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Pour Guillaume Rose, futur directeur général exécutif du Monaco Economic Board, une "Team Monaco est possible"

Mis à jour le 24/01/2019 à 11:16 Publié le 24/01/2019 à 15:30
Guillaume Rose prend les rênes du MEB le 21 mars prochain.

Guillaume Rose prend les rênes du MEB le 21 mars prochain. Photo DR

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Pour Guillaume Rose, futur directeur général exécutif du Monaco Economic Board, une "Team Monaco est possible"

L’ex-directeur de Tourisme et de Congrès deviendra directeur général exécutif du MEB le 21 mars prochain. Un nouveau challenge, dans le sillage que le président Michel Dotta a tracé

Michel Dotta l’a annoncé lundi soir, au Monte-Carlo Bay, aux 340 adhérents du Monaco Economic Board : Guillaume Rose sera officiellement directeur général exécutif du MEB à partir du 21 mars. C’est ce jour-là que la structure pilotée par son président depuis presque dix ans fêtera ses vingt ans.

On le voit: l’année 2019 marque une étape importante et Guillaume Rose est l’homme choisi pour fédérer les structures économiques, scientifiques, touristiques et de la culture. Un tout pour que Monaco, à l’international, soit, plus encore, symbole d’excellence. Guillaume Rose explique ses ambitions.

Quand commencez-vous au MEB ? Votre poste est-il une création de poste?
Il est prévu que je prenne mes fonctions à l'issue de la célébration des 20 ans du Monaco Economic Board, soit le 21 mars prochain. Il s'agit bien sûr d'un engagement à long terme et non d'une mission provisoire. Le but est de continuer à assurer la stabilité de cette institution dans la continuité de ceux qui l'ont dirigée jusqu'ici mais en lui procurant des capacités élargies. Cet élargissement ne pourra pas être réalisé en six mois, ni même en un an. Nous parlons donc bien d'une mission à long terme, à appréhender dans sa globalité et sa complexité.

>>RELIRE. Pour ses 20 ans, le Monaco Economic Board élargit son champ de compétence.

Pourquoi un directeur général au MEB?
Les équipes du MEB, dont je salue au passage l'impressionnante efficacité et le réel dévouement, ont une charge de travail dans la gestion du quotidien qui peut les ralentir dans l'indispensable réflexion stratégique permanente dont ont besoin les entreprises monégasques, immergées dans une économie mondiale toujours en mouvement. Le président Dotta a entamé ce processus par la mise en place de plusieurs cellules de réflexion grâce à des experts extérieurs de renom. Il s'agit à présent de pérenniser ce processus en l'élargissant à tous les secteurs et de mêler action et réflexion dans chacun des mouvements du MEB.

le dynamisme du meb et du gouvernement "ne sera pas perdu"

En juin 2018, le ministre d'État vous chargeait d’une mission afin de définir une stratégie commune pour tous les acteurs de Monaco à l’international. Quels sont brièvement vos constats?
J'ai eu l'occasion lors de cette mission de rencontrer l'ensemble de ceux qui créent l'image de Monaco à l'international sur les plans économique, diplomatique, touristique, culturel et scientifique. De l'immense majorité des longs entretiens que j'ai eus avec chacun est ressortie une véritable envie de travailler tous ensemble : la conviction qu’un "Team Monaco" est possible s'il est coordonné avec assez de bienveillance, en reconnaissant les efforts de chacun dans son domaine. Car bien souvent les entités ont agi de leur côté parce qu'il n'existait pas de cellule réellement polyvalente apte à écouter, comprendre et coordonner les nombreuses actions entreprises. Aujourd'hui, avec ce que le Gouvernement met en place au sein du Monaco Economic Board, ce dynamisme ne sera pas perdu, bien au contraire.

Votre nouveau poste s’inscrit-il dans la suite de l’état des lieux que vous avez établi?
Il en découle, bien évidemment. C'est une stratégie sur laquelle j'ai travaillé activement depuis plus d'un semestre, mais dont la réflexion a été nourrie tout au long des six ans que j'ai passé à la tête de ce service si transversal et si international qu'est la Direction du Tourisme et des Congrès. Les nombreuses rencontres que j'ai pu avoir durant ma récente mission, et la volonté du MEB d'évoluer, ont jeté les fondations de ce poste. À moi de bâtir son évolution.

"être un point de repères, d'échanges
et de rencontre"

La structure du MEB est-elle amenée à évoluer (dans le fond et la forme)?
Les deux entités qui composent aujourd'hui le MEB, soit Monaco Chamber of Commerce et Monaco Invest, sont appelées à rester telles qu'elles sont, tout en se développant bien sûr. Les trois principes qui animent le MEB resteront les mêmes : promouvoir les activités de Monaco à l'étranger, les investissements étrangers dans l'activité économique monégasque, et être en Principauté un point de repère, d'échanges et de rencontre pour les entreprises de la place. Du point de vue des entreprises monégasques il n'y aura aucun retour en arrière par rapport à l'existant. Toute évolution se fera en plein accord avec les grands acteurs institutionnels concernés et le Comité Directeur du MEB.

Comment pourraient se dessiner les futures missions du MEB à l’étranger?
Dans la lignée de ce qui a été accompli par Michel Dotta et sa formidable équipe ces dernières années, nous visons à travailler en entente complète avec toutes les entités monégasques opérant à l'étranger. Mais au lieu d'être au coup par coup nous visons la systématisation, ainsi que l'intégration en amont des processus de réflexion de chacun. Henri Fissore, fin connaisseur de l'international, avait initié ce mouvement il y a quelques années. Nous comptons en faire un modèle de développement pour le MEB.

Cette transversalité va-t-elle nécessiter des besoins supplémentaires?
Tout ce que j'ai exposé précédemment découle de la volonté exprimée par le Ministre d'État et le Gouvernement princier.
De la période qui commence maintenant va découler un chiffrage précis des besoins. Par ailleurs, de nombreuses sources d'optimisation budgétaire sont envisageables ; il me reviendra ; avec les équipes du MEB, de prouver que le retour sur investissement valait un éventuel supplément de moyens.

De votre côté, entre MEB et Conseil National, comment parviendrez-vous à tout mener de front?
Je souhaite en premier lieu préciser que je suis avant tout, en ma qualité de DGE du MEB, au service du Prince et de sa politique d'actions pour le développement de la Principauté.
Les conseillers nationaux ne sont pas des professionnels. Certains sont médecins, d'autres salairés ou administrateurs de sociétés. Chacun sert la Principauté à la fois par son travail et par son engagement au service de tous en siégeant au Conseil national. Je pense avoir prouvé par le passé que je ne renoncerai à aucun prix à mon engagement avec le président du Conseil national pour servir Monaco et les Monégasques. Ceux-ci l'ont compris en m'élisant à ses côtés il y a maintenant près d'un an. Je ne trahirai jamais leur confiance : je suis et reste l’un de ceux qu'ils ont choisi pour les représenter pour cinq ans. Ce nouvel emploi me permettra simplement de servir à deux titres le pays que j'aime, et je suis confiant en l'avenir pour démontrer cette conviction.


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