcer car il n’y a pas que le travail dans la vie. Il faut relativiser sur le temps de travail. Aujourd’hui, j’ai envie d’avoir du temps pour moi, j’ai repris le sport et mes études en aromathérapie." Et l’entreprise et ses salariés s’en portent mieux. Un exemple à suivre...


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