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Pour ses 100 ans, l'orfèvre et joaillier Buccellati revient s'installer à Monaco

Mis à jour le 14/08/2019 à 11:48 Publié le 14/08/2019 à 16:30

Pour ses 100 ans, l'orfèvre et joaillier Buccellati revient s'installer à Monaco

Le célèbre orfèvre et joaillier vient de rouvrir une boutique à l’Hôtel de Paris. Et propose à la clientèle locale son extraordinaire savoir-faire : une inimitable dentelle d’or

"Buccelatti et Monaco, c’est vraiment une histoire d’amour. La clientèle italienne notamment était très attirée par le joaillier. Puis la maison a fermé il y a quelque vingt-cinq ans. Alors, cette année, pour les cent ans de la maison, c’est un retour heureux."

Nicolas Arbibe, le dirigeant de Buccelatti Monaco, se réjouit d’être tout près de l’ancienne avenue des Beaux-Arts où était la boutique historique.

Dans la cour intérieure de l’Hôtel de Paris où sont rassemblées de nombreuses marques, Andrea Buccelatti, qui dirige la maison, a choisi l’emplacement. Et la boutique a ouvert le 26 avril. Le 17 juin, c’est son cousin qui est venu inaugurer la boutique. "Andrea Buccelatti dessine également des bijoux pour les clients, explique Nicolas Arbibe. Il perpétue, avec sa fille Lucrezia, l’âme et le savoir-faire de la marque. Il y a quatre générations de bijoutiers. C’est unique dans la joaillerie. Il faut avoir beaucoup de goût pour porter du Buccelatti. C’est la dernière marque qui n’est pas abîmée par le marketing."

Dentelle d’or

Chose unique également : le travail haute couture sur l’or. Toutes les pièces sont faites à la main, dans l’atelier de Milan, avec des burins de la Renaissance. L’or est modelé autour des pierres. L’objectif est de travailler l’or pour capter le plus de lumière possible. "Les bijoux sont gravés durant des heures et des heures. Le style est inimitable, inspiré des dentelles et de l’architecture des palais vénitiens. C’est mythique."

C’est muni d’une grosse loupe que l’on parvient à observer l’incroyable finesse du travail. "Il faut dix ans d’apprentissage pour qu’un artisan puisse faire ses premiers bijoux", souligne Élodie Picard, responsable de la boutique monégasque. Chaque pièce est unique. "Andrea Buccelatti identifie l’artisan en regardant chaque pièce".

Ce savoir-faire n’est évidemment pas dans la logique d’une production à grande échelle. "Quand un bijou n’est pas à la taille souhaitée, c’est impossible de satisfaire le client en un claquement de doigts, note Nicolas Arbibe. On passe donc à côté de vente régulièrement car il faut parfois des mois pour réaliser un bijou." Il faut par exemple trois mois pour une bague.

25 boutiques
à travers le monde

Impossible donc de produire en masse ; ce qui n’est pas le meilleur calcul économique. "Les Buccelatti adorent la complexité."

Orfèvre à l’origine, Buccelatti travaille également l’argent et propose des couverts, des plats, des pièces pour l’art de la table. Il y a également des animaux bluffants de réalisme jusque dans la fourrure. "Les artisans travaillent des rubans d’argent qu’ils découpent aux ciseaux pour former le poil", précise Elodie Picard.

Un style qui séduit à travers le monde : "Il y a vingt-cinq boutiques réparties aux États-Unis, en Chine, aux Émirats arabes unis, au Qatar, en Italie bien sûr, à Paris, Londres et maintenant Monaco".

Élodie Picard, responsable de la boutique Buccelatti de l’Hôtel de Paris.
Élodie Picard, responsable de la boutique Buccelatti de l’Hôtel de Paris. J.D.

Une histoire
de famille

Mario Buccellati (1891-1965), fondateur de l'entreprise familiale, ouvre sa première bijouterie à Milan, en 1919, près du théâtre de La Scala. Il utilise d'anciens outils et techniques traditionnelles pour donner vie à ses créations. Il s’inspire des joyaux de la Renaissance qu’il mêle à son goût pour l'art vénitien. Rapidement, il travaille pour diverses familles royales d'Italie, d'Espagne et d'Égypte, et a fourni des objets d'ornement au Pape et aux grands cardinaux de Rome.

En 1925, il ouvre deux autres magasins, l'un à Rome et l'autre à Florence. Puis se lance sur le marché international à New York puis Palm Beach en Floride.


À la mort de Mario Buccellati, quatre de ses cinq fils reprennent l'entreprise familiale, dont Gianmaria (1929-2015) qui prend en charge la gestion des ateliers et la création artistique et Luca qui développe le commerce international.


Andrea, fils de Gianmaria, a hérité des talents artistiques de son père et supervise toutes les étapes de création des bijoux dans les ateliers de Milan et au siège. Aujourd'hui, Andrea est président d'honneur et directeur artistique du groupe Buccellati. Il est soutenu par sa fille Lucrezia, qui vit à New York, et propose de nouvelles inspirations et tendances aux créations de la marque.

Les pièces d’orfèvrerie en argent sont également réalisées entièrement à la main.

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