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Plan de restructuration à la Single Buoy Moorings Offshore: 180 emplois menacés à Monaco

Mis à jour le 23/07/2020 à 21:12 Publié le 23/07/2020 à 21:12
Trois des six entités monégasques sont concernées par le plan de restructuration.

Trois des six entités monégasques sont concernées par le plan de restructuration. Photo Cyril Dodergny

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Plan de restructuration à la Single Buoy Moorings Offshore: 180 emplois menacés à Monaco

Depuis l’annonce d’un plan de restructuration fin juin au cœur de la firme, des pourparlers sont en cours entre la direction monégasque et les délégués du personnel pour limiter la casse sociale

Après Monacair, c’est au tour de la Single Buoy Moorings Offshore – spécialisée dans les solutions d’extraction du pétrole – d’écrémer ses effectifs, dont une partie est basée à Monaco. Et il s’agit, pour l’heure, de la partie émergée de l’iceberg puisque d’autres entreprises de la Principauté ont, d’ores et déjà, engagé des plans de restructuration dans un contexte économique, on le sait, chamboulé par la crise sanitaire du Covid-19. Une décision annoncée, le 24 juin par mail, aux milliers de salariés à travers le monde.

"C’est avec un profond regret que je dois dire qu’une réduction des postes est inévitable (...) C’est ce qu’il faut pour assurer la survie de l’entreprise à long terme", écrivait alors Bruno Chabas, le P.-D.G. de SBM Offshore, après un argumentaire détaillant un contexte fragile. L’antenne du quartier de Fontvieille, où le groupe employait près de 1.000 personnes en juin, devrait payer un lourd tribut : 180 emplois sont menacés dans trois des six entités monégasques (1).

La crise, « un catalyseur »

« Le fait de devoir constamment s’adapter n’est pas quelque chose de nouveau pour l’industrie pétrolière et gazière. Mais la conjonction d’événements exceptionnels au cours de ces derniers mois – crise sanitaire du Covid-19 et la situation OPEP-Russie – a eu des conséquences sans précédent pour le marché de l’énergie, justifie le service de communication de SBM Offshore. Ce qui nécessite une accélération de notre transformation afin de rester compétitifs dans un contexte où de nombreux grands projets sont repoussés ou annulés par les grandes compagnies pétrolières, dont nos clients. »

Arguant, au passage, que la crise sanitaire a agi « comme un catalyseur », poussant le groupe à adapter sa structure pour « devenir plus compétitif ».

D’abord « choqués » par cette soudaine annonce du 24 juin, les délégués du personnel ont réagi deux jours plus tard. « Encore des incertitudes et des licenciements (2). Notre but est toujours le même : aucun départ contraint », écrivaient-ils aux salariés du groupe, prêchant logiquement pour un plan de départs volontaires. Ce à quoi la direction répondait, toujours par mail, le 1er juillet : « Les sociétés impactées feront, bien entendu, tous leurs efforts afin de favoriser les départs volontaires et les reclassements et éviter ainsi au maximum les départs contraints. »

Depuis cette communication au personnel par mails interposés, la direction monégasque et les délégués du personnel se sont mis autour de la table. Depuis le 8 juillet dernier, date à laquelle les seconds ont été informés officiellement de l’ouverture du plan, les négociations vont bon train.

« Personne ne peut assurer s’il sera menacé »

« La surprise des salariés a fait place à de l’incompréhension. SBM Offshore se fonde sur des prévisions alarmistes pour justifier ces mesures. Les salariés, représentés par leurs délégués du personnel, questionnent la portée de ces prévisions, explique Maître Delphine Frahi, avocate spécialiste en droit du travail et conseil des délégués du personnel des entités SBM Offshore à Monaco. Mais nous pouvons observer une très grande solidarité parmi le personnel, qui se dit prêt à un effort collectif significatif pour parvenir à préserver l’emploi et permettre à l’entreprise de s’adapter à un contexte sans précédent. Si les suggestions (lire ci-contre) des salariés n’étaient pas prises au sérieux, il y aurait très certainement une grogne majeure parmi le personnel car cela laisserait à penser que le groupe poursuit d’autres objectifs que la simple volonté de s’adapter à une situation inédite. »

A priori, la direction devrait, dans les jours à venir, se positionner sur ces suggestions alternatives aux licenciements. Trois sessions d’informations par écrans interposés, dont une aujourd’hui, doivent permettre aux salariés de poser leurs questions à leurs représentants. Et lever (en partie) le voile sur leur avenir. « On ne sait pas encore quelles positions [postes, ndlr] sont impactées. Du coup, personne ne peut assurer s’il sera menacé ou non », conclut un salarié, sous couvert d’anonymat.

(1) Single Buoy Moorings Bureau d’Études SAM ; Offshore Energy Development Corporation SAM ; Imodco Terminals S.A.
(2) Il y a eu deux plans de départs en 2015 et 2016.*

Des salariés prêts à baisser leurs salaires

Soucieux de "préserver l’emploi et le savoir-faire du groupe SBM Offshore", les délégués du personnel ont proposé des solutions alternatives aux licenciements. Le fruit d’une grande enquête menée, la semaine dernière, auprès du personnel pour recueillir leurs idées.

"Outre les idées d’évolution et d’adaptation de l’activité industrielle, les suggestions présentées témoignent d’une grande solidarité et d’un grand sens du collectif, loue Maître Delphine Frahi, conseil des délégués du personnel. Une des propositions massivement relayée par le personnel consiste en une baisse temporaire des rémunérations, à tous les niveaux. Il a également été proposé un recours plus important au télétravail permettant de libérer, au moins de manière temporaire, certains locaux actuellement sous-occupés. Certains salariés se sont également montrés favorables à du temps partiel, voire des congés sabbatiques, le temps de permettre au groupe d’avoir plus de visibilité."

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